En fait, techniquement, c'est faux ! la dissertation n'inclue
pas obligatoirement un plan dialectique, ce que vous nous avez ici exposé… Le plan peut être
thématique,
analytique,
dialectique, etc. Je vous conseille d'aller consulter les fiches présentes sur ce site, comme
La dissertation Littéraire, qui pourront t'aider à avancer.
Cordialement,
Zadek
Bonjour tout le monde,Voilà j'ai un petit problème pour ma dissertation(Le sujet est : Quelles sont les fonctions et les limites de textes utopiques ?) j'ai déjà fait le plan et j'ai déjà vu que ce sujet a déjà été traité mais je suis bloquée au niveau des exemples.
Mon plan serait :I] Les fonctions des textes utopiques
1) Faire rêver
2) Faire réflechir : critique de la sociétéII] Les limites
1) Contre-utopies, utopie donc le retour à la réalité est irréalisable provoque désillusion, choc du réelMerci d'avance pour votre aide
Bonne fin de journée
Le corpus :
- Marivaux, L'île des esclaves, scène 2
TRIVELIN - Ne m'interrompez point, mes enfants. Je pense donc que vous savez qui nous sommes. Quand nos pères, irrités de la cruauté de leurs maîtres, quittèrent la Grèce et vinrent s'établir ici dans le ressentiment des outrages qu'ils avaient reçus de leurs patrons, la première loi qu'ils y firent fut d'ôter la vie à tous les maîtres que le hasard ou le naufrage conduirait dans leur île, et conséquemment de rendre la liberté à tous les esclaves ; la vengeance avait dicté cette loi ; vingt ans après la raison l'abolit, et en dicta une plus douce. Nous ne nous vengeons plus de vous, nous vous corrigeons ; ce n'est plus votre vie que nous poursuivons, c'est la barbarie de vos coeurs que nous voulons détruire ; nous vous jetons dans l'esclavage pour vous rendre sensibles aux maux qu'on y éprouve ; nous vous humilions, afin que, nous trouvant superbes, vous vous reprochiez de l'avoir été. Votre esclavage, ou plutôt votre cours d'humanité, dure trois ans, au bout desquels on vous renvoie si vos maîtres sont contents de vos progrès ; et, si vous ne devenez pas meilleurs, nous vous retenons par charité pour les nouveaux malheureux que vous iriez faire encore ailleurs, et, par bonté pour vous, nous vous marions avec une de nos citoyennes. Ce sont là nos lois à cet égard, mettez à profit leur rigueur salutaire, remerciez le sort qui vous conduit ici ; il vous remet en nos mains durs, injustes et superbes ; vous voilà en mauvais état, nous entreprenons de vous guérir; vous êtes moins nos esclaves que nos malades, et nous ne prenons que trois ans pour vous rendre sains, c'est-à-dire humains, raisonnables et généreux pour toute votre vie.
Arlequin- Et le tout gratis, sans purgation, ni saignée. Peut-on de la santé à meilleur compte
Trivelin- Au reste, ne cherchez point à vous sauver de ces lieux vous le tenteriez sans succès, et vous feriez votre fortune plus mauvaise : commencez votre nouveau régime de vie par la patience.
Arlequin- Dès que c'est pour son bien, qu'il y-at-il à dire ?
- Jonathan Swift, Les voyages de Gulliver, chapitre IX :
Gulliver, parti de son Angleterre natale, a été, après diverses aventures, débarqué par son équipage mutiné dans le pays des Houyhnms,peuple de chevaux extraordinaires, doués de raison.
Les Houyhnhnms vivent la plupart soixante-dix et soixante-quinze ans, et quelques-uns quatre-vingts. Quelques semaines avant que de mourir, ils pressentent ordinairement leur fin et n’en sont point effrayés. Alors ils reçoivent les visites et les compliments de tous leurs amis, qui viennent leur souhaiter un bon voyage. Dix jours avant le décès, le futur mort, qui ne se trompe presque jamais dans son calcul, va rendre toutes les visites qu’il a reçues, porté dans une litière par ses yahous ; c’est alors qu’il prend congé dans les formes de tous ses amis et qu’il leur dit un dernier adieu en cérémonie, comme s’il quittait une contrée pour aller passer le reste de sa vie dans une autre.
Je ne veux pas oublier d’observer ici que les Houyhnhnms n’ont point de terme dans leur langue pour exprimer ce qui est mauvais, et qu’ils se servent de métaphores tirées de la difformité et des mauvaises qualités des yahous ; ainsi, lorsqu’ils veulent exprimer l’étourderie d’un domestique, la faute d’un de leurs enfants, une pierre qui leur a offensé le pied, un mauvais temps et autres choses semblables, ils ne font que dire la chose dont il s’agit, en y ajoutant simplement l’épithète de yahou. Par exemple, pour exprimer ces choses, ils diront hhhm yahou, whnaholm yahou, ynlhmnd-wihlma yahou ; et pour signifier une maison mal bâtie, ils diront ynholmhnmrohlnw yahou.
- Ray Bradbury, Fahrenheit 451 ( de "nous avons tous des mémoires photographiques" à "mais on neut pas forcer les gens à écouter)
- Huxley, Le meilleur des mondes
L'un des étudiants leva la main ; et, bien qu'il
comprît fort bien pourquoi l'on ne pouvait pas tolérer
que des gens de caste inférieure gaspillassent le
temps de la communauté avec des livres, et qu'il y
avait toujours le danger qu'ils lussent quelque chose
qui fît indésirablement « déconditionner » un de
leurs réflexes, cependant… en somme, il ne concevait
pas ce qui avait trait aux fleurs. Pourquoi se
donner la peine de rendre psychologiquement impossible
aux Deltas l'amour des fleurs ?
Patiemment, le D.I.C. donna des explications. Si
l'on faisait en sorte que les enfants se missent à hurler
à la vue d'une rose, c'était pour des raisons de haute
politique économique. Il n'y a pas si longtemps (voilà
un siècle environ), on avait conditionné les Gammas,
les Deltas, voire les Epsilons, à aimer les fleurs - les
fleurs en particulier et la nature sauvage en général.
Le but visé, c'était de faire naître en eux le désir
d'aller à la campagne chaque fois que l'occasion s'en
présentait, et de les obliger ainsi à consommer du
transport.
- Et ne consommaient-ils pas de transport ?
demanda l'étudiant.
- Si, et même en assez grande quantité, répondit
le D.I.C., mais rien de plus. Les primevères et les
paysages, fit-il observer, ont un défaut grave : ils sont
gratuits. L'amour de la nature ne fournit de travail à
nulle usine. On décida d'abolir l'amour de la nature,
du moins parmi les basses classes, d'abolir l'amour de
la nature, mais non point la tendance à consommer
du transport. Car il était essentiel, bien entendu,
qu'on continuât à aller à la campagne, même si l'on
avait cela en horreur. Le problème consistait à
trouver à la consommation du transport une raison
économiquement mieux fondée qu'une simple affection
pour les primevères et les paysages. Elle fut
dûment découverte. - Nous conditionnons les masses
à détester la campagne, dit le Directeur pour
conclure, mais simultanément nous les conditionnons
à raffoler de tous les sports en plein air. En même
temps, nous faisons le nécessaire pour que tous les
sports de plein air entraînent l'emploi d'appareils
compliqués. De sorte qu'on consomme des articles
manufacturés, aussi bien que du transport. D'où ces
secousses électriques.
- Je comprends, dit l'étudiant ; et il resta silencieux, éperdu d'admiration.
Avez-vous des exemples d'utopie et de contre utopie qui pourraient m'aider ?
Je pense que dans I] 1) faire rêver, je pourrais mettre Candide (quand il est dans l'Eldorado ?)
2) Faire réflechir : je n'ai pas d'exemples
et pour la contre utopie : il y aurait le Meilleur des mondes, Fahrenheit 451 ?
Est-ce que cela pourrait être juste ? 😐
Merci d'avance
Tes réponses conviennent.
L'eldorado fait aussi réfléchir sur les raisons de ce bonheur en société.
N'oublie pas d'utiliser les textes du corpus.
Merci Jean-Luc 😉 Je suis arrivée à avancer =)
Bonjour à tous !!!
Voilà j'ai le même sujet à traiter en dissertation : "Quelles sont les fonctions et les limites de l'utopie" …
J'ai fais un plan mais je voulais avoir votre avis :
I) Les fonctions …
a) S'évader et Réver … (L'Eldorado de Candide')
b) Une satire du présent … (Utopie de Thomas More)
c) Pousser à la réflexion … (Candide)
II) Les limites …
a) Un rêve innaxecible
b) La contre utopie … (Le meilleur des mondes de Huxley)
Il me manque encore quelques exemples de romans et je n'arrive pas à trouver une prolématique + la conclusion (qui sont liées) parce que c'est ma première dissertation.
Pourriez vous m'aider et merci d'avance =)
Bonjour Lenny,
Je commencerais par définir précisément ce qu'est l'utopie, le lieu de nulle part.
La contre-utopie ou dystopie n'est pas une limite de l'utopie, mais plutôt une fonction particulière.
Pour ta problématique, tu peux essayer : "Dans quelle mesure la fiction peut-elle se mettre au service de l'organisation de la cité ?"
Ok merci. Mais dans une dissertation il faut deux parties equilibrées ? Et comme problématique j'ai trouvé une phrase comme … Peut-on vraiment fixer les limites de l'utopie ?
Maintenant le pb c'est que mon I)b) ne marche pas … (tu l'as remarqué toi aussi :/)
Ta problématique n'englobe pas les fonctions de l'utopie.
Pour les limites, tu peux examiner
- la crédibilité de la fiction,
- l'idéal inaccessible,
- le laboratoire social a du mal à prendre en compte la liberté et la créativité humaines,
- "le mieux est l'ennemi mortel du Bien" Montesquieu.
Merci beaucoup … je vais commencer avec toutes ces informations =)
Merci encore
salut! ma professeur de français nous à donner nous aussi ce sujet là pour l'utopie, aurait tu une correction maintenant ? Et si possible pourrais tu me l'envoyé ?