J'aimerais savoir si la recherche philologique actuelle est parvenue à expliquer l'origine du morphème -i long (je ne sais pas comment on tape le signe de la longue) présent au génitif singulier des première, seconde et cinquième déclinaisons latines. Quand j'étais en fac, notre prof avait fait un rapprochement avec le sanskrit "krishi caroti" = litt. "il fait participer à la rougeur", "il fait rougir" (l'expression, je m'en souviens, avait provoqué l'hilarité des potaches dont la maturité intellectuelle était encore en gestation); c'est dire qu'on en était alors réduit aux conjectures…
Problèmes philologiques
51 réponses · Page 1 / 3
D'après la dernière référence (Michael Weiss 2009), le *-ī ne serait pas à relier aux formations cvi du sanskrit, mais à un suffixe formant des dérivés "génitivaux" (d'appartenance) sur des thématiques : vr̥ka- → vrkīḥ, rátha→ rathīḥ.
On trouve aussi cette forme en celtique (mais l'on trouve aussi, comme en vieux-latin, la désinence -osio), messapien (G. -aihi /aī/), peut-être aussi en albanais (vieux-guègue timett, *tosio-meiosi(o)-attī selon Klingenschmitt (1992), il faut un *-ī pour expliquer l'Umlaut a > e), et en tokharien (adjectifs relationnels sur noms propres et de parenté : Toch. A Kāśyapi "de Kāśyape", pācri "du père", mais ce n'est pas admis par tout le monde). Weiss signale aussi ce type de formations en vieux-slave. En tout cas, c'est dès le début une monophtongue (il est noté <i> dans les textes qui notent /ī/ issu d'une monophtongaison par <ei>. Il s'est répandu par analogie à partir de la seconde déclinaison. C'est à mon avis tout ce qu'on peut dire actuellement, la motivation pour l'innovation reste assez obscure.
On trouve aussi cette forme en celtique (mais l'on trouve aussi, comme en vieux-latin, la désinence -osio), messapien (G. -aihi /aī/), peut-être aussi en albanais (vieux-guègue timett, *tosio-meiosi(o)-attī selon Klingenschmitt (1992), il faut un *-ī pour expliquer l'Umlaut a > e), et en tokharien (adjectifs relationnels sur noms propres et de parenté : Toch. A Kāśyapi "de Kāśyape", pācri "du père", mais ce n'est pas admis par tout le monde). Weiss signale aussi ce type de formations en vieux-slave. En tout cas, c'est dès le début une monophtongue (il est noté <i> dans les textes qui notent /ī/ issu d'une monophtongaison par <ei>. Il s'est répandu par analogie à partir de la seconde déclinaison. C'est à mon avis tout ce qu'on peut dire actuellement, la motivation pour l'innovation reste assez obscure.
Merci beaucoup; d'une manière générale, la recherche dans ce domaine n'avance pas beaucoup en France, semble-t-il…
Et quoi de neuf en ce qui concerne la finale passive de 2ème personne du pluriel -mini? "De mon temps", comme on dit, on la rapprochait des terminaisons du participe passif grec, mais sans trop d'enthousiasme!
Vous êtes si vieux que cela ? 🙂
Cette hypothèse était déjà critiquée en 1909, voir https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54779235 page 552 et suivantes.
Attendons Arthur pour des nouvelles plus récentes.
Cette hypothèse était déjà critiquée en 1909, voir https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54779235 page 552 et suivantes.
Attendons Arthur pour des nouvelles plus récentes.
Mais non, c'est une façon de parler, qui amuse du reste toujours les élèves! Merci pour l'adresse.
Je cite Michael Weiss (2009:391) :
The 2nd plural ending -minī most probably derives form a reinterpretation of a periphrastic construction made up of the middle participle in the nominative masculine (and feminine) plural. Lat. sequiminī "you (pl.) follow" would then derive form an earlier *sekʷomVnoi estis comparable to a theoretical Greek collocation ἑπόμενοί ἐστε "you (pl.) are following.Rien de très convaincant donc… J'essaierai d'aller voir au moins ce que disent Philip Baldi et Oswald Panagl à ce sujet, la semaine prochaine (je ne suis pas à Ulm ces jours-ci).
[Note : This idea originates with Bopp 1820:51. Panagl (1999) suggests that the -minī forms originate not from a periphrastic construction, which would be hard to motivate, but from a reinterpretation of attributive participles.]
a. Although no 2nd plural middle forms of the verb are attested in Sabellic, it is certain that Sabellic too had a 2nd plural with an -m- in it. In Umbrian the ending of the deponent futur imperative is -mu, -mu < *-mō, e.g. persnimu (VIa 55 +), persnimu (IIa 27 +) "pray" and in Oscan the form, secondarily fitted out with a middle -r, is -mur, e.g. censamur (Lu 1.19) "consider". In Latin one solution to the creation of a distinct middle future imperative ending was to create a form on the analogy
2nd pl. act. ipv. -te : fut. act. ipv. -tō(d) ::
2nd pl. mid. ipv. -minī : fut. mid. ipv. X, X = -minō.
[Note : E.g. fruimino "enjoy" (ILLRP 517, 117 BCE, near Genoa).
This parallel suggest that the following analogy operated in Sabellic :
2nd pl. act. ipv. *-te : fut. act. ipv. -tō(d) :: 2nd pl. m.-p. ipv. *-mV : fut. mid. ipv. X, X = -mō.
For this analogy to have operated there must have been a 2nd plural medio-passive ending in -m-.
[Note : Although it is also conceivable that a theoretical *-mnōd was remade to -mōd to better match active -tōd.]
Merci de ta réponse!
J'aimerais savoir si le système verbal imperfectif/perfectif est une création "spontanée" du slave ou s'il a des fondements indo-européens. En effet, si la plupart des perfectifs sont formés par dérivation à partir de l'imperfectif : pisaty/napisaty; tchitaty/protchitaty, etc…, certains présentent une variation du radical qui pourrait être ancienne : ponimaty/poniaty, smouchtchaty/cmoutity, etc… , sans parler des verbes de mouvement indéterminés par rapport à l'imperfectif : yezdity/yekhaty, nosity/nyesti, byegaty/byejaty, etc… (Je m'en veux de ne pas avoir le courage de mettre mon clavier cyrillique en fonction, l'alphabet latin défigure la langue!!!)
Complètement béotien en la matière, j'ai naturellement essayé d'en tirer quelque chose en pensant à la signification phonétique que pourrait avoir le son i.
"J'y vas" me parait instinctif; l'usage de "i", sur les sites d'échanges linguistiques au lieu de "Hello", de "Bonjour", etc.., me surprend et m'étonne. Ferait-il référence à une siginfication phénétique absolue et sous jacente à toutes les langues parlées aujourd'hui ?
C'est ce qui m'a amené à lire l'article "y" du Littré.
La première notation est phonétique. On écrit u et prononce i, ce qui pourrait indiquer que des gens se mettent à prononcer u et que le i mouillé s'assèche, puis on invente l'y qui vient s'insérer dans le conflit du i mouillé et du i sec.
Je lis les articles de dictionnaires comme des romans et les incipit (le premier exemple) sont souvent intéressants. C'est le cas ici et la citation de La Mothe Le Vayer nous met dans un monde de bravades tout à fait réjouissant. Puis l'aventure des lettres numérales que je ne connaissais pas et toute la suite d'attrappe l'œil comme la devanture et le papillon. Le passage du son au signe et réciproquement semble déposer là ses problèmes.
"J'y vas" me parait instinctif; l'usage de "i", sur les sites d'échanges linguistiques au lieu de "Hello", de "Bonjour", etc.., me surprend et m'étonne. Ferait-il référence à une siginfication phénétique absolue et sous jacente à toutes les langues parlées aujourd'hui ?
C'est ce qui m'a amené à lire l'article "y" du Littré.
La première notation est phonétique. On écrit u et prononce i, ce qui pourrait indiquer que des gens se mettent à prononcer u et que le i mouillé s'assèche, puis on invente l'y qui vient s'insérer dans le conflit du i mouillé et du i sec.
Je lis les articles de dictionnaires comme des romans et les incipit (le premier exemple) sont souvent intéressants. C'est le cas ici et la citation de La Mothe Le Vayer nous met dans un monde de bravades tout à fait réjouissant. Puis l'aventure des lettres numérales que je ne connaissais pas et toute la suite d'attrappe l'œil comme la devanture et le papillon. Le passage du son au signe et réciproquement semble déposer là ses problèmes.
J'aimerais savoir si le système verbal imperfectif/perfectif est une création "spontanée" du slave ou s'il a des fondements indo-européens. En effet, si la plupart des perfectifs sont formés par dérivation à partir de l'imperfectif : pisaty/napisaty; tchitaty/protchitaty, etc…, certains présentent une variation du radical qui pourrait être ancienne : ponimaty/poniaty, smouchtchaty/cmoutity, etc… , sans parler des verbes de mouvement indéterminés par rapport à l'imperfectif : yezdity/yekhaty, nosity/nyesti, byegaty/byejaty, etc… (Je m'en veux de ne pas avoir le courage de mettre mon clavier cyrillique en fonction, l'alphabet latin défigure la langue!!!)Je réponds rapidement car en ce début d'année, je n'ai pas encore rapporté ici mes manuels de slave… 🙂
Ce n'est ni vraiment un héritage, ni une création spontanée… Sans entrer dans les détails, à l'exception du hittite qui n'a pas d'aoriste, il y a des différences d'aspect en indo-européen (on parle ainsi de racines duratives et de racines aoristiques), mais on ne saurait parler d'une opposition aussi saillante. Le slave n'est pas pour autant parti de nulle part, en témoigne la diversité des moyens morphologiques employés (vous avez mentionné la préverbation et quelques alternances, mais il y a aussi des suffixes - les imperfectifs en -ывать en russe - et des cas de supplétisme - класть / положить). Or les couples supplétifs que l'on peut trouver dans les autres langues indo-européennes présentent des différences d'aspect (j'ai étudié la chose en détail en grec l'an dernier, je pourrai vous retrouver des exemples), et les préverbes ne sont pas non plus sans influence sur le verbe : ils modifient son sens et sa valence (transitivité et diathèse notamment).
Merci de votre réponse, mais elle ne m'éclaire pas vraiment!
Que voulez-vous savoir précisément ? Le plus simple est de retenir que le modèle du verbe indo-européen (non-anatolien) est proche des structures du verbe grec ou indo-iranien. Donc le slave est assez marginal dans ce système.
Si vous voulez en savoir un peu plus sur la préhistoire indo-européenne du système verbal proprement dite, je ne peux dans l'immédiat que vous citer ce passage de Beekes (dans son manuel Vergelijkende taalwetenschap, 1990) qui propose rapidement quelques idées (je souligne l'idée principale ; j'espère que vous arriverez à comprendre, dites-moi si vous butez sur une phrase !) :
Si en revanche la place du hittite vous intéresse, lisez Hittite and the Indo-European Verb de Jasanoff ; sinon, à titre plus général, le manuel des études indo-européennes de Clackson a un très bon chapitre sur la morphologie verbale !
Si vous voulez en savoir un peu plus sur la préhistoire indo-européenne du système verbal proprement dite, je ne peux dans l'immédiat que vous citer ce passage de Beekes (dans son manuel Vergelijkende taalwetenschap, 1990) qui propose rapidement quelques idées (je souligne l'idée principale ; j'espère que vous arriverez à comprendre, dites-moi si vous butez sur une phrase !) :
Belangrijk is dat de (intransitieve) mediale uitgangen sterke gelijkenis vertonen met die van het perfectum. Daarbij komt dat een (actief) perfectum vaak een mediaal presens naast zich heeft, bijvoorbeeld Gr. dérkomai - dédorka "zien". Verder had het perfectum vanouds geen medium (en het intransitieve medium - per definitie - geen actief). Ook hebben beide geen oppositie primair : secundair. Ten slotte heeft het perfectum meestal intransitieve betekenis, evenals het intransitieve medium dus. Dit leidt ertoe te denken dat het (intransitieve) medium zich tot het perfectum verhield zoals het presens tot de aoristus. Men noemt het medium-perfectumsysteem dan wel "statief", omdat deze vormen een toestand aangeven. Als de oppositie tussen deze beide er een was als die tussen imperfectief en perfectief (zoals in de Slavische talen), zou het PIE werkwoord in hoofdlijnen als volgt georganiseerd geweest kunnen zijn (enkele andere punten zijn alvast verwerkt) :Et encore au-delà, il y a aussi des débats sur la nature profonde du PIE (langue "active", ergative, semi-ergative, etc.).
[les chiffres renvoient à des classes morphologiques proposées par Beekes peu avant l'extrait]
Subjectief :
- imperfectief : ath. pres. 1 -mi, perfectief : ath. aor. 2 -m, trans. med. : ath. 2-5 -mh2, opt. : ath. -ieh1m.
Objectief :
- imperfectief : them. pres. 3 -oH, perfectief : them. aor. 4 -om, trans. med. : them. 4-5 -omH2, opt. : them. -oih1-m.
Statief :
- imperfectief : instr. med. 5 -h2, perfectief : perf. 6 -h2e, trans. med. : -, opt. : ?.
De subjectieve flexie heeft geen bepaald object, de objectieve flexie heeft steeds een bepaald object (zoals in het Hongaars).
Si en revanche la place du hittite vous intéresse, lisez Hittite and the Indo-European Verb de Jasanoff ; sinon, à titre plus général, le manuel des études indo-européennes de Clackson a un très bon chapitre sur la morphologie verbale !
Merci de votre réponse. Ce que je tire comme conclusion des informations que vous m'avez transmises, c'est que dans l'ensemble, les variations morphologiques aspectuelles sont une innovation des langues slaves… C'est le constat que j'avais fait intuitivement. Il faut de plus avoir à l'esprit que l'habitude de réunir les verbes par "couples" renvoie à une schématisation grammaticale qui n'a peut-être rien à voir avec une analyse philologique rigoureuse, témoin votre exemple klasty/polojity, couple formé sur des racines différentes, et dont les sens, si j'en juge d'après les dictionnaires, sont sensiblement diversifiés, par delà les différences aspectuelles (c'est d'ailleurs là, on le sait, la véritable difficulté des langues slaves, du russe en particulier). Il se peut donc que les langues slaves, à partir d'un embryon de différenciation aspectuelle, aient systématisé la structure binaire - ou ternaire - de l'ensemble de leur système verbal.
Autre chose : je me suis toujours interrogé sur la valeur du mot aoriste, qui signifie étymologiquement "indéterminé". Comment expliquer qu'on ait nommé ainsi un temps grec exprimant une action "ponctuelle", déterminée, et qui ressemble si bien à notre "passé défini", ou au perfectif slave, pour revenir à notre discussion? Arthur, puisque tu es en ligne…
D'abord, tu n'as pas répondu à ma question sur l'aoriste! 😞
Mais j'ai une autre question concernant le russe; je me souviens avoir lu quelque part (mais où?) que le mot жена, désignant la femme (mariée) s'analysait phonologiquement [jona]. Comment se peut-il que le phonème [o] ait pu se prononcer [è]? Certes au pluriel on a жëны, mais ça n'explique pas tout!!!
Autre question, sémantique cette fois : le mot женщина, désignant la femme (en général) doit-il être considéré comme un "diminutif" de жена?
Autre chose : je me suis toujours interrogé sur la valeur du mot aoriste, qui signifie étymologiquement "indéterminé". Comment expliquer qu'on ait nommé ainsi un temps grec exprimant une action "ponctuelle", déterminée, et qui ressemble si bien à notre "passé défini", ou au perfectif slave, pour revenir à notre discussion? Arthur, puisque tu es en ligne…
D'abord, tu n'as pas répondu à ma question sur l'aoriste! 😞
Mais j'ai une autre question concernant le russe; je me souviens avoir lu quelque part (mais où?) que le mot жена, désignant la femme (mariée) s'analysait phonologiquement [jona]. Comment se peut-il que le phonème [o] ait pu se prononcer [è]? Certes au pluriel on a жëны, mais ça n'explique pas tout!!!
Autre question, sémantique cette fois : le mot женщина, désignant la femme (en général) doit-il être considéré comme un "diminutif" de жена?
Bonjour,
Cette question a été soumise sur un forum :
(en ionien-attique) "Dans les participes, la finale en -ας de l'accusatif féminin pluriel, est-elle toujours longue (au présent, à l'aoriste, comme au parfait)?"
J'aurais tendance à répondre oui : il me semble que tous les participes féminins (passifs, moyens, actifs, parfait, présent, peu importe) suivent la 1re déclinaison. Or cette finale résulte d'un plus ancien "-a-ns" : lorsque le "nu" tombe, le alpha s'allonge par compensation.
(le "-as" de la troisième déclinaison est, lui, toujours bref, est-ce exact ?)
Sauriez-vous m'apporter confirmation ?
Cette question a été soumise sur un forum :
(en ionien-attique) "Dans les participes, la finale en -ας de l'accusatif féminin pluriel, est-elle toujours longue (au présent, à l'aoriste, comme au parfait)?"
J'aurais tendance à répondre oui : il me semble que tous les participes féminins (passifs, moyens, actifs, parfait, présent, peu importe) suivent la 1re déclinaison. Or cette finale résulte d'un plus ancien "-a-ns" : lorsque le "nu" tombe, le alpha s'allonge par compensation.
(le "-as" de la troisième déclinaison est, lui, toujours bref, est-ce exact ?)
Sauriez-vous m'apporter confirmation ?
Oui.
Est-ce le même phénomène que pour l'accusatif pluriel des thèmes féminins de la première déclinaison (Chantraine, §34, p.50) ?
*h2-ns > *-āns > -ăns > -ᾱς en attique, -αις en ionien.
C'est la même chose puisque les déclinaisons des participes sont "à rapprocher des adjectifs de la 3ème classe" et que les adjectifs de la 3ème classe se déclinent au féminin selon la première déclinaison.
Ceci en attendant Arthur…
C'est la même chose puisque les déclinaisons des participes sont "à rapprocher des adjectifs de la 3ème classe" et que les adjectifs de la 3ème classe se déclinent au féminin selon la première déclinaison.
Ceci en attendant Arthur…
Merci, Anne ! 🙂
Mais je ne saisis pas cette graphie : "h2-ns". Pourriez-vous m'expliquer ?
Mais je ne saisis pas cette graphie : "h2-ns". Pourriez-vous m'expliquer ?
C'est la graphie de l'une des variantes de la sonante laryngale reconstituée par Benvéniste (?), et que l'on appelle vulgairement "schwa". Pour faire simple, on a distingué trois schwa(s) suivant la coloration que ceux-ci ont donnée à la voyelle longue résultante de leur combinaison avec la voyelle qui les précède : e long, a long, o long. Euh, ce n'est pas clair?



