Omission de l’article
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Je crois avoir déjà vu qu'il est parlé de distinguer ''école d'art'' de ''école de l'art'' quelque part dans le Bon Usage.
Le premier complément du nom, aussi appelé complément de caractérisation, ressemble beaucoup à une épithète, il pourrait être remplacé par ''artistique'', comme dans ''objet d'art'' et ''œuvre d'art''.
Le deuxième complément est appelé complément de relation, laquelle relation est très variée.
Une réponse éventuelle à la question que j'ai posée en 2013 sur ''place des arts'',
Place d'art---bâtiment artistique
Place de l'art ou place des arts---bâtiment où il est présenté l'art ou les arts.
J'espère que je ne me retire pas trop les foudres des intervenants.
J'espère que je ne me retire pas trop les foudres des intervenants.
que je ne m'attire pas
En espérant que tu
retireras quelque chose de cet échange !
Effectivement, cela m'aide à mieux comprendre cette expression. Merci, Lamaneur!
C'est exactement en essayant d'écrire, de parler, en émettant des hypothèses aux francophones d'origine que les allophones vont apprendre.
Certains compléments de caractérisation sont précédés d'un déterminant définitif, p. ex. ''garde du corps'' au lieu de ''garde de corps''. Il existe des explications très variées à cela. J'avance mon hypothèse pour ''garde du corps''--- ''Corps'' est employé au sens figuré à la différence de celui dans '' gilet de corps''.
On dira pourtant "esprit de corps" = attachement au groupe auquel on appartient.
Et là, ce n'est pas non plus le sens propre de "corps".
Ton hypothèse me semble donc fragile.
Il n'y a pas forcément d'explication valable pour tous les cas, je crois que nous en avions déjà discuté.
Oui, très difficile de s'y retrouver. L'usage est maître et la logique pas toujours apparente.
chris01 a écrit :
*Manque de rigueur
*Les flux de trésorerie
*Création de richesse
*En matière de compétitivité
*Gestion de production
*bulletin de paie
Pourquoi ils n'écrivent pas
*Manque de la rigueur
*Les flux de la trésorerie
*Création de la richesse
*En matière de la compétitivité
*Gestion de la production
On peut tout d'abord transformer ''manque de rigueur' en '' le fait de (me, te, lui…) manquer
de la rigueur. Donc ici, il s'agit d'un déterminant partitif. Par conséquent, ''manque de (de la rigueur)'' devient ''manque de rigueur''.
Pour ''création de la richesse'' et ''création de richesse'', deux francophones d'origine emploient les deux constructions dans un même article, voici le lien,
https://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/295221/creation-de-la-richesse-l-autre-versionNe peut-on dire tout simplement qu'ici les expressions proposées ne contiennent que des mots abstraits (rigueur, trésorerie, …) qui tous appellent l'article partitif ?
flux de trésorerie, gestion de production : ce n'est pas un partitif, c'est une simple préposition.
L'absence d'article marque simplement la généralité : ce peut être n'importe quelle trésorerie, n'importe quelle production.
Et la présence d'un article est possible :
flux dela trésorerie, gestion de la production : une trésorerie particulière et définie est concernée, une production particulière et définie est concernée.
Aucune trace de partitif non plus dans bulletin de paie .
On ne met pas d'article parce que le sens est très général et qu'il est inutile de préciser.
Pas d'article non plus dans pomme de terre, pour la même raison.
paulang a écrit :Ne peut-on dire tout simplement qu'ici les expressions proposées ne contiennent que des mots abstraits (rigueur, trésorerie, …) qui tous appellent l'article partitif ?
Je ne suis pas allé aussi loin. 😜
Heureusement… C'était une fausse route ! 😉
Rappelons tout de même que ce n'était pas une affirmation mais une question pour une des rares fois que je n'ai pas omis le ?. 😉
De toute façon je n'entends rien à toutes ces subtilités.
Par exemple, je lis que dans La ville de Genève serait une apposition dans laquelle de ne serait pas une préposition mais un mot explétif, mais en revanche, une préposition dans Le lac de Genève.
Comment voulez vous qu'un p'tit gars comme moi s'y retrouve dans tout ce fatras ? 😉
La ville de Genève
Genève est une ville; donc apposition, comme Verlaine dans le poète Verlaine (Verlaine est un poète).
Le de ne sert pas à introduire un complément, il n'a pas de sens en lui-même.
Le lac de Genève
Genève n'est pas un lac… Ce n'est donc pas une apposition.
"de Genève" complète le nom "lac".
Complément de nom introduit par la préposition de.
Oui, c'est la ville nommée "Genève".
Par contre, dans le second exemple, le lac appartient bien à la ville de Genève. Ce n'est pas le lac de Bâle. C'est donc bien un complément de nom.
Au demeurant, dans certaines appositions, le "de" disparaît : la place de Clichy, ou la place Clichy à Paris.
Le déterminant partitif est une fausse route, mais interpréter la relation ou l'interférence entre le complément du nom et le nom complémenté serait parmi les pistes à explorer pour comprendre l'absence du déterminant dans ce genre de constructions. Mais cette relation est généralement très variée et compliquée.
À ma connaissance, il existe , entre autres, deux relations-- (1)Le complément sert à préciser la catégorie, la qualité, le matériel, etc. du nom complémenté (2) Le nom complémenté a un verbe correspondant, alors on peut transformer la construction à l'aide de l'introducteur ''le fait de'' pour voir plus clair.
(1) p. ex., un cor de chasse, une armoire de style Louis XV, une table d'or, un adverbe de lieu.
(2)p.ex., manque d'énergie, manque de rigueur. En fait, on peut transformer ''création de richesse'' en ''le fait de créer de la richesse''. Alors, ''création de richesse'' me semble tout à fait normal. Mais les deux journalistes emploient ''création de la richesse '' dans le titre de leur article pour peut-être mettre l'accent sur le complément. 😀
''gestion de qualité'' relève du premier cas, c'est-à-dire une très bonne gestion.
''gestion de la qualité'' peut s'expliquer par '' le fait de gérer la qualité''.
''Bulletin de paie'' ressort aussi au premier cas. Il existe encore bulletin de vote, bulletin de nouvelles, bulletin d'information… Flux de trésorerie, lui aussi. On a flux d'information, flux de chaleur, flux d'énergie, etc. Le complément du nom servant à préciser la catégorie ne prend d'ordinaire pas de déterminant. Mais je ne comprends pas pourquoi il y en a un dans ''hygiène du corps'' et ''plaisirs du corps''.
Fausse route, fausse route ! Je demande à voir.
Comme vous vous en doutez je n'ai pas fait mon précédent commentaire sans rafraichir au préalable ma mémoire défaillante.
Ici
https://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-10855.php je lis que dans
vous avez du courage "du" serait un article partitif. Quelle différence avec
manquer de rigueur ? Pour moi aucune.
Le Français moyen et moyen en français, à savoir la majorité de la population ne peut rien comprendre à toutes ces complications et cela explique que, par découragement, elle baisse très tôt les bras.
Il y a une différence :
Avoir quelque chose, avoir de la rigueur, de la est un article partitif comme du dans avoir du courage.
Manquer de quelque chose, manquer de rigueur, manquer de courage, absence d'article
Merci Anne. Il me souvient maintenant que vous aviez déjà fait dans une précédente discussion une semblable explication que j'avais parfaitement comprise. Voyez ce qu'il m'en est resté. Hélas trop de choses à retenir. Pas fait pour moi.
En technique les choses sont infiniment plus simples. Deux ou trois notions de base (pas plus) bien assimilées et le reste découle sans peine par le raisonnement. En français, rien de tel. Trop de chose à emmagasiner dans le disque dur perché la haut. 😞
Bonjour,
parmi les cas où on doit omettre l article c' est devant le complément de nom introduit par la préposition de ou à.
Est que quelqu'un peut me dire pour quoi dans cette phrase ci-dessous on a écrit " de l élève" au lieu de " d'élève"
avoir le souci du bien-être de l' élève.
Cela ne concerne que l'article indéfini pluriel des et les articles partitifs.