Effectivement… on ne peut donc que conseiller d'aller aux confessions pour savoir où les points ont été perdus.
Lettres classiques au concours de l’ENS de Paris
35 réponses · Page 2 / 2
Qu'est ce que les confessions?
Entretiens entre les candidats et les examinateurs à l'issue du concours A/L (l'après-midi du jour des résultats).
Merci. Edit: Même les candidats qui n'ont pas été reçu peuvent y aller?
J'ai une autre digression , comment fait on pour assister aux oraux?
J'ai une autre digression , comment fait on pour assister aux oraux?
Oui, c'est surtout pour les admissibles qui n'ont pas intégré (mais les non-admissibles peuvent avoir des renseignements sur certaines de leurs copies d'écrit).
Les oraux sont publics, il suffit de se présenter devant les salles d'interrogation aux heures de passage. Tout est assez bien organisé par l'école… Les candidats ne peuvent s'opposer à la présence du public.
Les oraux sont publics, il suffit de se présenter devant les salles d'interrogation aux heures de passage. Tout est assez bien organisé par l'école… Les candidats ne peuvent s'opposer à la présence du public.
D'après ce que vous avez pu constater ou entendre lors de la confession, de manière générale, est-ce que l'épreuve d'histoire ancienne remonte ou baisse la note globale de l'épreuve orale?
Pensez-vous qu'il est profitable de coupler avec l'épreuve d'histoire ancienne celle de la langue ancienne dans laquelle on se sent le moins à l'aise, ou non?
Pensez-vous qu'il est profitable de coupler avec l'épreuve d'histoire ancienne celle de la langue ancienne dans laquelle on se sent le moins à l'aise, ou non?
Arthur a écrit :Les candidats ne peuvent s'opposer à la présence du public.Oui, enfin, il est tout de même plus respectueux des candidats (qui sont en général dans leurs petits souliers) de leur demander l'autorisation d'assister à leur prestation…
D'accord avec belleslettres. Je crois me rappeler, Arthur, qu'aux oraux de 2008 auxquels nous avions assisté une fille ne souhaitait pas de public…
Mais bon, il y a largement assez d'oraux pour contenter tout le monde. 😉
Mais bon, il y a largement assez d'oraux pour contenter tout le monde. 😉
Arthur a écrit :Les candidats ne peuvent s'opposer à la présence du public.Officiellement, c'est vrai. Dans les faits, les appariteurs et/ou le candidat peuvent demander gentiment au public de s'en aller si le candidat le souhaite. Certains jurys par ailleurs demandent même au candidat s'il accepte le public (ce fut mon cas pour mon oral de philosophie et pour celui d'Anglais).
Dans tous les cas, demandez au candidat, qui trouvera peut-être réconfortant de se distraire un peu quelques secondes avant l'oral fatidique (perso, j'aimais bien discuter avec le public avant/après).
Entracte ==> On ne peut pas trop savoir. Me concernant, l'Histoire Ancienne a fait baisser ma note globale (je l'avais couplée avec le latin, pour me "remonter" car je considérais - à juste titre - que j'étais meilleur en Grec), à ma grande surprise, car j'ai eu un sujet plus-bateau-tu-meurs : "La Ligue de Délos". J'ai eu l'impression de réciter le manuel (on a guère le temps de bosser autre chose que les manuels pour cette épreuve que l'on ne prépare sérieusement qu'après l'écrit). A la confession, l'examinateur m'a expliqué qu'il était historien, et qu'il ne pouvait tolérer les imprécisions que j'avais faites sur un sujet si "classique". Soit, même si je ne vois pas très bien de quoi il parlait (ah, je crois avoir dit que le phoros s'élevait au total à 80 talents, alors que c'était beaucoup moins… Enfin, je ne me souviens même plus). Donc si vous avez un sujet dit classique en HA, soyez sûrs de vous. J'ai eu aussi le MALHEUR de dire que Thasos était une cité mineure (en terme d'importance) - avouez que vous n'en avez jamais entendu parler 😜 - et il se trouve que ce monsieur était le spécialiste de Thasos en France et avait fait ses thèses dessus 😀 (boulette, quand tu nous tiens)
Donc oui, je pense qu'il est quand même préférable de la coupler avec la langue ancienne dans laquelle on est le moins à l'aie, car cela permet de mettre le coefficient "volant" sur l'autre langue ancienne dans laquelle on est sensé être très bon (si on est lettres classiques et qu'on est bon dans aucune des deux… bah faut peut-être changer d'option 😜).
Merci pour ta réponse, HugoO, je m'en vais de ce pas faire une fiche sur Thasos 😀 (dont j'ai bien entendu parler, mais très très vaguement)
Il n'y a pas d'histoire contemporaine en LC ? 😀
Nevermore a écrit :Il n'y a pas d'histoire contemporaine en LC ? 😀Dans le tronc commun si ; dans l'option, évidemment pas.
Peut-on considérer qu'il y a une prédominance du latin sur le grec, dans les épreuves notamment ?
Doit-on de fait travailler les deux de la même façon ? Un "LC" aurait-il quelques conseils à délivrer sur la spé ?
Comment s'y préparer efficacement ? Quel est le poids de la spécialité en seconde année au niveau de la charge horaire, du travail ? Comment faire afin que la spécialité ne "mange" pas l'implication dans les autres matières ?
Je ne souhaite pas vous assaillir de questions, je ne suis pas novice en la matière, mais l'influence post-rentrée m'angoisse quelque peu…
Doit-on de fait travailler les deux de la même façon ? Un "LC" aurait-il quelques conseils à délivrer sur la spé ?
Comment s'y préparer efficacement ? Quel est le poids de la spécialité en seconde année au niveau de la charge horaire, du travail ? Comment faire afin que la spécialité ne "mange" pas l'implication dans les autres matières ?
Je ne souhaite pas vous assaillir de questions, je ne suis pas novice en la matière, mais l'influence post-rentrée m'angoisse quelque peu…
Une prédominance du latin sur le grec, cela dépend dans quel sens on envisage les choses… Mais l'impression que j'ai, pour avoir passé cette année les écrits et les oraux, c'est que les deux langues ne sont pas notées de la même manière en effet ; j'ai été surprise de la sévérité pour le latin et inversement de l'indulgence de la notation pour le grec. Par la suite des professeurs m'ont confirmé que c'était une tendance générale…
Donc s'efforcer de progresser en grec est à coup sûr une bonne idée, tout en gardant à l'esprit que l'on attendra beaucoup de toi en latin.
A l'écrit, toutes les matières ont le même coefficient (3). Pour l'oral, il faut choisir (lors de l'inscription en janvier) quelle langue ancienne on décide de coupler avec l'histoire ancienne (et qui pèsera donc moins lourd dans la moyenne). J'ai l'impression que la plupart des élèves Lettres Classiques choisissent le latin, probablement pour la raison ci-dessus, mais bien sûr c'est à toi de voir où tu es la plus forte. Ce couple langue+histoire est l'enseignement de spécialité, donc nécessairement coefficient 3 à l'oral, alors que les autres matières sont coefficient 2. Parallèlement à cela on choisit encore une matière qui sera coefficient 3, et c'est là que les LC sont généralement bien inspirés de choisir le grec…
Enfin, pour ce qui est de la charge horaire, cette année j'avais 4 heures de latin, 4 heures de grec, et 1 heure de thème latin (nous n'en avons fait qu'en khâgne). J'imagine que c'est à peu près comparable ailleurs…
J'espère t'avoir un peu éclairée ; bon courage à toi 😉
Donc s'efforcer de progresser en grec est à coup sûr une bonne idée, tout en gardant à l'esprit que l'on attendra beaucoup de toi en latin.
A l'écrit, toutes les matières ont le même coefficient (3). Pour l'oral, il faut choisir (lors de l'inscription en janvier) quelle langue ancienne on décide de coupler avec l'histoire ancienne (et qui pèsera donc moins lourd dans la moyenne). J'ai l'impression que la plupart des élèves Lettres Classiques choisissent le latin, probablement pour la raison ci-dessus, mais bien sûr c'est à toi de voir où tu es la plus forte. Ce couple langue+histoire est l'enseignement de spécialité, donc nécessairement coefficient 3 à l'oral, alors que les autres matières sont coefficient 2. Parallèlement à cela on choisit encore une matière qui sera coefficient 3, et c'est là que les LC sont généralement bien inspirés de choisir le grec…
Enfin, pour ce qui est de la charge horaire, cette année j'avais 4 heures de latin, 4 heures de grec, et 1 heure de thème latin (nous n'en avons fait qu'en khâgne). J'imagine que c'est à peu près comparable ailleurs…
J'espère t'avoir un peu éclairée ; bon courage à toi 😉
L'oral de langue ancienne de spécialité (couplée avec l'interrogation supplémentaire d'histoire ancienne) est censé être d'un niveau supérieur à celui de tronc commun. Si la majorité des élèves choisit le latin comme spécialité et le grec comme tronc commun, il est donc normal qu'elle perçoive l'oral de latin comme plus discriminant. En contrepartie, l'oral de spécialité ne compte que pour 1,5 (+ 1,5 d'histoire ancienne), l'oral de tronc commun plus facile pour 2 (ou 3 si vous choisissez de le renforcer).
A l'écrit, à cause du thème latin, il n'y a pas le choix de l'option ; par conséquent l'épreuve écrite de latin est également plus difficile que celle de grec, en tronc commun.
Avec 4h de seconde langue ancienne, 1h de thème latin et 2 ou 3h (selon les lycées) d'histoire ancienne, et les colles correspondantes, la spécialité lettres classiques est clairement la plus lourde en charge horaire. Mais si vous avez bien travaillé les deux langues en hypokhâgne, cela ne doit pas poser de grands problèmes en hypokhâgne, il s'agira essentiellement de consolider et d'entretenir ses apprentissages, et d'acquérir plus d'expérience au fil des textes. La pratique du thème et de la langue homérique sont en revanche plus nouvelles, en général, accordez-y donc une attention particulière.
Quant à l'histoire ancienne, les deux programmes d'histoire grecque et romaine sont très lourds, en plus des deux programmes d'histoire contemporaine. Et un même niveau d'érudition est attendu à l'oral. Il faut donc là encore travailler régulièrement et ne pas se contenter du cours, mais apprendre les manuels de base, et si possible lire quelques ouvrages pour aller au-delà.
A l'écrit, à cause du thème latin, il n'y a pas le choix de l'option ; par conséquent l'épreuve écrite de latin est également plus difficile que celle de grec, en tronc commun.
Avec 4h de seconde langue ancienne, 1h de thème latin et 2 ou 3h (selon les lycées) d'histoire ancienne, et les colles correspondantes, la spécialité lettres classiques est clairement la plus lourde en charge horaire. Mais si vous avez bien travaillé les deux langues en hypokhâgne, cela ne doit pas poser de grands problèmes en hypokhâgne, il s'agira essentiellement de consolider et d'entretenir ses apprentissages, et d'acquérir plus d'expérience au fil des textes. La pratique du thème et de la langue homérique sont en revanche plus nouvelles, en général, accordez-y donc une attention particulière.
Quant à l'histoire ancienne, les deux programmes d'histoire grecque et romaine sont très lourds, en plus des deux programmes d'histoire contemporaine. Et un même niveau d'érudition est attendu à l'oral. Il faut donc là encore travailler régulièrement et ne pas se contenter du cours, mais apprendre les manuels de base, et si possible lire quelques ouvrages pour aller au-delà.