L’inversion dans les propositions subordonnées

Langue française

6 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Salut,
Voici, à nouveaux, deux phrases qui m'intriguent, tirées de Grammaire méthodique du français:
1-La voiture que conduisait le pilote finlandais a été déclassée.
2-La voiture que conduisait vers la ligne de départ le pilote finlandais a été déclassée.
Selon ce livre, la première phrase est correcte, alors que la deuxième de l'est pas. Est-ce dû au fait que LE PILOTE FINLANDAIS est très loin de son verbe?
Merci
Il vaut mieux en effet que le sujet inversé suive directement le verbe ou en soit peu éloigné, mais la deuxième phrase n'est pas vraiment incorrecte.
Je ne sais si Jehan t'a recommandé "Le bon usage", de Jules Grévisse (éd. Duculot); c'est une grammaire qui montre à quel point la norme peut être parfois difficile à fixer, tant les usages varient d'un auteur à l'autre, et qui est une mine pour celui qui veut connaître les richesses du français…
Bonsoir,

Je ne la trouve pas incorrecte cette deuxième phrase. L'accord de « déclassée » reste obligatoire…

Des virgules, peut-être :
- La voiture, que conduisait vers la ligne de départ le pilote finlandais, a été déclassée.

Muriel
Salut,
En fait, il y a une astérique à côté de la deuxième phrase, moi aussi je la trouve correcte si l'on écrit:
La voiture que conduisait, vers la ligne de départ, le pilote finlandais a été déclassée. Voilà pourquoi j'ai posé cette question
Merci
Bonsoir…

Je vois que tu as réussi à trouver la dernière édition de la grammaire Riegel. Tes phrases exemples sont tirées de la p. 255, qui traite de l'inversion dans les propositions subordonnées.
Il y est écrit : "Seule l'inversion nominale y est possible, à la condition toutefois que le verbe n'ait pas d'objet ou d'attribut postposé qui le séparent du sujet postposé."

La phrase 1c que tu cites est bien précédée d'un astérisque, mais cet astérisque est lui-même précédé d'un point d'interrogation.
Ce qui semble vouloir dire que pour les auteurs l'incorrection de cette phrase n'est pas indiscutable. Il y a bien un complément ("vers la ligne de départ" ) entre le verbe et le sujet, mais on ne peut vraiment considérer ce complément comme un "objet" du verbe.

Riegel semble donc en fait considérer cette phrase admissible, mais "à la limite" du correct.
Merci beaucoup Jehan pour cet éclaircissement.
J'ai trouvé la 3ème édition seulement. les deux phrases sont citées à la page 136.
C'est un vraiment un livre très intéressant que je lis avec beaucoup d'attention.
Merci