Bonjour,
J'aimerais énormément trouver quelqu'un qui puisse m'aider car j'ai quelques questions qui me tracassent l'esprit :
- Quelles rares occasions permettent à Primo Levi de retrouver son humanité en échappant à sa condition ?
- Quels rituels règlent la vie du camp et qu'ils ont tous pour fonction d'anéantir toute dignité humaine ?
- Le témoignage de Primo Levi n'est pas seulement individuel mais aussi collectif (de quelles communautés parle-t-il ? de quels autres personnages évoque-t-il le sort ?)
Merci encore
je m'excuse de venir vous déranger vraiment mais… J'aurai besoin infiniment de l'aide de certains internautes ici présent pour pouvoir me donner un sérieux coup de pouce pour mon questionnaire de Primo Levi, je dois le rendre pour mercredi et je n'ai pas pu lire le livre intégralement ,Croyez en ma bonne foi, je ne viens pas ici pour qu'on me fasse tous mes devoirs…
j'ai su répondre à quelques questions, il m'en reste 10 sur lesquelles je bloque…
1) A quelles souffrances sont soumis les prisonniers ?
2) Quelles classifications l'auteur présente t'il a propos des prisonniers ?
3) Quelles sont les relations entre les prisonniers juifs et les allemands?
4) Quel élément ont aidé l'auteur a s'en sortir vivant?
5) Citez des exemples du caractère arbitraire du lager?
6) A quels moments les prisonniers écoutent ils de la musique ?
7) Quelles sont relations entre les prisonniers ?
8) Quelles relation l'auteur a t'il entretenu avec alberto?
9) Pourquoi l'ouvrier Lorenzo a eu une grande importance pour l'auteur?
10) Expliquez le titre du livre
Bonjour, nicole.
À quel niveau te bloques-tu?
Les questions sont parfaitement compréhensibles et les réponses majoritairement évidentes pour qqun qui a lu ce livre!
je ne l'ai pas lu integralment je l'ai dit au debut
Tu ne cherches donc pas de l'aide, mais des gens qui ont lu le livre que tu aurais dû lire pour répondre aux questions à ta place.
C'est un peu…..excessif, non?
Bonjour
Je viens de m'inscrire sur le site car ai un travail de dissertation littéraire à faire.
Le sujet : « La notion d’humanité a-t-elle encore un sens dans Si c’est un homme ou est-elle complétement anéantie, phagocytée par le mécanisme de déshumanisation »
J'ai déjà beaucoup développée le processus de déshumanisation, donc cela ne me pose pas de problème.
Cependant, pour la notion d'humanité, je bloque un peu.
Voilà ce que j'ai déjà écrit
Le système nazi, dans le camp, vise à effacer toute trace d’individualité et d’humanité chez les prisonniers. Cela commence par le tatouage puis la tonte des détenus. Jour après jour, le processus de déshumanisation est mis en place par le travail, la faim, le froid. Les prisonniers en oublient les gestes humains quotidiens. Cependant, les détenus, en mettant en place des rituels de survie essaient de contrer les effets de cette déshumanisation organisée par les nazis.
Certains prisonniers refusent de se laisser abattre et luttent pour survivre et garder leur part d’humanité. C’est le cas de Steinlauf : « (…) c’est justement, disait-il, parce que le Lager est une monstrueuse machine à fabriquer des bêtes, que nous ne devons pas devenir des bêtes ; puisque même ici il est possible de survivre, nous devons vouloir survivre, pour raconter, pour témoigner ; et pour vivre, il est important de sauver au moins l’ossature, la charpente, la forme de la civilisation. » ( Chapitre 3 page 57 ) A travers ses paroles, Steinlauf refuse et résiste au système concentrationnaire.
En entretenant des liens d’amitié, notamment avec Alberto, Primo Levi tente de garder cette humanité dans le Lager ( Chapitre 5 page 85 )
Néanmoins, les détenus qui arrivent à rester « humains » dans le système concentrationnaires sont ceux qui font preuve de bonté, comme Lorenzo : « (…) je crois que c’est justement à Lorenzo que je dois d’être encore vivant aujourd’hui, non pas tant pour son aide matérielle que pour m’avoir constamment rappelé, par sa présence, par sa façon si simple et facile d’être bon, qu’il existait encore, en dehors du nôtre, un monde juste (…) comme une lointaine possibilité de bonté, pour laquelle il valait la peine de se conserver vivant » ( Chapitre 12 page 189 )
Lorenzo est un civil. Il est l’incarnation de la bienveillance et du souci de l’autre.
« Les personnages de ce récit ne sont pas des hommes. Leur humanité est morte, ou eux-mêmes l’ont ensevelie sous l’offense subie ou infligée à autrui (…) Mais Lorenzo était un homme : son humanité était pure et intacte (…) C’est à Lorenzo que je dois de n’avoir pas oublié que moi aussi j’étais un homme » ( Chapitre 12 page 190 )
J'ai essayé de donner des exemples, cependant, je bloque un peu et ne sais que rajouter comme exemple de notion d'humanité. Je voulais aussi parler de l'aide et de la solidarité entre les prisonniers à la fin de l'histoire, lorsque les SS quittent le camp mais je ne suis pas sûre.
Si quelqu'un pouvait m'aider ce serait top ! 🙂
Merci
Pense aussi au "Chant d'Ulysse".
J'ai effectivement rajouter le personnage de Jean le Pikolo pour parler de la notion d'humanité.
Le chant d'Ulysse renvoit au voyage et à la notion d'humanité c'est cela ?
Avec Jean, Primo Levi va vivre un moment d’humanité retrouvée en lui récitant les vers du chant d’Ulysse : « Considérez quelle est votre origine : Vous n’avez pas été faits pour vivre comme brutes. Mais pour ensuivre et science et vertu » ( Chapitre 11 page 176. Traduction ) Ce voyage de Primo Levi et de Jean est non seulement le chemin pour aller chercher leur soupe, mais aussi un voyage dans leur mémoire et leurs souvenirs car retrouver sa mémoire le fait sentir plus humain.
Voici ma conclusion
La notion d’humanité peut être encore significative dans ce système concentrationnaire. Malgré le processus de déshumanisation, c’est en refusant de devenir une bête, de lutter contre ces horreurs que les détenus ont une chance de rester des hommes. C’est dans la solidarité et l’entraide que les prisonniers gardent leur caractère humain.
Cependant je ne sais comment conclure cette dissertation. J'aimerai dire que c'est dans la tête que les hommes peuvent garder cette humanité mais je ne sais comment m'exprimer. Et j'aimerai dire qu'il y a quand même une notion d'humanité mais par pour tous les prisonniers.. Je ne sais comment l'exprimer correctement. Pouvez vous m'y aider ?
J'ai immédiatement pensé au passage concernant ces vers de Dante qui reviennent à Primo Levi, en compagnie de Jean le Pikolo (dont le fils, d'ailleurs, est toujours pharmacien dans notre petite ville), comme la capacité d'évasion et de voyage grâce à la mémoire et à la vie intellectuelle, inatteignable et inaltérable malgré la déshumanisation physique.
Le propre de l'homme est de vivre intellectuellement : la survie de Primo Levi est due en grande partie à sa résistance mentale, la force de son humanité résidant dans la force de sa mémoire, celle permettant de se souvenir (de Dante par exemple), et la volonté farouche de se souvenir du camp pour témoigner.