Analyse logique d’une phrase
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Oui, le second il est en fait un il impersonnel.
Il n'en échappe = Il n'échappe des principes = Des principes nous échappent.
Jean-Luc a écrit :
[…]"Il" désigne un principe de l'esprit de finesse. […]
Jehan a écrit :
Oui, le second il est en fait un il impersonnel. […]
Je m'embrouille toujours… mais, à force de lire, je vais essayer de comprendre.
Grand merci, Jean-Luc et Jehan.
Amicalement.
bonjour à tous , ayant manqué un cours sur l'analyse logique des phrases j'aurais aimé avoir un peu d'aide pour l'une des phrases que je dois analysé car elle me pose problème 😞 .
la phrase est la suivante : son père était changeur d'or ;sa mère était l'unique enfant d'un marchand de jade qui lui avait légué ses biens en la maudissant, parce qu'elle n’était pas un fils.
je n'arrive pas à savoir si c'est une phrase complexe par juxtaposition ou par subordination ou encore si ça peut être les deux à la fois … car par rapport à la ponctuation j'aurais tendance à dire par juxtaposition mais il y a aussi deux subordonnées alors je ne sais pas …
Juxtaposition d'une indépendante et d'une principale avec ses subordonnées.
très bien merci . 🙂
Bonsoir,
Je bute sur l'analyse d'une phrase:
Ce n'est qu'une fois qu'il est parti que je me suis décidé à te voir.
Je n'ai pas l'impression qu'il s'agisse d'une mise en relief; par conséquent, je n'arrive pas à analyser le dernier "que" (que je me suis…).
Pouvez-vous m'aider? 🙂
Ce n'est qu'une fois qu'il est parti que je me suis décidé à te voir. = C'est une fois qu'il est parti que je me suis décidé à te voir. = je me suis décidé à te voir une fois qu'il est parti.
je me suis décidé à te voir semble donc être la proposition principale.
une fois qu'il est parti serait complément de temps.
qu'il est parti serait une complétive
Ce n'est qu' serait un présentatif additionné d'un n' explétif.
Je conclus donc que le que ne remplit aucun rôle. Peut-être une partie de gallicisme.
Ne tenir aucun compte de cette analyse. C'est l'essai d'un individu qui ne comprend strictement rien à ce domaine.
Oui, Paulang. Juste une question de vocabulaire…
Ce n'est qu'une fois qu'il est parti que je me suis décidé à te voir.
- Suppression de la locution restrictive ne que : C'est une fois qu'il est parti que je me suis décidé à te voir.
- Remplacement de la locution conjonctive une fois que par une conjonction : C'est quand il est parti que je me suis décidé à te voir.
Il s'agit bien d'une mise en relief : je me suis décidé à te voir quand il est parti.
Ne me dites pas que je progresse, je finirais par le croire et à mon âge ce pourrait être fatal. 🙂
Plaisanterie mise à part :
- Doit-on déduire que le présentatif est toute l'expression Ce n'est qu'une fois Qu' ?
- Y a-t-il une différence entre locution restrictive et le ne explétif que j'ai vu même si le que associé m'indisposait, je dois l'avouer ?
Non, le présentatif mettant en relief est seulement C(e) est…. que.
Ce n'est qu'une fois qu'il est parti que je me suis décidé à te voir.
Pour le temps, j'aurais plutôt écrit au passé surcomposé (une fois qu'il a été parti) : antériorité par rapport au passé composé "je me suis décidé".
Plus exactement, la mise en relief se fait au moyen du présentatif c’est et d’un pronom relatif, qui pour le sujet : C’est Pierre qui … et que pour les autres fonctions, ici un CC de temps. Mais on ne les analyse pas séparément.
Dans la locution restrictive ne … que, ne n’est pas explétif, même s’il est souvent omis en langage relâché : Pierre n’aime que Marie vs Pierre aime que Marie.
Bonjour à tous :
Dans la phrase suivante :
"Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour",
A-t-on bien l'enchaînement syntaxique fonctionnel suivant :
Adresse (ou apostrophe ??)
Sujet
verbe pronominalisé (quelle est le fonction de "me" ? cod ?)
COD (mourir)
d'amour (attribut du COD ou cos ?)
Pensez-vous que l'on puisse penser que Molière fasse à travers le maître de philosophie une parodie ou caricature d'une certaine poésie aux inversions parfois outrancières ? ou bien simplement prend-il Monsieur Jourdain au mot, qui lui dit qu'il ne veut "que ces mots-là" ?
Je vous remercie pour vos éclaircissements.
"Pensez-vous que l'on puisse penser que Molière fasse à travers le maître de philosophie une parodie ou caricature d'une certaine poésie aux inversions parfois outrancières ? ou bien simplement prend-il Monsieur Jourdain au mot, qui lui dit qu'il ne veut "que ces mots-là" ?"
Il fait la caricature de la préciosité de langage qu'il juge ridicule.
Bonjour.
Belle Marquise : apostrophe
vos beaux yeux : sujet
me : COD de "font mourir"; font mourir (= tuent)
d'amour = C de cause de "mourir"
Merci.
Mais peut-on considérer que toutes les inversions proposées par Molière dans la bouche du Maître de Philosophie soient syntaxiquement recevable ? Qu'elles soient grotesques nous sommes tous d'accord pour le dire, mais sont-elles foncièrement incorrecte d'un point de vue syntaxique ?
Je vous les rappelle ici :
Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour.
D’amour mourir me font, belle Marquise, vos beaux yeux.
Vos yeux beaux d’amour me font, belle Marquise, mourir.
Mourir vos beaux yeux, belle Marquise, d’amour me font.
Me font vos yeux beaux mourir, belle Marquise, d’amour.
Merci
La structure factitive "font mourir" ne s'inverse pas.
Donc, "mourir me font" n'est pas recevable.
Et on ne peut pas à plus forte raison en séparer les termes, comme dans la dernière phrase, et les placer en ordre inversé au début et la fin de la phrase, comme dans la quatrième phrase.
Il me semble que cela tombe sous le sens.
La phrase débutant par "Vos beaux yeux d'amour" change de sens, "d'amour" devenant un complément du nom "yeux". Et l'on ne peut évidemment pas intercaler une apostrophe en scindant les deux termes de la structure factitive.
Merci pour ta réponse Jehan. Irrecevable syntaxiquement donc.
Je ne connaissais pas la notion de "factitif".
Pour une information plus détaillée à propos de cette notion, voir cet exposé de Edy :
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/11075-faire-infinitif-expose.htmlBonsoir!
J'ai plusieurs questions à vous poser relatives à la construction d'une subordonnée avec "ce que".
1-Je me demande ce qu'il fait
==>"Ce" suivi du pronom relatif "que" ou pronom interrogatif indirect "ce que"?
2-Je profite de ce que tu es là.
==>"de ce que"=locution conjonctive?
3-Je me moque de ce que tu dis.
Même construction que la phrase numéro 2, mais "Ce" suivi du pronom relatif "que"? Comment faire la différence entre la 2 et la 3?
Merci!
1) Subordonnée interrogative indirecte introduite pas le pronom interrogatif ce que.
2) Subordonnée conjonctive introduite pas la locution ce que.
3) Subordonnée relative indéfinie introduite par le relatif ce que.
Que assure une fonction dans la relative. On peut "dérelativiser" : Tu dis cela. Je me moque de cela.
Ce n'est pas possible avec la phrase 2.
Elles sont toutes COI du verbe de la principale.