merci a vous tous
alors la proposition relative est "quelle que soit l'heure" relative indéfinie sans antécédent
et le pronom relatif ? c'est quelle que
sa fonction? attribut
et puis la fonction de toute la relative? C.C.T
Je regrette, mais je crois que l'analyse est encore quelque peu erronée.
Prenons donc ton exemple :
Quelle que soit l'heure,… je viendrai à ton secours (par exemple)
Quelle que = n'importe quelle heure qu'il soit.
Certains disent effectivement qu'il s'agit d'une subordonnée relative indéfinie d'opposition.
La nature de quelle combiné avec que = n'importe quelle est adjectif indéfini, sa fonction est celle d'un déterminant du nom (ici heure).
Quelle…que n'est pas un pronom relatif. A la limite on peut seulement considérer que comme tel.
La proposition subordonnée relative indéfinie d'opposition doit être analysée comme une subordonnée conjonctive, elle est construite sans antécédent, la principale étant je viendrai à ton secours.
Quant à la fonction, pour moi, c'est un complément d'opposition (ou de concession)
Attendons d'autres avis.
Quelle que soit l'heure, (appelle-moi.)
Elle n'est pas une subordonnée relative (sans antécédent).
Selon Grevisse, ''cet usage apparaît surtout dans les tours figés ou dans la langue littéraire. La langue ordinaire préfère le pronom avec antécédent,
celui qui, là où, etc.''
''Quiconque, qui, que, quoi, où'' peuvent l'introduire. L'antécédent n'est pas présent, mais c'est seulement une omission. Mais pour ''Quelle que soit l'heure'', l'antécédent n'existe même pas. Elle est une subordonnée conjonctive, tout simplement.
Quelque déception qu'elle ait, elle restera imperturbable
Quelque déception qu'elle ait, elle la cachera.
Dans la première phrase, ''Quelque déception qu'elle ait'' est une subordonnée conjonctive, et cela n'empêche pas que cette même construction soit une relative (si l'on pousse un peu plus loin l'analyse) dans la deuxième, car la principale est différente.
Dans la deuxième phrase, ''cacher'' demande une syntagme nominal, pas une subordonnée conjonctive.
Mais pour ''Quelle que soit l'heure'', l'antécédent n'existe même pas. Elle est une subordonnée conjonctive, tout simplement.
Ce n'est pas l'avis de Riegel. C'est une relative particulière.
L'antécédent est l'adjectif indéfini
quelle, le pronom relatif
que a ici une fonction attribut (attribut du sujet inversé "l'heure") et la relative elle-même a un sens concessif.
Un adjectif nominalisé peut être un antécédent. ex. La belle qui se tient devant la porte s'appelle Pauline.
Un adjectif ''normal'' tel que ''quelle'' est pris comme antécédent, c'est très particulier.
autre ex. Aussi prudent que soit ce soldat, il ne pourra pas l'emporter sur son adversaire.
La structure de la première partie de cette phrase ressemble beaucoup à celle de '' quelle que soit l'heure'', mais on ne peut pas la considérer comme relative.
Un adjectif ''normal'' tel que ''quelle'' est pris comme antécédent, c'est très particulier.
C'est vrai, c'est particulier. Mais cela existe bien.
Ces
adjectifs sont exclusivement des antécédents du pronom relatif
que, et ce pronom relatif a alors une fonction d'attribut dans la
relative.
Quelques exemples donnés par Riegel :
Insenséque je suis, que fais-je ici moi-même ? (Musset)
Elle lui faisait confiance, incapablequ'elle le sentait d'être déloyal.Si étrangeque cela paraisse, je ne me suis aperçu de rien.Pour grandsque soient les rois, ils sont ce que nous sommes… (Racine)
Pour ce qui est des deux derniers exemples, on peut citer Grevisse.
Il s'agit bien de relatives à l'origine, mais elles ne sont plus senties comme telles, et la nuance concessive qu'elles expriment peut les faire classer parmi les conjonctives.
Un statut ambigu, dirons-nous.
Quand les propositions concessives expriment un aspect indéfini, variable en degré ou en nature, un terme appartenant à ces propositions est détaché en tête de la proposition et rappelé par que ; celui-ci n’étant plus senti aujourd’hui comme un pronom relatif, il ne paraît pas illégitime de ranger ces propositions parmi les conjonctives.
1.Insensé que je suis, que fais-je ici moi-même ? (Musset)
2.Elle lui faisait confiance, incapable qu'elle le sentait d'être déloyal.
3.Si étrange que cela paraisse, je ne me suis aperçu de rien.
4.Pour grands que soient les rois, ils sont ce que nous sommes… (Racine)
Cela dépend aussi de notre interprétation du mot ''antécédent''. Si l'on pense qu'il sert de pont de communication entre les deux propositions, il occupe forcément une fonction dans la principale. En apparence, cela ne pose pas de problème dans les phrases 1 et 4, car le sujet des deux propositions de chaque phrase est le même.
Dans la phrase 2, le ''sujet'' de ''incapable'' est ''le'' dans la subordonnée (qu'elle sentait lui incapable d'être déloyal ), mais le sujet de la principale est ''elle'', comment définir la fonction de cet antécédent dans la principale?
La même incohérence dans la phrase 3.
Si l'antécédent n'occupe aucune fonction dans la principale, mieux vaut considérer la subordonné comme conjonctive.
Cela dépend aussi de notre interprétation du mot ''antécédent''. Si l'on pense qu'il sert de pont de communication entre les deux propositions, il occupe forcément une fonction dans la principale
Ce qui sert de "pont", ce n'est pas l'antécédent (qui vient avant) mais le pronom relatif (qui met en relation).
Cet antécédent n'a pas forcément de fonction dans une principale.
Quelle est la fonction de l'antécédent "homme" dans le titre "
L'homme qui rit" de Hugo ?
Dans la phrase 2, le ''sujet'' de ''incapable'' est ''le'' dans la subordonnée.
Drôle d'analyse…
Dans "
Elle le sentait incapable", "incapable" est attribut du pronom COD "le".
Et dans la phrase avec relative, cet attribut du COD est le pronom relatif
qu'.
Ce qui sert de "pont", ce n'est pas l'antécédent (qui vient avant) mais le pronom relatif (qui met en relation).
Si l'on reconnaît l'existence de ce ''pont'', il est composé de deux parties, l'une appartenant à la subordonnée (que), l'autre à la principale ( l'antécédent).
Cet antécédent n'a pas forcément de fonction dans une principale.
Quelle est la fonction de l'antécédent "homme" dans le titre "L'homme qui rit" de Hugo ?
"L'homme qui rit" n'est pas une phrase.
Dans "Elle le sentait incapable", "incapable" est attribut du pronom COD "le".
"incapable" est attribut du pronom COD "le", alors ''le'' est le ''sujet'', autrement dit le ''noyau'', de "incapable".
"L'homme qui rit" n'est pas une phrase.
Cela n'empêche pas "l'homme" d'être un antécédent, et cela n'empêche pas non plus "qui rit" d'être une relative. Qui se passe de principale.
alors ''le'' est le ''sujet'', autrement dit le ''noyau'', de "incapable".
Oui, le
noyau, d'accord. Mais ce terme n'équivaut pas au terme "sujet".
"le" a ici la fonction COD, pas la fonction sujet.
(Petite info pratique : pour citer des passages d'un autre message, plutôt que d'écrire en gras, il est plus commode d'utiliser l'icône adéquate :
«» 😉 )
Mon observation est que dans une phrase complexe composée d'une principale et d'une relative (hormis la construction ''adjectif que sujet verbe, sujet verbe''), l'antécédent occupe sûrement une fonction dans la principale. Et tu donnes un syntagme nominal comme contre-exemple.
3. Si étrange que cela paraisse, je ne me suis aperçu de rien.
Si on supprime la relative, on obtient quelque chose comme :
Etrange, je ne me suis aperçu de rien.
L'adverbe
étrange, qui ne fait que souligner l'opinion du locuteur, n'a pas de fonction dans la phrase.
Les relatives constituantes d'une expression concessive
Ces relatives font partie d'un syntagme circonstanciel. Elles sont au subjonctif et spécialisées dans le sens concessif induit pas l'opposition argumentative entre le syntagme ainsi formé et la proposition principale.
Mentionnons ici pour mémoire les relatives à structure attributives de sens concessif, du type quel que, ou si…, aussi…, quelque…, tout…, ou encore pour… que.
Riegel, p. 821
Comme je l'ai déjà dit, question d'école !
Il chanta une mélodie de Chopin alors que le public souhaitait qu’il chantât un air de Rossini.
Analyse:
3 propositions (une principale, une subordonnée et une complétive)
"il chanta une mélodie de Chopin" proposition principale au passé simple
"alors que le public souhaitait" proposition subordonnée relative temporelle introduite par la conjonction de subordination "alors que" . temps imparfait.
"qu'il chantât sur un air de Rossini.": proposition subordonnée complétive de la proposition subordonnée précédente. Temps subjonctif imparfait.
"alors que le public souhaitait" proposition subordonnée conjonctive introduite par la locution alors que, marquant l'opposition.
Bonjour à tous!
J'ai une phrase à analyser mais plus je travaille dessus et plus je m'embrouille. La voici:
Et c'est alors que je m'aperçus de l'avantage qu'il y a à être un homme nouveau, et un homme seul, fort peu marié, sans enfant, presque sans ancêtres, Ulysse sans autre Ithaque qu'intérieure.
Donc j'ai bien vu que le "problème" de la phrase venait des propositions subordonnées et c'est donc cela que j'ai analysé:
- "et c'est alors que" je l'ai analysé en disant que c'est une phrase clivée avec extraction de l'adverbe et que l'on peut faire du "que" un pronom relatif même s'il est difficile de traiter l'élément extrait "alors" comme un antécédent.
- pour "je m'aperçus de l'avantage qu'il y a à être un homme nouveau" je pense que le "qu" est une forme élidée de "que" et là je bloque soit il est relatif et a pour antécédent "avantage" et la proposition qui suit serait complément du nom, soit il renvoie au verbe apercevoir et donc on a une complétive conjonctive…
- j'ai ensuite analysé "et un homme seul" comme une proposition coordonnée à la précédente avec une ellipse du syntagme "à être".
- pour "fort peu marié" j'ai dit que c'est une proposition qui est juxtaposée à "et un homme seul" et qui est en construction absolue
- "sans enfant" est également juxtaposée à "fort peu marié"
- "presque sans ancêtre" est juxtaposée à "sans enfant" avec une reprise de l'adverbe
- "Ulysse sans autre Ithaque" juxtaposée à la précédente
- "qu'intérieure": proposition subordonnée relative restrictive qui est induite par l'adverbe "sans" dans la proposition précédente et dont le pronom relatif est antécédent de Ithaque ce qui lui confère une dimension partitive.
Qu'en pensez vous?
Merci pour vos réponses!
Bonjour,
Voilà comment j'analyserais cette phrase pour ma part.
Et (c'est alors que, expression adverbiale = alors) je m'aperçus de l'avantage => proposition principale
qu'il y a (= qui consiste) à être un homme nouveau, et un homme seul, fort peu marié, sans enfant, presque sans ancêtres, Ulysse sans autre Ithaque qu'intérieure. => proposition relative.
Je ne vois que deux propositions dans cette phrase :
-Une proposition principale, compliquée par le gallicisme (?) c'est alors que (ne le traduirait-on pas en anglais tout simplement par then ?)
-Une relative qui précise le nom avantage. L'avantage, c'est d'être un homme nouveau, le reste constituant des appositions à ce groupe nominal.