Analyse logique d’une phrase

Langue française

281 réponses · Page 4 / 15

Si tes questions me gênaient, je n'y répondrais pas !
D'autres intervenants t'ont déjà dit que nous sommes heureux de "connaitre" quelqu'un qui s'intéresse tant à notre langue et avec un si bon niveau. C'est une opinion que je partage tout à fait.

Oui, tu peux tout à fait remplacer de peur que par pour éviter que, comme l'a suggéré Lamaneur. Du plus son explication fait bien ressortir la notion de but.
Enfin, grâce à vous deux, je suis parvenu à comprendre ce qu'a dit le roi.
Et je renouvelle mes remerciements pour votre patience et votre amabilité.

Je vous souhaite à tous une très bonne journée. 🙂
Est-ce que mon analyse est juste:

1. Le lundi vint, le lundi timide, qui s’excuse en montrant derrière lui les jours innombrables qui le poussent.


Lundi : nom commun mas sing / apposé au sujet « lundi »
Qui : pronom relatif neutre / sujet du verbe « s’excuse » mis pour lundi
Lui : pronom personnel 3 pers du sing (masc) / cod du verbe « s’excuse » et CC de lieu du verbe « en montrant »
Innombrables : adj qualificatif mas pluriel / attribut du nom « jours » (on peut dire sont innombrables)
Le : pronom personnel 3 pers du sing (masc) / cod du verbe « poussent »

merci de votre aide.
illiade a écrit :Est-ce que mon analyse est juste:

1. Le lundi vint, le lundi timide, qui s’excuse en montrant derrière lui les jours innombrables qui le poussent.


Lundi : nom commun mas sing / apposé au sujet « lundi »
Qui : pronom relatif neutre / sujet du verbe « s’excuse » mis pour lundi Pourquoi neutre ?
Lui : pronom personnel 3 pers du sing (masc) / cod du verbe « s’excuse » et CC de lieu du verbe « en montrant »
Innombrables : adj qualificatif mas pluriel / attributépithète liée du nom « jours » (on peut dire sont innombrables) Non, tu casserais la phrase.
Le : pronom personnel 3 pers du sing (masc) / cod du verbe « poussent »

merci de votre aide.
Anne345 a écrit :
illiade a écrit :Est-ce que mon analyse est juste:

1. Le lundi vint, le lundi timide, qui s’excuse en montrant derrière lui les jours innombrables qui le poussent.


Lundi : nom commun mas sing / apposé au sujet « lundi »
Qui : pronom relatif neutre / sujet du verbe « s’excuse » mis pour lundi Pourquoi neutre ?
Lui : pronom personnel 3 pers du sing (masc) / cod du verbe « s’excuse » et CC de lieu du verbe « en montrant »
Innombrables : adj qualificatif mas pluriel / attributépithète liée du nom « jours » (on peut dire sont innombrables) Non, tu casserais la phrase.
Le : pronom personnel 3 pers du sing (masc) / cod du verbe « poussent »

merci de votre aide.
Merci Anne345 de ta relecture.
Peux-tu m'expliquer cette notion "casser une phrase", je ne comprends pas…
Concernant le relatif, tu as raison, inutile de dire neutre puisqu'il reprend lundi (mas sing).
Le lundi vint, le lundi timide, qui s’excuse en montrant derrière lui les jours sont innombrables qui le poussent n'est pas une phrase correcte.
So evident! Merci Anne345 🙂
😀 de retour encore avec les relatives :
ce que j'ai pas compris c'est les relatives avec des pronoms relatifs indéfinis
par ex , dans cette phrase : quelque décision qu'il prenne, il ne s'y tient pas .
corrigez moi svp : la relative c'est quelque décision qu'il prenne
la principale c'est il ne s'y tient pas
le pronom relatif c'est quelque que
la fonction du pronom relatif : je sais pas
la nature de la relative : substantive
la fonction de la relative: COI ?
vraiment l'emploi des ces pronoms me perturbe 😞
Tu fais erreur, je crois.
"Quelque que" n'introduit pas ici une subordonnée relative, mais une subordonnée conjonctive d'opposition (ou de concession).
Tout comme "bien que", "quoique".
si c'est une relative on l'a dans le cours
quelque décision qu'il prenne, il ne s'y tient pas .
corrigez moi svp : la relative c'est quelque décision qu'il prenne
la principale c'est quelque décision … il ne s'y tient pas
le pronom relatif c'est quelque que
la fonction du pronom relatif : COD de prenne
la nature de la relative : subordonnée relative
la fonction de la relative: complément de l'antécédent décision
Si l'on développe, on a :
Quelle que soit la décision qu'il prenne, il ne s'y tient pas.
La relative serait alors : "qu'il prenne", complément de l'antécédent décision.
Le pronom relatif "qu'" : COD du verbe prendre.
dans le cours on a : quelque décision qu'il prenne, il ne s'y tient pas
on retrouve dans cette construction ,certains traits de la relative déterminative: le relatif "que" a pour antécédent "décision" , lui même actualisé par l'adj "quelque"; le relatif "que" est en fonction COD de prendre ;
mais , à la différence d'une relative épithète canonique, il est impossible de considérer ici le relatif "que" de manière indépendande ; il fonctionne en corrélation avec quelque

alors faites moi comprendre svp ce que veut dire le prof par la *
est ce bien qu'il considère : quelque que un pronom relatif indéfini
Ce n'est pas forcément une subordonnée relative. Même cette proposition adverbiale en présente quelques traits.

Selon Grevisse, ''Habituellement, l'ensemble commençant par quelque… que… est une proposition adverbiale .''

ex. Quelque faiblesse qu'elle eût mise dans sa tentative de départ, elle ne l'en avait pas moins faite (Musset),

Quelque déception qu'elle ait, elle restera imperturbable.

Le nom introduit par quelque n'a pas toujours ''une fonction'' dans la proposition principale, alors il n'est pas un antécédent.

Dans la phrase en question, le nom ''décision'' est repris par ''y'', donc on peut le considérer comme antécédent pour la relative introduit par que.
relatifs indéfinis : quoi que ce soit qui, qui que ce soit qui, quiconque, qui que, quoi que, etc.


On ne peut pas considérer quelque … que (déterminant + pronom relatif) comme un relatif indéfini.
Avec : Quoi qu'il décide, il ne s'y tiens pas on aurait bien un relatif indéfini : quoi que .

Avec quelque, on ne peut pas remplacer la relative par un qualificatif :
Quelque décision *prise, il ne s'y tient pas (quelque appelle un que !)
par contre on le pourrait avec d'autres indéfinis :
Toute/chaque décision prise, il ne s'y tient pas.
Ce doit être pour cela qu'il ne considère pas la relative comme une épithète canonique.
Pour ma part, j'ai toujours considéré les propositions introduites par quelque…que comme des concessives. Mais on peut se tromper toute sa vie.
Ce n'est pas faux :
– Quelle que soit l'heure, appelle-moi.
Quel(les) que = n'importe quelle heure qu'il soit…
Il s'agit d'une subordonnée relative indéfinie d'opposition.
Quelques précède un nom et ce nom est encadré par la locution quelque… que. La nature de quelque est adjectif indéfini, sa fonction est celle d'un déterminant du nom. La particule que est un pronom relatif complément de l'antécédent.

La proposition subordonnée relative indéfinie d'opposition doit être analysée comme une subordonnée conjonctive, elle est construite sans antécédent. Les constructions avec qui que et où que soulèvent moins de difficultés.
https://www.etudes-litteraires.com//atelier/concession.html


Encore une histoire d'école !
Cette citation efface presque la différence entre les deux.

''Quelque nom que…'' pourrait s'expliquer de différentes façons selon la fonction de ce nom dans la proposition principale.
1.
À qui l'on peut s'adresser quand on veut avoir quelques détails que ce soient sur la femme qu'elles accompagnent. (Dame aux cam.)
Dans cette phrase, ''détails'' est le COD du verbe avoir , aussi l'antécédent de ''que''. Alors une subordonnée relative.

2. Quelque déception qu'elle ait, elle restera imperturbable

''Déception'' ne remplit aucune fonction dans la proposition principale, alors il n'est pas l'antécédent de ''que''.
Il s'agit d'une subordonnée conjonctive de concession.
Je ne crois pas cette distinction pertinente.
Compare :
Quelque déception qu'elle ait, elle restera imperturbable
Quelque déception qu'elle ait, elle la cachera.
Concession, concession, concession, vous dis-je. 😉