Analyse logique d’une phrase
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Voilà mon manque d'imagination !
Ils avaient déjà été invités par un autre.
Maintenant je comprends.
Merci, lamaneur et Jean-Luc ! 🙂
Je dois analyser cette phrase complexe:
"Le bonhomme Piédeleu était Beauceron, c’est-à-dire natif de la Beauce, où il avait passé sa vie et où il comptait bien mourir."
Proposition principale: "Le bonhomme Piédeleu était Beauceron"
Proposition subordonnée relative: "où il avait passé sa vie"
Proposition subordonnée relative: "où il comptait bien mourir"
Les deux propositions subordonnées sont coordonnées.
J'ajoute que "c’est-à-dire natif de la Beauce" est un groupe nominal introduit par une locution adverbiale / CCL du verbe "était"
Est-ce correct?
Merci de votre aide.
Il faut mettre "c'est à dire natif de la Beauce" dans la principale puisque l'antécédent des "où" est "Beauce".
d'accord mais il y a des virgules…
proposition principale + ccl juxtaposé dans ce cas, non?
A moins que… :/
Le bonhomme Piédeleu était Beauceron (1), c’est-à-dire natif de la Beauce (2), où il avait passé sa vie(3) et où il comptait bien mourir (4)
1 proposition indépendante
2 proposition principale elliptique et juxtaposée (=le bonhomme est natif de la Beauce)
3 proposition sub relative
4 prop sub relative
Parfois, la relative prend une valeur de subordonnée circonstancielle. Elle est alors fréquemment entre virgules.
L'homme, qui allait sortir, revint sur ses pas.
(Synapse)
Donc cela donnerait ceci pour l'analyse:
Le bonhomme Piédeleu était Beauceron (1), c’est-à-dire natif de la Beauce (2), où il avait passé sa vie(3) et où il comptait bien mourir (4)
1 proposition indépendante
2 proposition subordonnée relative elliptique (le sujet est omis on comprend = l'homme qui est natif de la Beauce) / CC de lieu du verbe omis "est"
3 proposition subordonnée relative de la prop n°2
4 proposition subordonnée relative de la prop n°2
Les propositions 3 et 4 sont également coordonnées. Elles sont toutes les deux CC de Lieu du verbe omis "est"
Moi, je reste sur l'idée d'une principale et de 2 relatives…
Moi aussi… Ce serait étrange qu'il y ait deux subordonnées, s'il n'y avait pas de principale.
"natif de la Beauce" est un attribut, coordonné à l'attribut "beauceron" par la locution conjonctive "c'est-à-dire", qui exprime une équivalence entre les deux éléments coordonnés.
D'accord avec vous.
Je me dis que lorsqu'il n'y a pas de verbe conjugué, il n'y a pas de proposition à analyser et que dans une phrase complexe, il convient -bien sûr lorsque cela fait sens- d'ajouter les groupes de mots -ici groupe nominal introduit par une locution conjonctive- à la proposition principale auxquels ils se rapportent.
Qu'en pensez-vous?
Exemple avec le groupe nominal "le poing tendu":
« Attendez, attendez », gronda la Teuse en tâchant d’effrayer les moineaux, le poing tendu. Mais les moineaux n’avaient plus peur.
« Attendez, attendez », gronda la Teuse en tâchant d’effrayer les moineaux, le poing tendu.
Un groupe comme "le poing tendu" est nommé par Riegel "construction absolue détachée".
Cette construction a une valeur descriptive, elle est épithète détachée du sujet de la phrase.
Plus habituellement une proposition participiale (absolue).
La proposition participiale absolue n'est qu'un cas particulier de ces constructions absolues détachées.
GN + participe, certes : La Teuse gronda, le poing tendu.
Mais aussi
GN + adjectif : Il s'éloigna, la tête basse.
Ou encore :
GN + groupe prépositionnel : Il se promenait, les mains dans les poches.
Jehan a écrit :« Attendez, attendez », gronda la Teuse en tâchant d’effrayer les moineaux, le poing tendu.
Un groupe comme "le poing tendu" est nommé par Riegel "construction absolue détachée".
Cette construction a une valeur descriptive, elle est épithète détachée du sujet de la phrase.
J'ajoute, après recherches, que la construction absolue détachée, l'est d'un GN, ici La Teuse.
J'avais déjà précisé :
elle est épithète détachée du sujet de la phrase.
Et ce sujet n'est pas forcément un GN, il peut être aussi un pronom.
J'en ai donné deux exemples dans mon précédent message.
Bonjour.
Je ne sais pas trop comment organiser ma question ; j'essaierai de mon mieux.
Cela concerne la phrase soulignée du texte ci-dessous :
Eh bien ! dit-il, choisissez-moi vous-même celle qui devra guérir nos jaloux. À celle-là tous mes soins, toutes mes attentions, tout le temps que je vole aux affaires ; à celle-là, Henriette, la fleur que je cueillerai pour vous, les pensées de tendresse que vous ferez naître en moi ; à celle-là le regard que je n’oserai vous adresser, et qui devrait aller vous éveiller dans votre insouciance.
Mais choisissez-la bien, de peur qu’en voulant songer à elle, de peur qu’en lui offrant la rose détachée par mes doigts, je ne me trouve vaincu par vous-même, et que l’œil, la main, les lèvres ne retournent sur-le-champ à vous, dût l’univers tout entier deviner mon secret.
Pendant que ces paroles s’échappaient de la bouche du roi, comme un flot d’amour, Madame rougissait, palpitait, heureuse, fière, enivrée ; elle ne trouva rien à répondre, son orgueil et sa soif des hommages étaient satisfaits.
Je pense que je sais un peu la construction de la proposition subordonnée
'de peur que + (ne) subjonctif'.
Mais dans la phrase soulignée, je n'arrive pas à discerner ni la proposition principale ni celle de subordonnée.
Ce qui est pire, c'est qu'il y a deux
'de peur que' et deux gérondifs.
Les gérondifs n’étant pas essentiels, j'analyse la phrase en simplifiant la phrase comme ceci :
Choisissez-la bien -- proposition principale à l'impératif
de peur que je me trouve vaincu par vous-même -- première proposition subordonnée
et de peur que l’œil, la main, les lèvres ne retournent sur-le-champ à vous -- deuxième proposition subordonnée
dût l’univers tout entier deviner mon secret -- sous-subordonnée de la deuxième subordonnée
Donc, celui qui a peur, ce n'est pas
'je(le roi)' mais Henriette, et le sujet de la principale et celui de la subordonnée ne sont pas les mêmes.
Ai-je bien compris ?
Corrigez-moi, s'il vous plait.
Merci, d'avance.
dût l’univers tout entier deviner mon secret
n'est pas une subordonnée mais une proposition incidente, avec ici un sens concessif (même si l'univers devinait…).
Incidente parce qu'elle n'est pas coordonnée et n'a aucun lien de dépendance avec un membre de la phrase dans laquelle elle se trouve intégrée.
Merci, Anne.
Maintenant, j'essaie de réécrire la phrase selon ma compréhension.
Choisissez mon amante prudemment (avec précaution).
Choisissez-la en craignant que je ne me trouve, en voulant songer à elle, en lui offrant la rose, vaincu par vous-même.
Choisissez-la en craignant que, même si l'univers devinait mon secret, mon œil, ma main, mes lèvres ne retournent sur-le-champ à vous.
Ma question porte sur la valeur du groupe de mots 'de peur que'.
Est-ce la 'cause' ou la 'simultanéité' ou autre ?
Est-ce que je peux dire comme ceci ? (avec le sens de simultanéité) :
"Je pose cette question de peur qu'elle ne te soit trop génante."
Amicalement.
de peur que = par crainte que quelque chose de défavorable (ne) se produise.
de peur que introduit une proposition circonstancielle de but, c'est à dire une conséquence envisagée, ici redoutée, de la principale.
de peur que = car je crains que / car tu crains que…
La peur peut être, selon le contexte, générale, celle du locuteur ou celle supposée de l'interlocuteur.
On ne dira donc sans doute pas
Je pose cette question de peur qu'elle ne te soit trop gênante
mais plutôt
Je pose cette question avec réticence de peur qu'elle ne te soit trop gênante
ou même
Je ne pose pas cette question de peur qu'elle ne te soit trop gênante.
Je reformulerais donc :
Choisissez-la avec soin car je crains de me retrouver vaincu et que mon œil…
Hwang(moijesuisneant) a écrit :Ma question porte sur la valeur du groupe de mots 'de peur que'.
Est-ce la 'cause' ou la 'simultanéité' ou autre ?
Est-ce que je peux dire comme ceci ? (avec le sens de simultanéité) :
"Je pose cette question de peur qu'elle ne te soit trop génante."
Non, "de peur que" entraîne une idée de finalité et de crainte. Écrire la phrase ci-dessus revient un peu à dire :
"
Je pose cette question afin qu'elle ne te soit pas trop gênante."
ce qui serait incongru.
Si tu désires simplement évoquer que tu as simultanément, et probablement à contre-cœur, un sentiment de crainte, il faut tourner la phrase autrement, par exemple ainsi :
Je pose cette question (tout) en craignant qu'elle (ne) te soit trop gênante.
Je pose cette question (tout) en espérant qu'elle ne te soit pas trop gênante
Je pose cette question bien que je craigne qu'elle te soit trop gênante.
Je pose cette question en ayant peur qu'elle te soit trop gênante.
J'ajoute incidemment que contrairement à un fil récent, je crois qu'on préférerait probablement écrire ici :
qu'elle ne soit trop gênante pour toi plutôt que
qu'elle ne te soit trop gênante (qui est néanmoins correct).
Pour le reste, je viens de m'apercevoir qu'Anne t'a longuement et parfaitement répondu. J'abrège donc en rappelant simplement l'équivalent que donne le dictionnaire de l'Académie pour "de peur que" :
"pour éviter que" ce qui marque bien la finalité dont nous parlions.
Merci, Anne et lamaneur pour vos aimables explications.
J'aurais dû poser la question plus directement.
Malgré vos explications que je comprends bien, je n'arrive toujours pas à saisir le sens de la phrase soulignée dans ma question initiale :
"Choisissez-la bien, de peur que je ne me trouve vaincu par vous-même."
Quel est le sens de de peur que ici : conséquence ? but ? finalité ?
Si vous dites que c'est 'pour éviter que', je serais vraiment content.
Je suis sûr que mes questions vous gênent. 😉