J'achève Les frères Karamasov dans la traduction d'Henri Mongault.
On y trouve à plusieurs reprises le nom commun "bernard" ou peut-être "Bernard" : "c'est un Bernard".
Je ne trouve rien dans le Grand Robert.
Quelqu'un peut-il m'éclairer sur le sens de ce mot ?
Merci
Tancrède.
Il s'agit visiblement d'une référence à un certain Claude Bernard (
https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Bernard pour les curieux)
Qu’est-ce que c’est que Carl Bernard ?
— Carl Bernard ?
— Non, pas Carl, Claude Bernard. Un chimiste, n’est-ce pas ?
— J’ai entendu dire que c’est un savant, je n’en sais pas davantage.
— Au diable ! je n’en sais rien non plus. C’est probablement quelque misérable, ce sont tous des misérables. Mais Rakitine ira loin. Il se faufile partout, c’est un Bernard en son genre. Oh ! ces Bernards, ils foisonnent. […]
(IV, livre IX, dans ta traduction)
Je serais prête à parier que tu lis en diagonale 😂
mais ce n'est évidemment pas un reproche!!!
Merci et bravo.
Non, je ne l'ai pas vraiment lu en diagonale (j'ai dû lire ce passage mais sans vraiment le mémoriser).
Mais j'ai effectivement sauté des passages (la biographie du staretz… ).
D'ailleurs, je crois savoir que les russes (du 19 ème) ont la réputation de souvent faire très long.
Pourquoi donc?
Les Frères Karamazov a initialement été publié dans un périodique. Est-ce la raison des passages interminables et sans rapports évidents avec le récit principal?
En tout cas, si je ne m'abuse (car je ne suis pas un spécialiste), ce principe de publication dans des périodiques explique les longueurs observées chez Balzac.
bonjour,
la longueur vient probablement du fait que Dostoïevski écrivait dans des périodiques et que son travail payé à la ligne lui permettait de vivre (et surtout de rembourser ses dettes).
Et historiquement Dostoïevski avait parmi ses dernières oeuvres beaucoup, beaucoup à exprimer.
Si tu souhaites une version plus proche de celle de Dostoievski, procure toi la version traduite du russe par André Markowicz ( je ne cite pas l'édition ici, mais peux la donner en privé ).
En effet, les versions du texte divergent selon les traducteurs ce qui confère généralement au texte une atmosphère quelque peu différente, les version de Markowicz sont très bien traduites.
" les Russes ont l'habitude de faire très long "
Pas forcement, Tchekov par exemple, le grand génie à coté de Dostoievsky, dont les pièces ne sont pas longue.
Et puis si c'est trop long, il a toujours " le joueur " de Dostoievsky, ou ses nouvelles. Ou les nouvelles de Gogol. ( le nez, le manteau etc…)
BREF, ne vous en privez pas si c'est long, ca vaux mieux que de lire Balzac.
Et des livres comme l'idiot ( de Dostoievsky aussi donc ) sont écrit en grande partie en dialogue, et dans un style que je trouve précurseur, du 20ème, donc c'est vraiment pas lourd. ( Comparé aux classiques francais ou espagnol )
Mais ca demande du temps, évidemment 🙂
bises