Difficultés grammaticales (grec ancien)
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Bonsoir.
Un sujet pour tout regrouper, ce sera plus simple 🙂 !
J'ai pas les phrases avec moi, juste un doute. Devant un "texte de base", je me suis posé une question. Les participes substantivés en -μενον sont traduits "celui faisant", "celui qui fait" (sans l'accentuation : εργαζομενον, celui travaillant, celui qui travaille). Mais est-il possible qu'ils soient passifs : "celui qui est fait", "celui étant fait" ?
Merci beaucoup !
Oui au présent, car les formes moyennes et passives sont identiques. Ce n'est pas le cas à tous les temps en revanche. Et les verbes qui sont fréquemment employés à la fois au moyen et au passif ne sont pas légion. Tu n'auras que peu de problèmes pour choisir le sens, normalement.
Sullyvan a écrit :…Les participes substantivés en -μενον sont traduits "celui faisant", "celui qui fait" (sans l'accentuation : εργαζομενον, celui travaillant, celui qui travaille). Mais est-il possible qu'ils soient passifs : "celui qui est fait", "celui étant fait" ?
Dans l'absolu, oui. Cela dit, ce verbe s'emploie le plus souvent au moyen.
Sinon, ce qu'a dit Arthur.
Jean-Luc Picard a écrit :Sullyvan a écrit :…Les participes substantivés en -μενον sont traduits "celui faisant", "celui qui fait" (sans l'accentuation : εργαζομενον, celui travaillant, celui qui travaille). Mais est-il possible qu'ils soient passifs : "celui qui est fait", "celui étant fait" ?
Dans l'absolu, oui. Cela dit, ce verbe s'emploie le plus souvent au moyen.
Sinon, ce qu'a dit Arthur.
Peut-on en déduire que, "dans l'absolu", un κατηχούμενος pourrait être aussi bien celui à qui l'on enseigne que celui qui enseigne ?
je dirai plutôt celui qui enseigne ou celui qui est enseigné. tes deux propositions on pas le même sens pour moi, mais bon peut-être que je me trompe…
Dans l'absolu, oui, mais le pb est qu'on ne peut donner un sens moyen à un verbe que si cet emploi est attesté! Dans le cas du verbe κατηχῶ, les dictionnaires ne citent qu'un emploi actif intransitif et un emploi transitif; donc κατηχοὑμενος ne peut être qu'un passif! (= "celui qui est enseigné")
c'est ce que je pensais aussi, et donc le sens passif n'est pas celui à qui l'on enseigne…
merci pour la comfirmation Jacques
Finalement c'est sans doute excessif d'inclure ces formes dans la conjugaison, puisqu'elles peuvent signifier un chose et son inverse. C'est un peu comme si l'on faisait entrer visible et faisable dans la conjugaison de faire et de voir.
Merci encore 🙂 ! Une question qui me taraude (je dresse mes tableaux) concernant le mode actif de l'indicatif imperfectif présent. Considère-t-on le o de επαιδεύον et de επαιδεύον comme une voyelle thématique ? Le seul v servirait donc, dans ce cas, de désinence ?
Sullyvan a écrit :Merci encore 🙂 ! Une question qui me taraude (je dresse mes tableaux) concernant le mode actif de l'indicatif imperfectif présent. Considère-t-on le o de επαιδεύον et de επαιδεύον comme une voyelle thématique ? Le seul v servirait donc, dans ce cas, de désinence ?
Imparfait plutôt, non ?
Oui, on les considère comme des voyelles thématiques (cf. Vernhes p.85 😉). Mais il existe aussi des formes athématiques d'imparfait.
Oups. J'avais bien vu le N.B. c) de la p.85 mais ce n'était pas très clair (moyen passif seulement ou actif concerné ?). Merci beaucoup, Polo ! Tant que j'y suis, comment détermine-t-on le thème d'un nom ? D'un verbe (j'ai mon idée) ? Merci encore 🙂 !
Thème et désinence
Le thème est la partie du mot qui reste stable dans toute la flexion. C'est l'ensemble des éléments du mot (radical et suffixes), moins la désinence.
Les désinences ne sont pas toujours nettement distinctes du thème du mot à cause de contractions ou d'autres transformations phonétiques. On parle dans ce cas de formes opaques. C'est pourquoi on emploie plutôt les termes partie stable et terminaison plutôt que thème et désinence. Dans nos tableaux, un tiret sépare, quand c'est possible, soit la partie stable et la terminaison, soit les divers éléments d'une forme de la déclinaion ou de la conjugaison.
https://bcs.fltr.ucl.ac.be/gragre/01.intro.htmOui, c'est bien ce que je pensais, merci 🙂 ! Encore une question. Dans le morphème τείχεσιν (primitivement τείχεσσι), qu'est le εσ que mon manuel sépare de τείχ (radical ?!) et de la désinence ? Merci à vous.
C'est expliqué juste sous la déclinaison de τεῖχος, page 98 : la fin du thème initial.
Bonjour.
Je ne saisis pas la construction de cette phrase : Τί ποιήσων εἰς τὰς Ἀθήνας ἦλθην ;
Merci d'avance pour votre aide !
En grec, l'interrogation peut porter non seulement sur le verbe principal, mais aussi sur un verbe subordonné, ici un participe. Τί est le COD de ποιήσων.
Merci ! Une classification m'intrigue. Je ne suis pas sûr de bien comprendre en quoi ἵστημι est une forme à redoublement. Merci encore pour toute l'aide que vous m'avez apportée. C'est bon pour ἵστημι, mais j'ai encore un problème :/… Il est indiqué que l'impératif aoriste est formé sur le thème de l'aoriste, auquel s'ajoutent les désinences de l'impératif présent. Pourtant, tandis que le thème de l'aoriste du verbe ἀποδιδράσκω est ἀπέδρα-, l'impératif aoriste (1S) est ἀπόδραθι. J'ai pensé au phénomène de l'alternance vocalique, mais comment le savoir (ce n'est pas précisé dans le Bailly) ?
Je crois qu'on te l'a déjà dit ailleurs : pas d'augment en dehors de l'indicatif, en grec. 🙂
(je ne sais pas comment le manuel présente les choses - beaucoup d'explications de Hermaion me semblent assez peu heureuses -, mais dire que l'on utilise les désinences du présent est maladroit, car justement on n'utilise pas -θι au présent, sauf pour les athématiques).
Pour ἵστημι, il suffit de te souvenir que tout */s/ initial ancien (et naturellement le redoublement est un phénomène ancien, d'âge indo-européen) devant voyelle passe à /h/ en grec. Ce n'est pas le cas en latin… cf. ἕπομαι vs sequor "suivre".
Merci 🙂 ! J'ai un doute par rapport à l'indicatif futur passif de ἄγω… Pourriez-vous éclairer ma lanterne ?
Radical ἀγ-
Suffixe passif -θη-
Suffixe futur -σ-
Désinence -ομαι
Soit *ἀγθησομαι.
Il y a ensuite assimilation régressive de mode d'articulation : la sonore non-aspirée /γ/ passe à la sourde aspirée /χ/ devant la sourde aspirée /θ/.
On a donc logiquement ἀχθήσομαι.