La faute d'aujourd'hui sera peut-être la règle de demain, comme c'est souvent le cas… Qui sait ? Les tendances grammaticales ne demandent-elles pas à s'affirmer avec le passage des années ? Le poète écrirait probablement aujourd'hui ''Un soir, t'en souviens-tu, nous voguions en silence"… Du moins on peut le penser.
Construction du verbe "enjoindre"
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ponthieu a écrit :Un éminent grammairien au moins semble admettre cette construction (message 4 ci-dessus).Pas vraiment. Mais en bon observateur de la langue, Grevisse ne peut s'empêcher de noter l'existence d'un usage "déviant". Ça ne veut pas dire qu'il l'approuve ! Il en va de même pour Hanse qui écrit : « Ne pas dire, avec de rares auteurs : [enjoindre qqn de faire qqch] On enjoint à qqn de faire qqch. »
Le poète écrirait probablement aujourd'hui ''Un soir, t'en souviens-tu, nous voguions en silence"…Je m’en souviens, tu t’en souviens, il s’en souvient…C’est correct.
Et "t'en souvient-il" et "t'en souviens-tu" étaient déjà tous deux corrects du temps de Lamartine.
Et depuis longtemps.
Et depuis longtemps.
Et ce sont des tournures qui demeurent correctes aujourd’hui encore, mais littéraires et Lamartine n’est pas (ici) un journaliste ou un grammairien, mais un poète.
Oui, il m’en souvient !
Oui, il m’en souvient !
Bonjour à tous,
Enjoindre peut-il s’employer au passif ?
"Quelque 750 riverains de la zone de sécurité de 2,5 km avaient tout de même été enjoints de quitter leurs domiciles."
Je viens de trouver cette phrase sur le net, sur 20 minutes. Cela me paraît bizarre. La tournure "On a tout de même enjoint à quelque 750 riverains…" n’est-elle pas plus correcte ?
Merci de vos avis !
Bien sûr que si.
Mais à partir du moment où l’expression fautive "enjoindre qqun de faire qqch" se répand, il devient fatal qu’on trouvera aussi la tournure passive "qqun est enjoint de faire qqch."