Bonjour,
je passe bientôt mon oral de Français au bac et, pour m'entrainer, je tente de répondre à cette question : Montrer que Flaubert fait ici une description impressionniste.
J'ai beau chercher, je ne comprends pas bien ce qu'est l'impressionnisme même si je sais que c'est un mouvement en peinture, en littérature et en musique, apparu en France vers 1860.
Je ne vois pas trop comment établir un plan avec cette question alors votre aide me serait précieuse ! Merci.
Voici le texte :
je passe bientôt mon oral de Français au bac et, pour m'entrainer, je tente de répondre à cette question : Montrer que Flaubert fait ici une description impressionniste.
J'ai beau chercher, je ne comprends pas bien ce qu'est l'impressionnisme même si je sais que c'est un mouvement en peinture, en littérature et en musique, apparu en France vers 1860.
Je ne vois pas trop comment établir un plan avec cette question alors votre aide me serait précieuse ! Merci.
Voici le texte :
Puis, d’un seul coup d’œil, la ville apparaissait.
Descendant en amphithéâtre et noyée dans le brouillard, elle s’élargissait au delà des ponts, confusément. La pleine campagne remontait ensuite, d’un mouvement monotone, jusqu’à toucher au loin la base indécise du ciel pâle. Ainsi vu d’en haut, le paysage tout entier avait l’air immobile comme une peinture ; les navires à l’ancre se tassaient dans un coin ; le fleuve arrondissait sa courbe au pied des collines vertes, et les îles, de forme oblongue, semblaient sur l’eau de grands poissons noirs arrêtés. Les cheminées des usines poussaient d’immenses panaches bruns qui s’envolaient par le bout. On entendait le ronflement des fonderies avec le carillon clair des églises qui se dressaient dans la brume. Les arbres des boulevards, sans feuilles, faisaient des broussailles violettes au milieu des maisons, et les toits, tout reluisants de pluie, miroitaient inégalement, selon la hauteur des quartiers. Parfois un coup de vent emportait les nuages vers la côte Sainte-Catherine, comme des flots aériens qui se brisaient en silence contre une falaise.
Quelque chose de vertigineux se dégageait pour elle de ces existences amassées, et son cœur s’en gonflait abondamment, comme si les cent vingt mille âmes qui palpitaient là eussent envoyé toutes à la fois la vapeur des passions qu’elle leur supposait. Son amour s’agrandissait devant l’espace, et s’emplissait de tumulte au bourdonnement vague qui montaient. Elle le reversait au dehors, sur les places, sur les promenades, sur les rues, et la vieille cité normande s’étalait à ses yeux comme une capitale démesurée, comme une Babylone où elle entrait. FLAUBERT, Madame Bovary (1857)



