Malraux, La Condition humaine, incipit - Tchen tenterait-il de lever la moustiquaire ?

Entraide scolaire

10 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Est ce que vous pouvez m'aider à faire une conclusion pour l'incipit de la condition humaine que je dois présenter au bac de français svp ?

Voila ce que j'ai mais je trouve cela trop court

On ressent dans le personnage de Tchen l’angoisse de vivre, et Malraux nous montre que la détermination mentale est différente de la détermination physique.
Tchen est donc un héros moderne, un héros humain.
Il est surtout en proie à un questionnement intérieur (note : il ressent des remords avant meme d'avoir commis le meurtre, qui, une fois commis, paradoxalement le "libère") qui fait écho à celui des autres personnages du roman, dont l'un des thèmes principaux est le rapport de l'homme à l'action.
De plus, l'incipit annonce le suicide de Tchen : avec la blessure qu'il se fait lui-meme, symbole du sacrifice.
Bonjour à tous !
Voilà, ce texte, l'incipit de la Condition Humaine de Malraux est un de mes textes pour le bac.
Alors j'ai fais pas mal de recherches complémentaires et je pense globalement comprendre plutôt bien le texte … Cependant j'ai du mal à saisir l'image de la mousseline blanche. Dans son sens premier elle distrait Tchen de son action temporairement, comme le font par exemple les klaxons un peu plus tard. Mais je suppose que il y a un deuxième sens, que je ne saisis pas … Si quelqu'un a une idée, ça m'aiderait beaucoup, merci 🙂
Première partie
21 mars 1927
Minuit et demi.


Tchen tenterait-il de lever la moustiquaire ? Frapperait-il au travers ? L’angoisse lui tordait l’estomac ; il connaissait sa propre fermeté, mais n’était capable en cet instant que d’y songer avec hébétude, fasciné par ce tas de mousseline blanche qui tombait du plafond sur un corps moins visible qu’une ombre, et d’où sortait seulement ce pied à demi incliné par le sommeil, vivant quand même — de la chair d’homme. La seule lumière venait du building voisin : un grand rectangle d’électricité pâle, coupé par les barreaux de la fenêtre dont l’un rayait le lit juste au-dessous du pied comme pour en accentuer le volume et la vie. Quatre ou cinq klaxons grincèrent à la fois. Découvert ? Combattre, combattre des ennemis qui se défendent, des ennemis éveillés !
La vague de vacarme retomba : quelque embarras de voitures (il y avait encore des embarras de voitures, là-bas, dans le monde des hommes…). Il se retrouva en face de la tache molle de la mousseline et du rectangle de lumière, immobiles dans cette nuit où le temps n’existait plus.
Il se répétait que cet homme devait mourir.
Bêtement : car il savait qu’il le tuerait. Pris ou non, exécuté ou non, peu importait. Rien n’existait que ce pied, cet homme qu’il devait frapper sans qu’il se défendît, — car, s’il se défendait, il appellerait.
Les paupières battantes, Tchen découvrait en lui, jusqu’à la nausée, non le combattant qu’il attendait, mais un sacrificateur. Et pas seulement aux dieux qu’il avait choisis : sous son sacrifice à la révolution grouillait un monde de profondeurs auprès de quoi cette nuit écrasée d’angoisse n’était que clarté. « Assassiner n’est pas seulement tuer… » Dans ses poches, ses mains hésitantes tenaient, la droite un rasoir fermé, la gauche un court poignard. Il les enfonçait le plus possible, comme si la nuit n’eût pas suffi à cacher ses gestes. Le rasoir était plus sûr, mais Tchen sentait qu’il ne pourrait jamais s’en servir ; le poignard lui répugnait moins. Il lâcha le rasoir dont le dos pénétrait dans ses doigts crispés ; le poignard était nu dans sa poche, sans gaine. Il le fit passer dans sa main droite, la gauche retombant sur la laine de son chandail et y restant collée. Il éleva légèrement le bras droit, stupéfait du silence qui continuait à l’entourer, comme si son geste eût dû déclencher quelque chute. Mais non, il ne se passait rien : c’était toujours à lui d’agir.
La mousseline blanche est un indicateur spatial destiné au lecteur : la scène se passe dans une région chaude et humide, où l'on se prémunit des moustiques pour mieux dormir la nuit.
Détail ironique : l'homme s'abrite des piqûres de moustique, mais la moustiquaire ne lui épargnera pas une autre sorte de piqûre, le poignard de Tchen.
Merci beaucoup !
Bonjour à tous !


Je me présente,je suis lycéen en 1ère ES,et je passe un oral blanc de français mercredi.

J'essaie d'avoir au moins 1 ouverture pour chacun de mes textes (car certains en ont 2),cependant sur certains je trouve pas…

Par exemple un incipit de "La Condition Humaine" de André Malraux,Première partie (21 mars 1927).
C'est le moment où Tchen veut assassiner un trafiquant,avec la moustiquaire et tout!

Ma prof nous a proposé d'utiliser un texte complémentaire de Stendhal en ouverture : "Le rouge et le noir",la scène où Julien tue Mme de Rênal à la messe.

Cependant je ne vois pas en quoi il y a un rapprochement entre ce texte et celui de Malraux… Mis à part la scène de crime.

C'est pour cela que je voudrais faire une ouverture avec autre chose… Mais quoi? Le contexte de cette période? Je ne sais pas…


Pourriez-vous m'aidez?
Juste une suggestion.
Il y a eu une adaptation théâtrale du roman. Si tu pouvais te procurer la scène d'exposition …
Merci bien d'une réponse aussi rapide ! Je vais aller me renseigner.

Salut à tous,

j’ai besoin d’aide pour un commentaire de l’incipit de la Condition humaine de Malraux de

"Tchen tenterait-il de lever la moustiquaire ?" à "Il se retrouva en face de la tache molle de la mousseline et du rectangle de lumière, immobiles dans cette nuit où le temps n’existait plus".

Ma pbq : En quoi cet incipit est-il original ? (Si vous avez des idées d’autres pbq, je suis preneuse…)

Pour mon : I. DISCOURS DYNAMIQUE II.CARACTERE DRAMATIQUE DE L’INCIPIT III. LE PROTAGONISTE

Pouvez vous me dire ce que vous en pensez et éventuellement me donner d’autres infos svp ?

C’est ce qu’on appelle un incipit in media res. Le lecteur est plongé au cœur de l’action sans présentation préalable des lieux, des personnages, du sujet. Il va découvrir progressivement ce qui est bien opaque pour lui. Il doit faire un effort pour comprendre ce qui se passe. Malraux utilise des procédés intéressants, nous sommes introduits dans le récit par une focalisation interne, nous vivons les faits par la perception de Tchen. Nous découvrons tout au même moment que lui. Il y a des indices comme dans un roman policier.