Jean Tardieu, "Un mot pour un autre"

Entraide scolaire

11 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Voila j'ai pour demain (je sais je m'y prends un peu tard) une question d'oral qui est la suivante : étudiez le dialogue en montrant grâce à quels éléments on peut le comprendre et ce sur quoi le dramaturge fait réfléchir le public. Voici le texte :
Décor: un salon plus « 1900 » que nature.
Au lever du rideau, Madame est seule. Elle est assise sur un « sopha » et lit un
livre.

IRMA, 'entrant et apportant le courrier.) - Madame, la poterne vient d'élimer le fourrage…
(Elle tend le courrier à Madame, puis reste plantée devant elle, dans une attitude renfrognée et boudeuse.)
MADAME, (prenant le courrier. )- C'est tronc!. .. Sourcil bien!. .. (Elle commence à examiner les lettres puis, s'apercevant qu'irma est toujours là ) Eh bien, ma quille! Pourquoi serpez-vous là? (Geste de congédiement.) Vous pouvez vidanger!
IRMA. - C'est que, Madame, c'est que.. .
MADAME. - C'est que, c'est que, c'est 'que quoi-quoi?
IRMA. - C'est que je n'ai plus de « Pull-over » pour la crécelle.. .
MADAME, (prend son grand sac posé à terre à côté d'elle et après une recherche qui paraît laborieuse, en tire une pièce de monnaie qu'elle tend à Irma.) - Gloussez ! Voici cinq gaulois! Loupez chez le petit soutier d'en face: c'est le moins foreur du panier…
IRMA, (prenant la pièce comme à regret, la tourne et la retourne entre ses mains, puis.) - Madame, c'est pas trou: yaque, yaque…
MADAME. - Quoi-quoi: yaque-yaque ?
IRMA, (prenant son élan.) - Y-a que, Madame, yaque j'ai pas de gravats pour mes haridelles, plus de stuc pour le bafouillis de ce soir, plus d'entregent pour friser les mouches… plus rien dans le parloir, plus rien pour émonder, plus rien… plus rien… (Elle fond en larmes.)
MADAME, (après avoir vainement exploré son sac de nouveau et l'avoir montré à Irma.) -:. Et moi non plus, Irma! Ratissez: rien dans ma limande!
IRMA, (levant les bras au ciel.) - Alors! Qu'allons-nous mariner, Mon Pieu?
MADAME, (éclatant soudain de rire.) - Bonne quille, bon beurre! Ne plumez pas'! J'arrime le Comte d'un croissant à l'autre. (Confidentielle.) Il me doit plus de 30 cinq cents crocus!
IRMA, (méfiante.) - Tant fieu s'il grogne à la godille, mais tant frit s'il mord au Saupiquet!… (Reprenant sa litanie🙂 Et moi qui n'ai plus ni froc ni gel pour la meulière, plus d'arpège pour les.,.
MADAME, (l’interrompant avec agacement.) - Salsifis! Je vous le plie et le replie: le Comte me doit des lions d'or! Pas plus lard que demain. Nous fourrons dans les grands Argousins: vous aurez tout ce qu'il clôt. Et maintenant, retournez à la basoche! Laissez-moi saoule! (Montrant son livre.) Laissez-moi filer ce dormant! Allez, allez! Croupissez! Croupissez!
(Irma se retire en maugréant. Un temps. Puis la sonnette de lentrée retentit au loin.)
IRMA, (entrant. Bas à l'oreille de Madame et avec inquiétude.) - C'est Madame de Perleminouze, je fris bien: Madame (elle insiste sur « Madame »), Madame de Perleminouze !
MADAME, (un doigt sur les lèvres, fait signe à Irma de se taire, puis, à voix haute et joyeuse.) - Ah ! Quelle grappe! Faites-la vite grossir!
(Irma sort. Madame, en attendant le visiteuse, se met au piano et joue. Il en sort un tout petit air de boîte à musique. Retour d1rma, suivie de Madame de Perleminouze.)
IRMA, (annonçant.) - Madame la Comtesse de Perleminouze !
MADAME, (fermant le piano et allant au-devant de son amie.) - Chère, très chère peluche! Depuis combien de trous, depuis combien de galets n'avais-je pas eu le mitron de vous sucrer!
MADAME DE PERLEMINOUZE, (très affectée.) - Hélas! Chère! J'étais moi-même très, très vitreuse! Mes trois plus jeunes tourteaux ont eu la citronnade, l'un après l'autre. Pendant tout le début du corsaire, je n'ai fait que nicher des moulins, courir chez le ludion ou chez le tabouret, j'ai passé des puits à surveiller leur carbure, à leur donner des pinces et des moussons. Bref, je n'ai pas eu une minette à moi.

MADAME. - Pauvre chère! Et moi qui ne me grattais de rien!

Jean Tardieu, La comédie du langage. © Éd. Gallimard.
Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer le texte ?
Mes pistes de réflexion sont les suivantes : je suppose que pour nous faire comprendre le dialogue l'auteur utilise les didascalies ainsi que certains mots qui ressmblent à d'autres mots par exemple ma fille est remplacé par ma quille (mot avec quasiment la même sonorité ?) je suppose que le dramaturge nous fait réfléchir sur l'absurdité des gens et au fait que lorsque les gens veulent comprendre ils comprennent. je vous remercie d'avance de votre aide.
Bonsoir Laura,

J'espère que ma réponse ne te parviendra pas trop tard.

Je pense que tu as très bien compris ce texte.
Tardieu joue avec le langage : la syntaxe est respectée, seuls les mots sont nouveaux, mais par assimilation, par sonorité voisine ou par correspondance incongrue ou comique, le spectateur, la première surprise passée, peut saisir le sens général des propos, s'esclaffer devant les trouvailles et la virtuosité du poète dramaturge.
En revanche, je ne partage pas ta conclusion. Ce n'est pas l'absurdité qui est dénoncée, mais l'insignifiance des informations échangées. Elle ressort principalement du grossissement élaboré par les mots eux-mêmes et leur accumulation.
Nous aurions ainsi une production proche du registre héroï-comique.
Qui tient de l'héroïque et du comique en littérature. Le genre héroï-comique donne à des personnages de basse condition (bourgeois, petit peuple) des idées et un style noble. Se dit d'une œuvre en vers dont le comique découle du contraste entre le style noble de l'épopée et le caractère familier ou commun du sujet, des personnages. (Ex: le Lutrin, de Boileau.)
Ensuite tu as raison de noter que Tardieu joue sur la communication non-verbale (didascalies, intonations, gestuelle) pour porter le sens. Comme si les mots jouaient un rôle secondaire, n'étaient qu'un habillage des intentions profondes. L'homme appartient au règne animal qui peut communiquer sans mots.
Le tout débouche sur des aspects du plus haut comique : et si le langage n'était qu'un vaste bric-à-brac destiné à faire illusion ?

Si tu partages mes analyses, il te faudra les illustrer par quelques exemples précis tirés du texte.
Merci beaucoup pour votre aide!
Elle m'est arrivée pile a temps (j'allais abandonné juste avant de voir votre message !!!)

Je n'avais pas pensé a ce que vous m'avez dit pour ma conclusion et je me rends compte que j'ai eu beacoup de facilité a develloper l'idée de l'insignifiance de l'information.

Encore merci.
voila j'ai un petit soucis avec le plan du commentaire de tardieu …

voila le passage etudié :
Décor: un salon plus « 1900 » que nature.
Au lever du rideau, Madame est seule. Elle est assise sur un « sopha » et lit un
livre.

IRMA, 'entrant et apportant le courrier.) - Madame, la poterne vient d'élimer le fourrage…
(Elle tend le courrier à Madame, puis reste plantée devant elle, dans une attitude renfrognée et boudeuse.)
MADAME, (prenant le courrier. )- C'est tronc!. .. Sourcil bien!. .. (Elle commence à examiner les lettres puis, s'apercevant qu'irma est toujours là ) Eh bien, ma quille! Pourquoi serpez-vous là? (Geste de congédiement.) Vous pouvez vidanger!
IRMA. - C'est que, Madame, c'est que.. .
MADAME. - C'est que, c'est que, c'est 'que quoi-quoi?
IRMA. - C'est que je n'ai plus de « Pull-over » pour la crécelle.. .
MADAME, (prend son grand sac posé à terre à côté d'elle et après une recherche qui paraît laborieuse, en tire une pièce de monnaie qu'elle tend à Irma.) - Gloussez ! Voici cinq gaulois! Loupez chez le petit soutier d'en face: c'est le moins foreur du panier…
IRMA, (prenant la pièce comme à regret, la tourne et la retourne entre ses mains, puis.) - Madame, c'est pas trou: yaque, yaque…
MADAME. - Quoi-quoi: yaque-yaque ?
IRMA, (prenant son élan.) - Y-a que, Madame, yaque j'ai pas de gravats pour mes haridelles, plus de stuc pour le bafouillis de ce soir, plus d'entregent pour friser les mouches… plus rien dans le parloir, plus rien pour émonder, plus rien… plus rien… (Elle fond en larmes.)
MADAME, (après avoir vainement exploré son sac de nouveau et l'avoir montré à Irma.) -:. Et moi non plus, Irma! Ratissez: rien dans ma limande!
IRMA, (levant les bras au ciel.) - Alors! Qu'allons-nous mariner, Mon Pieu?
MADAME, (éclatant soudain de rire.) - Bonne quille, bon beurre! Ne plumez pas'! J'arrime le Comte d'un croissant à l'autre. (Confidentielle.) Il me doit plus de 30 cinq cents crocus!
IRMA, (méfiante.) - Tant fieu s'il grogne à la godille, mais tant frit s'il mord au Saupiquet!… (Reprenant sa litanie🙂 Et moi qui n'ai plus ni froc ni gel pour la meulière, plus d'arpège pour les.,.
MADAME, (l’interrompant avec agacement.) - Salsifis! Je vous le plie et le replie: le Comte me doit des lions d'or! Pas plus lard que demain. Nous fourrons dans les grands Argousins: vous aurez tout ce qu'il clôt. Et maintenant, retournez à la basoche! Laissez-moi saoule! (Montrant son livre.) Laissez-moi filer ce dormant! Allez, allez! Croupissez! Croupissez!
(Irma se retire en maugréant. Un temps. Puis la sonnette de lentrée retentit au loin.)
IRMA, (entrant. Bas à l'oreille de Madame et avec inquiétude.) - C'est Madame de Perleminouze, je fris bien: Madame (elle insiste sur « Madame »), Madame de Perleminouze !
MADAME, (un doigt sur les lèvres, fait signe à Irma de se taire, puis, à voix haute et joyeuse.) - Ah ! Quelle grappe! Faites-la vite grossir!
(Irma sort. Madame, en attendant le visiteuse, se met au piano et joue. Il en sort un tout petit air de boîte à musique. Retour d1rma, suivie de Madame de Perleminouze.)
IRMA, (annonçant.) - Madame la Comtesse de Perleminouze !
MADAME, (fermant le piano et allant au-devant de son amie.) - Chère, très chère peluche! Depuis combien de trous, depuis combien de galets n'avais-je pas eu le mitron de vous sucrer!
MADAME DE PERLEMINOUZE, (très affectée.) - Hélas! Chère! J'étais moi-même très, très vitreuse! Mes trois plus jeunes tourteaux ont eu la citronnade, l'un après l'autre. Pendant tout le début du corsaire, je n'ai fait que nicher des moulins, courir chez le ludion ou chez le tabouret, j'ai passé des puits à surveiller leur carbure, à leur donner des pinces et des moussons. Bref, je n'ai pas eu une minette à moi.

MADAME. - Pauvre chère! Et moi qui ne me grattais de rien!

Jean Tardieu, La comédie du langage. © Éd. Gallimard.
deja mon premier element c'est le comique du texte grace au language "special".
ensuite le role secondaire des mots car on comprend quand meme le texte grace aux didascalies, intonations et gestes.

êtes vous d'accord avec moi ?
du coup je peux me poser quoi comme problématique ?

merci d'avance !
Bonjour à tous,

J'ai un commentaire littéraire a rédiger sur un mot pour un autre de jean tardieu je séche complétement pour l'élaboration de mon plan et de mes sous parties c'est pourquoi je fais appelle à vous!!!!!!!!
n'importe quelle aide sur le sujet sera la bienvenue

Merci d'avance… 🙂
Voici le texte:
Décor: un salon plus « 1900 » que nature.
Au lever du rideau, Madame est seule. Elle est assise sur un « sopha » et lit un
livre.

IRMA, 'entrant et apportant le courrier.) - Madame, la poterne vient d'élimer le fourrage…
(Elle tend le courrier à Madame, puis reste plantée devant elle, dans une attitude renfrognée et boudeuse.)
MADAME, (prenant le courrier. )- C'est tronc!. .. Sourcil bien!. .. (Elle commence à examiner les lettres puis, s'apercevant qu'irma est toujours là ) Eh bien, ma quille! Pourquoi serpez-vous là? (Geste de congédiement.) Vous pouvez vidanger!
IRMA. - C'est que, Madame, c'est que.. .
MADAME. - C'est que, c'est que, c'est 'que quoi-quoi?
IRMA. - C'est que je n'ai plus de « Pull-over » pour la crécelle.. .
MADAME, (prend son grand sac posé à terre à côté d'elle et après une recherche qui paraît laborieuse, en tire une pièce de monnaie qu'elle tend à Irma.) - Gloussez ! Voici cinq gaulois! Loupez chez le petit soutier d'en face: c'est le moins foreur du panier…
IRMA, (prenant la pièce comme à regret, la tourne et la retourne entre ses mains, puis.) - Madame, c'est pas trou: yaque, yaque…
MADAME. - Quoi-quoi: yaque-yaque ?
IRMA, (prenant son élan.) - Y-a que, Madame, yaque j'ai pas de gravats pour mes haridelles, plus de stuc pour le bafouillis de ce soir, plus d'entregent pour friser les mouches… plus rien dans le parloir, plus rien pour émonder, plus rien… plus rien… (Elle fond en larmes.)
MADAME, (après avoir vainement exploré son sac de nouveau et l'avoir montré à Irma.) -:. Et moi non plus, Irma! Ratissez: rien dans ma limande!
IRMA, (levant les bras au ciel.) - Alors! Qu'allons-nous mariner, Mon Pieu?
MADAME, (éclatant soudain de rire.) - Bonne quille, bon beurre! Ne plumez pas'! J'arrime le Comte d'un croissant à l'autre. (Confidentielle.) Il me doit plus de 30 cinq cents crocus!
IRMA, (méfiante.) - Tant fieu s'il grogne à la godille, mais tant frit s'il mord au Saupiquet!… (Reprenant sa litanie🙂 Et moi qui n'ai plus ni froc ni gel pour la meulière, plus d'arpège pour les.,.
MADAME, (l’interrompant avec agacement.) - Salsifis! Je vous le plie et le replie: le Comte me doit des lions d'or! Pas plus lard que demain. Nous fourrons dans les grands Argousins: vous aurez tout ce qu'il clôt. Et maintenant, retournez à la basoche! Laissez-moi saoule! (Montrant son livre.) Laissez-moi filer ce dormant! Allez, allez! Croupissez! Croupissez!
(Irma se retire en maugréant. Un temps. Puis la sonnette de lentrée retentit au loin.)
IRMA, (entrant. Bas à l'oreille de Madame et avec inquiétude.) - C'est Madame de Perleminouze, je fris bien: Madame (elle insiste sur « Madame »), Madame de Perleminouze !
MADAME, (un doigt sur les lèvres, fait signe à Irma de se taire, puis, à voix haute et joyeuse.) - Ah ! Quelle grappe! Faites-la vite grossir!
(Irma sort. Madame, en attendant le visiteuse, se met au piano et joue. Il en sort un tout petit air de boîte à musique. Retour d1rma, suivie de Madame de Perleminouze.)
IRMA, (annonçant.) - Madame la Comtesse de Perleminouze !
MADAME, (fermant le piano et allant au-devant de son amie.) - Chère, très chère peluche! Depuis combien de trous, depuis combien de galets n'avais-je pas eu le mitron de vous sucrer!
MADAME DE PERLEMINOUZE, (très affectée.) - Hélas! Chère! J'étais moi-même très, très vitreuse! Mes trois plus jeunes tourteaux ont eu la citronnade, l'un après l'autre. Pendant tout le début du corsaire, je n'ai fait que nicher des moulins, courir chez le ludion ou chez le tabouret, j'ai passé des puits à surveiller leur carbure, à leur donner des pinces et des moussons. Bref, je n'ai pas eu une minette à moi.

MADAME. - Pauvre chère! Et moi qui ne me grattais de rien!

Jean Tardieu, La comédie du langage. © Éd. Gallimard.
moi je ferai première partie l'art du théâtre et une seconde partie le message que veut donner tardieu
Bonjour, j'ai lu les indications et aides qui ont été écrite dans les réponses du dessus et je suis arrivée à une sorte de plan mais je voulais avoir un peu de votre aide pour savoir si mon plan tenait la route, qu'il était bien et quelques arguments utiles que je pourrait mettre dedans…

Mon commentaire porte sur le même extrait que cette personne…

Donc le plan est :

Dans un premier temps je voulais parler de l'originalité du langage, qui amène donc à un registre comique et en second temps montrer que les mots ont un rôle secondaire dans cet extrait.

Merci d'avance pour votre aide! Bonjour, j'ai lu les indications et les aides qui avait étaient données pour une autre personnes sur le même sujet et j'avais fait une réponse mais personne ne m'a répondu donc j'ouvre une nouvelle discussion…

Je dois faire un commentaire sur l'extrait suivant:
Décor: un salon plus « 1900 » que nature.
Au lever du rideau, Madame est seule. Elle est assise sur un « sopha » et lit un
livre.

IRMA, 'entrant et apportant le courrier.) - Madame, la poterne vient d'élimer le fourrage…
(Elle tend le courrier à Madame, puis reste plantée devant elle, dans une attitude renfrognée et boudeuse.)
MADAME, (prenant le courrier. )- C'est tronc!. .. Sourcil bien!. .. (Elle commence à examiner les lettres puis, s'apercevant qu'irma est toujours là ) Eh bien, ma quille! Pourquoi serpez-vous là? (Geste de congédiement.) Vous pouvez vidanger!
IRMA. - C'est que, Madame, c'est que.. .
MADAME. - C'est que, c'est que, c'est 'que quoi-quoi?
IRMA. - C'est que je n'ai plus de « Pull-over » pour la crécelle.. .
MADAME, (prend son grand sac posé à terre à côté d'elle et après une recherche qui paraît laborieuse, en tire une pièce de monnaie qu'elle tend à Irma.) - Gloussez ! Voici cinq gaulois! Loupez chez le petit soutier d'en face: c'est le moins foreur du panier…
IRMA, (prenant la pièce comme à regret, la tourne et la retourne entre ses mains, puis.) - Madame, c'est pas trou: yaque, yaque…
MADAME. - Quoi-quoi: yaque-yaque ?
IRMA, (prenant son élan.) - Y-a que, Madame, yaque j'ai pas de gravats pour mes haridelles, plus de stuc pour le bafouillis de ce soir, plus d'entregent pour friser les mouches… plus rien dans le parloir, plus rien pour émonder, plus rien… plus rien… (Elle fond en larmes.)
MADAME, (après avoir vainement exploré son sac de nouveau et l'avoir montré à Irma.) -:. Et moi non plus, Irma! Ratissez: rien dans ma limande!
IRMA, (levant les bras au ciel.) - Alors! Qu'allons-nous mariner, Mon Pieu?
MADAME, (éclatant soudain de rire.) - Bonne quille, bon beurre! Ne plumez pas'! J'arrime le Comte d'un croissant à l'autre. (Confidentielle.) Il me doit plus de 30 cinq cents crocus!
IRMA, (méfiante.) - Tant fieu s'il grogne à la godille, mais tant frit s'il mord au Saupiquet!… (Reprenant sa litanie🙂 Et moi qui n'ai plus ni froc ni gel pour la meulière, plus d'arpège pour les.,.
MADAME, (l’interrompant avec agacement.) - Salsifis! Je vous le plie et le replie: le Comte me doit des lions d'or! Pas plus lard que demain. Nous fourrons dans les grands Argousins: vous aurez tout ce qu'il clôt. Et maintenant, retournez à la basoche! Laissez-moi saoule! (Montrant son livre.) Laissez-moi filer ce dormant! Allez, allez! Croupissez! Croupissez!
(Irma se retire en maugréant. Un temps. Puis la sonnette de lentrée retentit au loin.)
IRMA, (entrant. Bas à l'oreille de Madame et avec inquiétude.) - C'est Madame de Perleminouze, je fris bien: Madame (elle insiste sur « Madame »), Madame de Perleminouze !
MADAME, (un doigt sur les lèvres, fait signe à Irma de se taire, puis, à voix haute et joyeuse.) - Ah ! Quelle grappe! Faites-la vite grossir!
(Irma sort. Madame, en attendant le visiteuse, se met au piano et joue. Il en sort un tout petit air de boîte à musique. Retour d1rma, suivie de Madame de Perleminouze.)
IRMA, (annonçant.) - Madame la Comtesse de Perleminouze !
MADAME, (fermant le piano et allant au-devant de son amie.) - Chère, très chère peluche! Depuis combien de trous, depuis combien de galets n'avais-je pas eu le mitron de vous sucrer!
MADAME DE PERLEMINOUZE, (très affectée.) - Hélas! Chère! J'étais moi-même très, très vitreuse! Mes trois plus jeunes tourteaux ont eu la citronnade, l'un après l'autre. Pendant tout le début du corsaire, je n'ai fait que nicher des moulins, courir chez le ludion ou chez le tabouret, j'ai passé des puits à surveiller leur carbure, à leur donner des pinces et des moussons. Bref, je n'ai pas eu une minette à moi.

MADAME. - Pauvre chère! Et moi qui ne me grattais de rien!
Je suis arrivée à une ébauche de plan mais je voulais avoir un peu de votre aide pour savoir si mon plan tenait la route, qu'il était bien et quelques arguments utiles que je pourrais mettre dedans…

Donc mon plan est :

Dans un premier temps je voulais parler de l'originalité du langage, qui amène donc à un registre comique et en second temps montrer que les mots ont un rôle secondaires dans cet extrait.

En espérant recevoir une réponse, merci beaucoup pour votre aide!
bonjour, j'ai exactement le meme commentaire que toi, je voulais savoir si tu avais eu une correction pour me guider.. merci d'avance. 🙂

J'ai trouvé un plan qui me semble pas mal, j'aimerai avoir votre aide.

I- L'originalité du langage
A- Les mots nouveaux
B- l'absence de verbes
C- Le registre comique

II- L'aide à la compréhension
A- les didascalies
B-les intonations
C- la gestuelle


MERCI D'AVANCE !
Bonjour !
J'ai vraiment besoin de votre aide je dois transformer cet extrait de Un mot pour un autre de Jean Tardieu en une ou deux scenes de tragedie classique, je peux enlever , ajouter ou transformer les elements. merci d'avance
je dois transformer cet extrait de Un mot pour un autre de Jean Tardieu
Cet extrait ?
L'extrait cité plus haut dans une demande de 2009 ?
en effet