Zola, La Curée, chapitre 2 - Mme Sidonie avait trente-cinq ans…

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour

Je dois faire un commentaire du texte de Zola extrait de "La Curée"
Il s'agit du portrait de Sidonie Rougon:

Emile Zola, La Curée, (description de Sidonie Rougon, à la fois une femme d'affaires et entremetteuse, constamment occupée par de mystérieuses intrigues)
Mme Sidonie avait trente-cinq ans ; mais elle s'habillait avec une telle insouciance, elle était si peu femme dans ses allures qu'on l'eût jugée beaucoup plus vieille. À la vérité, elle n'avait pas d'âge. Elle portait une éternelle robe noire, limée aux plis, fripée et blanchie par l'usage, rappelant ces robes d'avocats usées sur la barre. Coiffée d'un chapeau noir qui lui descendait jusqu'au front et lui cachait les cheveux, chaussée de gros souliers, elle trottait par les rues, tenant au bras un petit panier dont les anses étaient raccommodées avec des ficelles. Ce panier, qui ne la quittait jamais, était tout un monde. Quand elle l'entrouvrait, il en sortait des échantillons de toutes sortes, des agendas, des portefeuilles, et surtout des poignées de papiers timbrés, dont elle déchiffrait l'écriture illisible avec une dextérité particulière. Il y avait en elle du courtier1 et de l'huissier. Si Mme Sidonie ne faisait pas fortune, c'était qu'elle travaillait souvent par amour de l'art. Aimant la procédure, oubliant ses affaires pour celles des autres, elle se laissait dévorer par les huissiers, ce qui, d'ailleurs, lui procurait des jouissances que connaissent seuls les gens processifs2. La femme se mourait en elle ; elle n'était plus qu'un agent d'affaires, un placeur battant à toute heure le pavé de Paris, ayant dans son panier légendaire les marchandises les plus équivoques, vendant de tout, rêvant de milliards, et allant plaider à la justice de paix, pour une cliente favorite, une contestation de dix francs. Petite, maigre, blafarde, vêtue de cette mince robe noire qu'on eût dit taillée dans la toge d'un plaideur, elle s'était ratatinée, et, à la voir filer le long des maisons, on l'eût prise pour un saute-ruisseau3 déguisé en fille. Son teint avait la pâleur dolente du papier timbré. Ses lèvres souriaient d'un sourire éteint, tandis que ses yeux semblaient nager dans le tohu-bohu des négoces, des préoccupations de tout genre dont elle se bourrait la cervelle. D'allures timides et discrètes, d'ailleurs, avec une vague senteur de confessionnal et de cabinet de sagefemme, elle se faisait douce et maternelle comme une religieuse qui, ayant renoncé aux affections de ce monde, a pitié des souffrances du cœur. Elle ne parlait jamais de son mari, pas plus qu'elle ne parlait de son enfance, de sa famille, de ses intérêts. Il n'y avait qu'une chose qu'elle ne vendait pas, c'était elle ; non qu'elle eût des scrupules, mais parce que l'idée de ce marché ne pouvait lui venir. Elle était sèche comme une facture, froide comme unprotêt4, indifférente et brutale au fond comme un recors5.
Ma problématique est la suivante: Comment Émile Zola peint il ce personnage à la fonction si douteuse ?

I) Le portrait

1.1) Une femme sans age
1.2) Description physique

II) Sa fonction

2.1) Une femme mystérieuse
2.2) Qui ne sait parler d'elle

Mais j'ai un petit problème avec la 2ème partie je ne suis pas sure d'avoir compris l'enjeu
Pouvez vous m'aider ?

Merci !
Qu'entends-tu par "l'enjeu" ici ?
D'autre part, ce plan t'est-il donné ou est-il de toi ?
Je n'arrive pas à cerner la fonction du personnage, je vois en quoi il est mystérieux mais j'ai du mal à en dire plus
J'ai l'impression que la vision du narrateur est négative mais le personnage à selon moi un rôle important il semble aider les autres et servir de "médiateur"… est ce juste ?

Quant au plan il est de moi (la 1ère partie ça va mais je ne sais pas quoi dire sur le rôle du personnage dans un second temps)

Merci par avance !
Bonjour,

Regarde cette page pour en savoir un peu plus sur Sidonie. C'est ici :
[lien invalide]
Le fond de son caractère est sa curiosité malsaine, son goût des affaires sordides, de la procédure. Zola peint ici le portrait d'une entremetteuse en affaires louches. Ce qu'il faut montrer, c'est que cette passion dévorante, impure et perverse a tué en elle toute féminité.
Merci pour votre aide ! 🙂
Le lien est intéressant, je devrais pouvoir développer cette 2ème partie afin de mieux comprendre ce personnage