Bonjour,
Est-ce je peux dire que des chocs funèbres c'est un hypallage?
Bonjour.
Oui, il se pourrait bien que ce soit une hypallage…
Mais pour en être sûr, il faudrait connaître la phrase complète, pour voir quel autre mot l'adjectif "funèbre" pourrait qualifier.
"Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts!
J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours." Une hypallage est bonne?
Je ne vois pas d'autre terme du texte pouvant être qualifié par "funèbres"… qui a son sens de "qui évoque la mort, qui inspire une profonde tristesse".
Donc, à mon sens, pas vraiment d'hypallage.
Mais tu auras peut-être d'autres avis…
Merci beaucoup, quand même
😞😞😞
Jehan a écrit :Bonjour.
Oui, il se pourrait bien que ce soit une hypallage…
Mais pour en être sûr, il faudrait connaître la phrase complète, pour voir quel autre mot l'adjectif "funèbre" pourrait qualifier.
J'ai souvent entendu des profs de français dire " un hypallage ", et d'un souvenir, les deux sont admissibles. Véridique ou non ?
Je verrais bien là une hypallage qui consiste à attribuer à un être ou une chose des qualités qui appartiennent à un autre être ou à une autre chose.
Le bruit des haches qui abattent des arbres ou fendent du bois est peut-être sourd, rythmé… S'il est funèbre, c'est par assimilation, en raison de la mélancolie du poète. Une telle épithète ne serait sans doute pas employée par un agriculteur ou un bûcheron. La tristesse du poète évoque donc la hache du bourreau. Si ce n'est pas une hypallage, c'est un qualificatif à forte charge affective et à valeur métaphorique.
Je ne comprends pas. Alors, c'est une faute?
Le mot grec d'origine,
hupallagê, est féminin, et tous les dictionnaires donnent
hypallage féminin. Mais par fausse analogie avec les mots dérivés en -age (langage, ramage, etc.) la tentation est grande de le masculiniser. Ce qui est arrivé d'ailleurs à d'excellents écrivains. Mais les dictionnaires signalent ce masculin comme une erreur, que ce soit le TLF citant GIDE :
"J'y tenais beaucoup [à ce poème], encore que Marcel Drouin en critiquât la première phrase où il voyait un fâcheux hypallage (?) que pourtant je défendais.", le petit Robert citant GAUTIER :
"Le mot lorette transporte, par un[sic]hypallage hardi, le nom du quartier [Notre-Dame de Lorette]
à la personne." ou encore le Robert des difficultés :
Genre. Fém. Les erreurs sont fréquentes : Les hypallages subtils (QUENEAU).
Mais, je ne dois pas écrire un/une hypallage dans ce passage?