Ne parlons pas de logique et de raisonnement mais plutôt de stéréotypes, de préjugés, reproduction de schémas et de conduites sociales. On peut chercher ce qu'en disent les sociologues sur le net. Les explications psychologiques sur l'orientation des filles ont fait long feu.
Dans certains pays anglo-saxons il y a des expériences et des études sur de longues périodes (une dizaine d'années). Par exemple les classes non mixtes faciliteraient l'adoption de parcours scientifiques par les filles ainsi que leur réussite à l'université dans ces domaines. Cela fait débat aux USA, au Canada, en Grande Bretagne.
A propos de la réussite masculine dans les postes les plus élevés, on a commencé assez récemment à parler de plafond de verre qui bloquerait l'accès de ces postes aux femmes.
tassure a écrit :remarque: je ne suis pas en france mais au sénégal 😉
Désolée Remarque c'est partout pareil! L'homme au travail, la femme au foyer, voilà les représentations sociétales dont nous avons tous hérité.
Que les gens qui osent dire que L c'est pas compliqué se voient remettre chacun un exemplaire dédicacé de Figures III avec l'obligation d'en faire un compte-rendu complet et exact pour la semaine suivante.
Ne tombons pas non plus dans l'exagération. Rares sont ceux qui ont lu Genette au lycée (même en L =p), plus rares encore ceux qui l'on compris.
Incroyable qu'il faille recourir à d'obscures études sur la prétendue taille du cerveau des hommes et des femmes pour expliquer les différences! Alors que tout depuis la minute où un bébé naît, dans le comportement des parents, ce qu'ils vont lui dire, lui montrer comme modèle, ce que la société va véhiculer à ses yeux tout au long de son éducation, tout cela concourt, à tout moment, à fixer des schémas mentaux. Si le physiologique a peut-être un rôle, qui n'a jamais été établi d'ailleurs de manière irréfutable, le culturel est tellement massivement évident et permanent qu'on ne peut pas passer à côté. Il suffit de regarder les rayons jouets des garçon et des filles pour comprendre comment ça fonctionne. Je brise peut-être des illusions, mais nos "goûts" sont surtout les produits de notre environnement culturel. D'ailleurs, les plus récentes études sur le cerveau montrent que sa faculté essentielle est de s'adapter à l'usage qu'on en fait: les sphères du langage, ou de la technique, plus développées chez les uns ou les autres, seraient donc non la cause, mais la conséquence des différences de comportements sexués.
Ensuite, il est établi que proportionnellement, les filles réussissent mieux dans les concours scientifiques et les garçons dans les concours littéraires, sans doute parce qu'il leur a fallu dépasser un certain nombre de préjugés, et être donc globalement plus motivés pour se retrouver dans ces sections où ils et elles sont minoritaires.
Heureusement que ces représentations sociétales tendent à s'effacer, devoralyce 😉
Je profite de cette discussion pour poser une question qui me turlupine depuis un certain temps: Est-ce qu'il y a plus de garçons en prépa B/L (prépa littéraire avec des maths) qu'en prépa A/L?
Je voudrais aller en prépa B/L l'année prochaine et ça me ferait très plaisir que la gente masculine soit raisonnablement bien représentée dans cette filière (eheheh).
J'ai toujours plus ou moins été une fille manquée. Au lycée, la majorité des gens de mon entourage pensaient que j'étais homosexuel.
(Ne me remerciez pas tous à la fois pour ma participation à ce sujet… 😜)
Muriel a écrit :Les garçons ne savent pas connecter les choses entre elles, sauf exceptions, bien sûr… Et toutes les exceptions sont sur ce forum ! =D Bonsoir les garçons ! 🆒
Décidément, Muriel est une femme parfaite
Je profite de cette discussion pour poser une question qui me turlupine depuis un certain temps: Est-ce qu'il y a plus de garçons en prépa B/L (prépa littéraire avec des maths) qu'en prépa A/L?
Je voudrais aller en prépa B/L l'année prochaine et ça me ferait très plaisir que la gente masculine soit raisonnablement bien représentée dans cette filière (eheheh).
Tout dépend des promos mais chez nous, parité relative en hypo et majorité de garçon passant en khâgne.
Merci pour l'info!
J'ai l'habitude des classes à majorité masculine (S oblige…), il me sera plus facile de m'adapter si je vais en B/L.
Oh, on s'adapte très vite à des classes féminines ! :roll:
Ceres a écrit :Que les gens qui osent dire que L c'est pas compliqué se voient remettre chacun un exemplaire dédicacé de Figures III avec l'obligation d'en faire un compte-rendu complet et exact pour la semaine suivante.
Ne tombons pas non plus dans l'exagération. Rares sont ceux qui ont lu Genette au lycée (même en L =p), plus rares encore ceux qui l'on compris.
L'exagération était voulue 😉 Genette est bien le contre-exemple parfait du cliché "la littérature c'est pour les feignasses et les sans-cervelle".
(J'avoue, même moi qui ai passé deux ans sur un mémoire de narrato, j'ai mis ces deux ans à vraiment comprendre où il voulait en venir!)
Heureusement que ces représentations sociétales tendent à s'effacer, devoralyce 😉
Heureusement oui… même si les commentaires au sujet des catégorisations femmes/hommes laissent encore penser qu'elles sont encore bien présentes dans l'inconscient collectif.
L'effacement ne sera vraiment effectif qu'à partir du moment où on cessera de nous demander je ne sais combien de fois si l'on est un homme ou bien une femme, où la transgénéricité et le transexualisme seront retirées de la liste des maladies mentales établie par l'OMS (car oui, ils y sont
https://www.agoravox.fr/actualites/actu-en-bref/article/la-france-appelle-l-oms-a-retirer-75232 encore) et où on arrêtera de regarder les filles masculines et les garçons efféminés comme des extraterrestres. Enfin je ne me plains pas non plus, les choses évoluent, c'est certain =)
Bon j'ai un peu dévié, mais pour dire, il me semble que le problème de fond est là : on enferme encore trop les gens dans des représentations mentales de "la fille" (douce, émotive et surtout belle et propre sur elle) et du "garçon" (bricoleur, qui aime le foot, viriiiil en somme). D'où probablement la question du départ. Après, il ne tient qu'à nous de gommer ces carcans mentaux qui font plus de mal que de bien.
oui il faut qu'on arrete les cliches