Bonjour,
étant actuellement en train de rédiger un plan à la dissertation " La vie de Meursault est-elle absurde ", je peine quelque peu dans la logique de mon plan.
I ) Dans cette partie, je traiterai l'aspect technique de l'oeuvre, comment est mise par le texte cette absurdité de Meursault et d'autres points.
En fait, c'est davantage dans la liaison des 2 et 3è sous-parties que je manque de cohérence;
II ) Une prise de conscience face à la mort
a ) Les " situations-limites " comme prise de conscience
b ) Un conflit métaphysique : refus de Dieu car contingence de la vie
c) la philosophie camusienne ( sous partie dans laquelle je développerai la fin de l'oeuvre, qui représente à juste titre les idées de camus )
III ) Dénonciation de la société
a ) culte de la vérité donc dénonciation de la " justice "
b ) refus des conventions sociales.
C'est pour l'instant une esquisse de plan dans laquelle j'ai présenté les points essentiels que je souhaiterais traiter, cependant je vois bien que quelque chose cloche dans les parties 2 / 3.
Pourriez-vous m'aider ? Merci 🙂
Bonjour Freeze,
Freeze a écrit :I ) Dans cette partie, je traiterai l'aspect technique de l'oeuvre, comment est mise par le texte cette absurdité de Meursault et d'autres points.
Je commencerai par te dire, qu'à mon avis tu ne devrais pas construire ton plan avec d'emblée un partie sur " l'aspect technique " , à vrai dire je ne pense pas que se soit la meilleure solution. Selon moi tu devrais plus te focaliser sur le parcours de la vie de Meursault. C'est un personnage qui évolue, tout au long de l'histoire, je pense que tu m'accordes au moins ce point. Donc je pense, que face à ton sujet tu devrais établir un plan presque "chronologique" , qui en fait répondra à ta question. Je vois que dans ton II et ton III, qui fonctionnent avec ce que je viens de te conseiller, tu as véritablement ressorti tous les points essentiels à traiter.
Freeze a écrit :a ) Les " situations-limites " comme prise de conscience
Peux-tu m'indiquer ce que tu entends pas ces "situations-limites" ? Je connais bien l'oeuvre je devrais pouvoir comprendre assez facilement.
Ensuite, il est vrai qu'un petit "cafouillage" apparait dans tes sous-parties des deux dernières parties. Es-tu certain de pouvoir traiter de la métaphysique dans une sous-partie complète ? Je ne crois pas que Camus la vise énormément, il fait passer l'idée, mais ce n'est pas le but premier de l'Etranger. J'ai vu que tu comptes parler de la philosophie camusienne comme tu dis, cependant, dans tout ton plan je n'ai vu aucune fois le mot "ABSURDE", c'est le pilier de l'oeuvre et de la philosophie de Camus ici.
En résumé, tu devrais revoir ton I, et plutôt lui consacrer le Meursault du début de l'oeuvre, le Meursault avant les prises de consciences, le personnage éteint, sans sentiments etc… Toutes les caractéristiques que l'on relève du personnage à l'état "brut", soit avant son évolution. Puis pour ton II je te conseillerai de te limiter à 2 sous-parties, pour le a) j'attends ton explication et pour les b) et c) fusionne-les, sachant que ce que tu comptais dire dans le c), concernant la philosophie de Camus, tu devras en garder pour le III. C'est ce qui fera ta transition entre ces deux dernières parties.
J'espère que je t'ai aidé, si tu n'es pas d'accord sur des choses que j'ai dites n'hésite pas à me le dire, je veux bien en discuter. Et je continue à t'aider si tu en as besoin.
En attendant ta réponse,
Amicalement,
Euphé.
Merci de ton aide 🙂
Très bien pour le I, je commencerai donc sur les thèmes principaux de sa vie absurde, cependant je tiens quand même à accorder un point sur la technique de l'oeuvre, est-ce déconseillé pour une dissertation ?
Les " situations-limites " ( Jaspers ) sont les situations dans lesquelles Meursault se voit confronté à la mort. J'estime qu'il prend conscience de sa vie dès lors sa mort annoncée.
Dans la partie du " conflit métaphysique ", j'entends traiter les rapports entretenus avec Dieu ( prédominance du soleil, " rituel " lors de l'assassinat, refus de discuter avec le juge sur le pardon en dieu car valorisation de la pensée subjective, bafouement de l'aumônier ), ce qui amènerait dans un autre point à la philosophie athée de Camus.
La partie 3 fait-elle office de synthèse " correcte " ?
Merci de tes réponses 🙂
Je ne sais pas si c'est "déconseillé" mais tu ne pouvais pas y consacrer toute un partie. Cependant que tu en parles, n'est pas mauvais, c'est plutôt intéressant, mais n'oublie pas de faire le lien entre le côté technique et le contenu.
Pour les "situations-limites", c'est bon, c'est même très bon, à condition que tu saches être pointilleux dans ton explication et citer les bons moment de l'oeuvre en rapport avec.
Pour la métaphysique, c'est bien ce que je te dis, il en parle mais ce n'est pas non plus LE sujet, donc parle-en, bien même, mais intègre-le avec la philosophie, c'en est de toute façon.
Pour ton III, tu peux ou non en faire un synthèse. En réalité, il traite une autre façade de l'oeuvre, la société. Mais, sa critique de la société cohabite avec sa philosophie de l'absurde, elle met en valeur l'absurdité de Meursault. Donc tu peux synthétiser ET la situation de Meursault ET la philosophie de l'absurde, à travers la dénonciation de la société.
Donc pour résumer, pourrais tu me présenter les parties II et III de la manière que tu les conçois ? Merci 🙂
II) Prise de conscience de l'absurde.
a) Les " situations-limites " , une prise de conscience.
b) La vie, la religion, dans une philosophie de l'absurde.
III) Critique de la société.
a) Culte de la vérité, dénonciation de la "justice"
=> La justice se révèle elle aussi absurde.
b) Des conventions sociales refusées, par leur absurdité.
( C'est bien Meursault qui mène le fil de la prise de conscience de l'absurde.)
Je pense que ça devrait marcher ainsi…
Très bien, merci de ton aide 🙂
J'avais besoin d'un sérieux remaniement de logique !
De rien, ça me fait plaisir. Et puis tu avais déjà une très bonne matière !
Amicalement,
Euphé. Définition de l'absurde par Camus :
"Ce n'est pas le monde qui est absurde mais la confrontation de son caractère irrationnel et de ce désir éperdu de clarté dont l'appel résonne au plus profond de l'homme."