Revalorisation de la série littéraire au lycée
73 réponses · Page 1 / 4
Que pensez vous de la "revalorisation"de la série littéraire au lycée avec par exemple m'insertion du droit comme enseignement de spécialité , la suppression radical des mathématique, le supplément d'heures de langues et une(faible) diminution de l'enseignement de la littérature.
Je trouve que trop d'élèves s'orientent par défaut en série littéraire faute de leur niveau en maths,
que la série littéraire devrait un véritable choix pour ceux qui y entrent et non un moyen d'éviter les mathématiques et la suppresion de l'enseignement des maths va accentuer ce fait.
On reproche souvent à la série littéraire le peu de débouchés possibles,
mais cela est faux. Le nombre de bachelier littéraire diminuant chaque année,
la série littéraire est en voie d'extinction et ne représente aujourd'hui un peu plus de 10% des lycéens. C'est ainsi que les bacheliers littéraires sont de plus en plus recherchés.
Leur sens de l'analyse, leur qualité d'expression, leur curiosité sont des qualités à mettre en avant.
Le profil lettre mathématique ouvre autant de portes que la série économique qui connait une vive augmentation des effectifs au détriment de la série littéraire.
La série littéraire ferme peut être des portes mais ouvre tellement l'esprit.
Et vous qu' en pensez vous?
Vous pouvez consulter le projet de la revalorisation de la série littéraire en tapant "revalorisation de la série littéraire" sur google et cliqué sur le premier site:
media.education.gouv.fr/file/63/8/3638.pdf
Au lieu de rajouter des heures en anglais ou en espagnol, on ferait bien de revoir la méthode d'enseignement et prendre exemple sur les allemands ou les finlandais ! Jamais de ma vie je n'ai vu de cours aussi peu utiles que les cours d'anglais ou d'espagnols.
La spécialité droit semble, a priori, intéressante ceci dit !
Je suis d'accord pour ce qui concerne l'enseignement des langues, il est effarant de voir à quel point il est peu efficace. C'est vrai que de ce point de vue, on pourrait aller piquer des "trucs" à nos voisins.
C'est une bonne idée que de chercher à valoriser la filière littéraire, mais je ne suis pas convaincue du fait que supprimer totalement les mathématiques soit une stratégie intelligente. Au contraire, ce qui serait bien, c'est que la filière littéraire offre un enseignement solide dans les matières scientifiques - comme c'était le cas je crois il y a quelques années - pour permettre à ses élèves d'avoir un choix d'orientations plus large après le bac. Et puis aussi parce qu'avoir une culture scientifique, c'est utile même pour des études spécifiquement littéraires ; je pense particulièrement à la philo.
Je suis entièrement d'accord ! La revalorisation est nécessaire et passe par une élévation du niveau en science. La suppression des sciences aura l'effet inverse.
A mon lycée… c'est assez comique la vision qu'on a de cette réforme. ( Ce que je partage assez dans l'ensemble )
" La filière S aura histoire-géo en option facultative, soit pas mal d'élèves qui le prendront surement et auront des meilleures notes. Libere ceux qui ne sont pas doués en matières littéraires, mais valorisent ceux qui sont bons " partout". "
" La filière L n'aura pu de mathématiques, et devient encore plus simple que STG et ST2S réunit pour les bases de sciences." ( chacun ayant 3h de math )…
N'est-ce pas paradoxal de dire que c'est la filière qui ouvre l'esprit si c'est pour en faire moins? . Cela ne choque personne que les ES ont les mêmes cours que les L en histoire… ou que les S puissent faire des études de lettres.
Personnellement, c'est le manque de culture scientifiques des L qui me choque alors qu'un S il y a le bagage littéraire assez conséquent. Histoire-Géo 2h30 en terminale, 3h en première ; français 4h en première, philo 3h en terminale, 2h de LV1 et LV2 en première et terminale… face à 45 min de SVT et 45 min de physique-chimie en première et 2h de " math-info ". Que cela plaise ou non : les mathématiques sont utiles dans pas mal de disciplines de sciences humaines. Et c'est cela qui "ferme les portes" justement. Un L n'est pas polyvalent, il est considéré comme généraliste à sa sortie de baccalauréat. Un S ou ES est - normalement - polyvalent autant en lettres que sciences ( sociales ou expérimentales ).
Les langues, pourquoi pas? Le droit également? ( Beaucoup de L veulent faire du droit sans jamais en avoir fait ) Mais le manque de matières scientifiques - du moins des maths - sera toujours un barrage. C'est pour cela que ceux avec l'option mathématiques sont souvent mieux vus.
Après je suis dans un milieu de S, donc c'est juste un avis qu'on partage de l'extérieure de la filière L . Et forcément… on est abasourdit par le manque de bases mathématiques. Quand je dis bases, c'est paniquer devant des chiffres de géographie sans calculette pour estimer un %.
J'espère me tromper mais très certainement la spécialité droit sera une spécialité m'as-tu-vu, creuse et sans initiation véritable au droit tel qu'il s'enseigne à l'université, une sorte de baratin Science Po-Style où l'on donne l'illusion de maîtriser une discipline sans connaissances techniques par une rhétorique de bonimenteur. Une sorte de bouillabaisse interdisciplinaire, une de plus après l'ECJS, les minables enseignements d'exploration de seconde et les TPE. Il semblerait d'ailleurs que ce soit les professeurs d'histoire-géographie qui en auraient la charge (et pas les enseignants qui ont une véritable formation juridique comme les enseignants d'éco-droit qui interviennent en série technologique); il faut bien leur donner un os à ronger après la suppression des heures en TS.
oui ce sont l'absence de mathématiques qui ferme les portes en L
ET JUSTEMENT le profil lettre-mathématiques permet d'y remédier.
Les mathématiques sont indispensables ,elles apportent la logique la rigueur et une meilleure structure de la pensée. Supprimer cet enseignement c'est supprimer déjà le peu de débouchés accessibles.
Varney a écrit :J'espère me tromper mais très certainement la spécialité droit sera une spécialité m'as-tu-vu, creuse et sans initiation véritable au droit tel qu'il s'enseigne à l'université, une sorte de baratin Science Po-Style où l'on donne l'illusion de maîtriser une discipline sans connaissances techniques par une rhétorique de bonimenteur. Une sorte de bouillabaisse interdisciplinaire, une de plus après l'ECJS, les minables enseignements d'exploration de seconde et les TPE. Il semblerait d'ailleurs que ce soit les professeurs d'histoire-géographie qui en auraient la charge (et pas les enseignants qui ont une véritable formation juridique comme les enseignants d'éco-droit qui interviennent en série technologique); il faut bien leur donner un os à ronger après la suppression des heures en TS.
Oui parce que justement la matière ne se nommera pas "droit" mais "droits et grands enjeux internationaux", il me semble, ou un truc avoisinant.
Faire une spécialité à partir d'un enseignement qui n'est disponible qu'en terminale, c'est débile. Il faudrait une initiation en première, pour pouvoir être sûr de son choix.
Il y a du bon et du mauvais dans cette réforme (pour ma part surtout du mauvais je trouve; ceci-dit si on ne propose jamais de changement, pas d'améliorations en vue… je vais donc m'évertuer à ne pas critiquer trop durement cette réforme)!
Je suis en TL et la question des débouchés se pose tous les jours depuis le début de l'année; je m'accorde à dire qu'il y en a très peu et que sans véritable motivation c'est une voie de garage! Il faudrait donc éviter à l'avenir de la considérer comme une zone de "tri" où l'on jette les trop faibles pour aller en S, les motivés par rien et les élèves que l'on n'ose pas envoyer en filière technologique (alors qu'il n'y a rien d'honteux à cela, beaucoup se plaisent très bien en BTS ensuite car c'est du concret, ce qu'ils veulent véritablement faire!)… Ajouter un peu de droit par ci, un peu de culture G par là va tout simplement appuyer un peu plus la mauvaise presse actuelle de cette série: une "diversité" des matières (apparente seulement) qui accueillera les élèves qui ne savent pas trop quoi faire, pas motivés qui se disent "on verra bien, il y a un peu de tout, au pire on ne choisit pas maintenant, j'ai donc encore du temps pour choisir"). D'autant plus que vu le temps restreint qui leur est accordé ça apparaît plus comme des heures de découvertes (style ECJS) qui n'aboutissent pas au final à grand chose et dont on se souvient à peine des années plus tard…
Rajouter deux ou trois heures de langues ne va pas changer beaucoup à la situation: il ne faut pas plus de temps mais plus de méthode pour redorer le blason de cette filière! De la pratique (au sens concret), j'entends par là dialogue véritable et fréquent avec des natifs, séjours assez longs à l'étranger, et ouverture sur la culture concernée (lectures, recherches, exposés DANS LA LANGUE, l'effort est dur mais le gain énorme…). Un point positif pour la réforme donc: les heures de littérature étrangère pour tous (et pas seulement pour les "compléments", l'élite Lienne des langues!). Mais pourquoi supprimer des heures de littérature en TL? Déjà qu'on en a bien peu: pauvres de vous futurs L! C'est paradoxal comme position: on veut faire de la filière littéraire une nouvelle "filière-élite" mais on lui supprime une partie de ce qui lui permettrait de l'être justement… (cohérence?)
Supprimer les maths? Mauvaise solution! Avoir des options "maths, chimie ou SVT lourdes" en L dans la majorité des lycées pourrait être une bonne solution pour rééquilibrer la balance entre les séries. De nombreux littéraires dans l'âme s'orientent en S parce que la diversité des matières est conservée et vraie. De plus ce sont souvent de bons élèves qui pourraient booster des classes de L en perte de vitesse (ceci dit il y a des très bons littéraires en L n'abusons pas non plus!). On leur dit que c'est seulement là qu'ils vont réussir, qu'ils auront des chances de prétendre à un avenir décent (Mère Patrie tu es de plus en plus tournée vers le gain je trouve… ), il y a de quoi être attiré c'est sûr!
Enfin pourquoi ne pas imposer au moins une langue ancienne (élève au choix confirmé ou débutant pour ne laisser personne sur le bord de la route); ça c'est de l'ouverture culturelle! Une approche assez ludique (hmmm les belles déclinaisons!) de la langue d'aujourd'hui au travers des racines de la plupart des mots, des références qui permettent d'appréhender la littérature le plus aisément possible, une approche de la philosophie et une confrontation constante avec l'histoire!
En Italie, le liceo classico correspond à la plupart de ces exigences, et c'est loin d'être une voie de garage. Mais assez débattu, pour moi le véritable problème ça n'est pas tant la série dans laquelle on est mais les chances de réussir au départ; et ce qu'on entre en S, L, ES ou STG! A Henri IV ou Louis le Grand j'imagine qu'être en L n'est pas un désavantage bien au contraire, la série y est comme les autres séries une aire de stockage des futurs énarques, normaliens, universitaires, polytechniciens et autres dénominations prestigieuses…
Après tout ce petit exposé je m'en retourne à mes fourneaux car j'ai un bac sur le feu!
Enfin pourquoi ne pas imposer au moins une langue ancienne (élève au choix confirmé ou débutant pour ne laisser personne sur le bord de la route); ça c'est de l'ouverture culturelle!
+ 1.
C'est sur que c'est ce genre de chose qui rendrait la filière littéraire… tout bêtement une filière littéraire! Actuellement, il n'y a pas de véritable spécificité à la filière L. Langue renforcée? Possible avec ES et S via DNL ou autres options facultatives. Une langue ancienne à l'écrit obligatoire avec possibilité de le passer aussi à l'oral en option facultatif serait un véritable bonus. Je rajouterais la philo dès la première - comme dans certains lycées.
J'entends par là dialogue véritable et fréquent avec des natifs, séjours assez longs à l'étranger
Ca, ça dépend du lycée pas de l'état. Ceux en LV1 anglais on put partir trois semaines aux USA en septembre ( en famille d'acceuil tout le long ); en Angleterre pour deux semaines ( de même ), en Ecosse deux semaines ( de même ) et Norvège ( dans des familles anglophones pour 10 jours ). Moi-même en LV1 italien, je suis partie deux semaines en Italie dont plus d'une semaine en famille italienne. Ceux en DNL allemand et espagnol, partent également trois semaines en famille. Je précise que je suis en S, pas en L. Cependant, les voyages sont communs aux trois sections générales.
Pourquoi pas quelques cours de grammaire et orthographe en seconde ?
Ceres a écrit :Pourquoi pas quelques cours de grammaire et orthographe en seconde ?
Il y a déjà eu 9 ans de scolarité (primaire + collège) pour les apprendre… Ça ne fera que retarder le moment où on se concentrera sur la littérature, et retarder (encore…) le moment où on pourra quitter le système scolaire avec un diplôme qui vaut quelque chose.
Je n'ai pas suivi les dernières actualités sur la réforme de la série littéraire, donc je m'adresse à vous. Quelqu'un sait-il si l'enseignement de la littérature va être modifié? J'ai cru comprendre qu'il y en aurait moins pour laisser la place à de la littérature étrangère, ce qui me semble une très bonne idée.
Parce que à mon sens, la littérature, telle qu'elle est enseignée aujourd'hui, est tout à fait inefficace. Avec seulement 4h par semaine pour aborder quatre oeuvres, aucune d'elles n'est vraiment approfondie, l'étude effleure à peine le contenu de l'oeuvre. De plus j'ai du mal à comprendre l'intérêt de l'exercice: ma prof prétend que nous devons faire "deux dissertation en deux heures", pourtant je suis bien consciente que ce qu'elle nous demande n'a strictement aucun rapport avec une dissertation. Donc je dois dire que cet enseignement m'a beaucoup déçue, même si c'est peut-être dû au contraste entre mon merveilleux prof de 1ère et celle de terminale. J'espère en tout cas qu'il sera modifié avec la réforme.
Pour ce qui est de la désaffection de la série L, je pense effectivement que le manque de culture scientifique y est pour beaucoup. Les S sortent effectivement du lycée avec un bagage littéraire solide. Dans ma classe de latin par exemple, la grande majorité des élèves sont en S, et mon prof a déjà eu des années sans aucun L …
Et concernant les langues, je suis effarée que les professeurs de mon lycée espèrent nous apprendre à nous débrouiller dans une langue étrangère en abandonnant complètement la grammaire! Il me semble que grammaire et conversation doivent être privilégiés, laissant un petit peu de coté le système très scolaire du commentaire de texte.
En règle général je trouve que le lycée fonctionne à l'envers. On y passe trois ans (c'est surtout vrai pour la 1ère et la terminale) dans l'unique but de préparer notre bac. Ne devrait-on pas plutôt y passer trois ans à s'instruire, et le bac être une validation des acquis?
Trialph a écrit :Ceres a écrit :Pourquoi pas quelques cours de grammaire et orthographe en seconde ?
Il y a déjà eu 9 ans de scolarité (primaire + collège) pour les apprendre… Ça ne fera que retarder le moment où on se concentrera sur la littérature, et retarder (encore…) le moment où on pourra quitter le système scolaire avec un diplôme qui vaut quelque chose.
Entièrement d'accord, seule la littérature est primordiale à partir de la seconde.
En êtes-vous vraiment sûrs ? Je crois que certains y auraient gagné :roll:.
A eux de voir.
Ceres a écrit :En êtes-vous vraiment sûrs ? Je crois que certains y auraient gagné :roll:.
A eux de voir.
Ce n'est pas grave, ils écriront comme des cochons, mais parleront de littérature. 😜
Les modifications apportées sont ridicules, et pardonnez-moi le terme employé, puériles de la part de l'Education Nationale (non mais supprimer l'Histoire et la Géographie en S?).
Le seul point d'achoppement étant les mathématiques, créer une section sans maths n'arrange pas les choses puisqu'elles sont requises un peu partout…
En fait, il faudrait complètement modifier le lycée à partir de la Première ; je sais tous les lycées ne pourront suivre cette réforme mais…
La philosophie et les maths doivent constituer un socle commun à tous les élèves (avec les langues vivantes et l'EPS), les autres matières (SES, Physique-Chimie, SVT, Hist-Géo…) relevant du choix des élèves et de l'avis des professeurs.
Certes, la filière L offre de nombreux débouchés mais les places sont très limitées, contrairement aux deux autres filières plus générales (merci les maths…) et aux places relativement nombreuses…
Pas trop d'accord pour l'EPS, mais ça n'engage que moi c'est juste histoire de se détendre donc ça ne devrait pas être obligatoire je pense.
misterheal a écrit :Pas trop d'accord pour l'EPS, mais ça n'engage que moi c'est juste histoire de se détendre donc ça ne devrait pas être obligatoire je pense.
Se détendre ? Je pense que seul un nombre ridicule d'élèves prennent du plaisir à courir. En tout cas, la supprimer serait stupide, étant donné que cette matière constitue pour la plupart la seule activité physique indispensable. Quant au reste qui en pratique une extra-scolairement, il y a fort à parier que ce sont ces différentes initiations qui ont pu donner goût au sport concerné.
Trialph a écrit :Ceres a écrit :Pourquoi pas quelques cours de grammaire et orthographe en seconde ?
Il y a déjà eu 9 ans de scolarité (primaire + collège) pour les apprendre… Ça ne fera que retarder le moment où on se concentrera sur la littérature, et retarder (encore…) le moment où on pourra quitter le système scolaire avec un diplôme qui vaut quelque chose.
Oui, et on se retrouve en Terminale Littéraire avec des élèves qui ne savent pas construire une phrase syntaxiquement correcte et faire moins de dix fautes par page.
L'enseignement de la grammaire et de l'orthographe dure peut-être longtemps, mais est là encore d'une nullité affligeante. Alors faire des cours de (re)mise à niveau même au lycée ben… c'est pas forcément idiot. Le mieux serait toutefois de faire en sorte que l'enseignement de la grammaire et de l'orthographe soit plus efficace en primaire et au collège. Ah, et que les élèves lisent plus. Ça aide.