Marivaux, La Double Inconstance, acte I, scène 4

Entraide scolaire

17 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous,
Je cherche à savoir si mon plan de commentaire est juste pour cette scène de la pièce de Marivaux, la double inconstance:

TRIVELIN
Savez-vous bien que le mariage que je vous propose vous acquerra l'amitié du Prince ?
ARLEQUIN
Bon ! mon ami ne serait pas seulement mon camarade.
TRIVELIN
Mais les richesses que vous promet cette amitié ?
ARLEQUIN
On n'a que faire de toutes ces babioles-là, quand on se porte bien, qu'on a bon appétit et de quoi vivre.
TRIVELIN
Vous ignorez le prix de ce que vous refusez.
ARLEQUIN, d'un air négligent.
C'est à cause de cela que je n'y perds rien.
TRIVELIN
Maison à la ville, maison à la campagne.
ARLEQUIN
Ah, que cela est beau ! il n'y a qu'une chose qui m'embarrasse ; qui est-ce qui habitera ma maison de ville, quand je serai à ma maison de campagne ?
TRIVELIN
Parbleu, vos valets !
ARLEQUIN
Mes valets ? Qu'ai-je besoin de faire fortune pour ces canailles-là ? Je ne pourrai donc pas les habiter toutes à la fois ?
TRIVELIN, riant.
Non, que je pense ; vous ne serez pas en deux endroits en même temps.
ARLEQUIN
Eh bien, innocent que vous êtes, si je n'ai pas ce secret-là, il est inutile d'avoir deux maisons.
TRIVELIN
Quand il vous plaira, vous irez de l'une à l'autre.
ARLEQUIN
À ce compte, je donnerai donc ma maîtresse pour avoir le plaisir de déménager souvent ?
TRIVELIN
Mais rien ne vous touche, vous êtes bien étrange ! Cependant tout le monde est charmé d'avoir de grands appartements, nombre de domestiques…
ARLEQUIN
Il ne me faut qu'une chambre, je n'aime point à nourrir des fainéants, et je ne trouverai point de valet plus fidèle, plus affectionné à mon service que moi.
TRIVELIN
Je conviens que vous ne serez point en danger de mettre ce domestique-là dehors : mais ne seriez-vous pas sensible au plaisir d'avoir un bon équipage, un bon carrosse, sans parler de l'agrément d'être meublé superbement ?
ARLEQUIN
Vous êtes un grand nigaud, mon ami, de faire entrer Silvia en comparaison avec des meubles, un carrosse et des chevaux qui le traînent ; dites-moi, fait-on autre chose dans sa maison que s'asseoir, prendre ses repas et se coucher ? Eh bien, avec un bon lit, une bonne table, une douzaine de chaises de paille, ne suis-je pas bien meublé ? N'ai-je pas toutes mes commodités ? Oh, mais je n'ai point de carrosse ? Eh bien, (en montrant ses jambes) je ne verserai point. Ne voilà-t-il pas un équipage que ma mère m'a donné ? N'est-ce pas de bonnes jambes ? Eh, morbleu, il n'y a pas de raison à vous d'avoir une autre voiture que la mienne. Alerte, alerte, paresseux, laissez vos chevaux à tant d'honnêtes laboureurs qui n'en ont point, cela nous fera du pain ; vous marcherez, et vous n'aurez pas les gouttes.
TRIVELIN
Têtubleu ! vous êtes vif : si l'on vous en croyait, on ne pourrait fournir les hommes de souliers.
ARLEQUIN, brusquement.
Ils porteraient des sabots. Mais je commence à m'ennuyer de tous vos comptes1 ; vous m'avez promis de me montrer Silvia, et un honnête homme n'a que sa parole.
Et ma problématique et mon plan ont été:

Comment Marivaux dénonce-t-il l'avarice des courtisans de la cour royale?

Plan:
I- Trivelin, un opportuniste matérialiste
II- Arlequin, un altruiste modeste

Et merci d'avance!
Ben non… le plan proposé est à déconseiller pour un texte de théâtre. Ce dernier est fondé justement sur la confrontation dynamique des personnages. Les traiter gentiment l'un après l'autre montre que la caractéristique du genre est fondamentalement ignorée… Il faudrait peut-être s'interroger sur la question des registres utilisés et sur l'enjeu critique de la scène….
Je suis d'accord, et ce que tu proposais en I et II peut plutôt être réuni dans une sous partie "des personnages en opposition" par exemple.
Bonjour,
Je dois faire un commentaire du texte MArivaux, la double inconstance, acte1 scène 4
mais je n'arrive pas à trouver mes axes et ma problématique pouvez-vous m'aider s'il vous plait ?

TRIVELIN
Savez-vous bien que le mariage que je vous propose vous acquerra l'amitié du Prince ?
ARLEQUIN
Bon ! mon ami ne serait pas seulement mon camarade.
TRIVELIN
Mais les richesses que vous promet cette amitié ?
ARLEQUIN
On n'a que faire de toutes ces babioles-là, quand on se porte bien, qu'on a bon appétit et de quoi vivre.
TRIVELIN
Vous ignorez le prix de ce que vous refusez.
ARLEQUIN, d'un air négligent.
C'est à cause de cela que je n'y perds rien.
TRIVELIN
Maison à la ville, maison à la campagne.
ARLEQUIN
Ah, que cela est beau ! il n'y a qu'une chose qui m'embarrasse ; qui est-ce qui habitera ma maison de ville, quand je serai à ma maison de campagne ?
TRIVELIN
Parbleu, vos valets !
ARLEQUIN
Mes valets ? Qu'ai-je besoin de faire fortune pour ces canailles-là ? Je ne pourrai donc pas les habiter toutes à la fois ?
TRIVELIN, riant.
Non, que je pense ; vous ne serez pas en deux endroits en même temps.
ARLEQUIN
Eh bien, innocent que vous êtes, si je n'ai pas ce secret-là, il est inutile d'avoir deux maisons.
TRIVELIN
Quand il vous plaira, vous irez de l'une à l'autre.
ARLEQUIN
À ce compte, je donnerai donc ma maîtresse pour avoir le plaisir de déménager souvent ?
TRIVELIN
Mais rien ne vous touche, vous êtes bien étrange ! Cependant tout le monde est charmé d'avoir de grands appartements, nombre de domestiques…
ARLEQUIN
Il ne me faut qu'une chambre, je n'aime point à nourrir des fainéants, et je ne trouverai point de valet plus fidèle, plus affectionné à mon service que moi.
TRIVELIN
Je conviens que vous ne serez point en danger de mettre ce domestique-là dehors : mais ne seriez-vous pas sensible au plaisir d'avoir un bon équipage, un bon carrosse, sans parler de l'agrément d'être meublé superbement ?
ARLEQUIN
Vous êtes un grand nigaud, mon ami, de faire entrer Silvia en comparaison avec des meubles, un carrosse et des chevaux qui le traînent ; dites-moi, fait-on autre chose dans sa maison que s'asseoir, prendre ses repas et se coucher ? Eh bien, avec un bon lit, une bonne table, une douzaine de chaises de paille, ne suis-je pas bien meublé ? N'ai-je pas toutes mes commodités ? Oh, mais je n'ai point de carrosse ? Eh bien, (en montrant ses jambes) je ne verserai point. Ne voilà-t-il pas un équipage que ma mère m'a donné ? N'est-ce pas de bonnes jambes ? Eh, morbleu, il n'y a pas de raison à vous d'avoir une autre voiture que la mienne. Alerte, alerte, paresseux, laissez vos chevaux à tant d'honnêtes laboureurs qui n'en ont point, cela nous fera du pain ; vous marcherez, et vous n'aurez pas les gouttes.
TRIVELIN
Têtubleu ! vous êtes vif : si l'on vous en croyait, on ne pourrait fournir les hommes de souliers.
ARLEQUIN, brusquement.
Ils porteraient des sabots. Mais je commence à m'ennuyer de tous vos contes ; vous m'avez promis de me montrer Silvia, et un honnête homme n'a que sa parole.
Pour l'instant j'ai pensé au plan (mais je ne trouve pas de problématique avec) :
I] Deux manières de vivres opposées
-l’importance accordé a l’argent
-les charmes de la vie facile
II] Critique de la cour et éloge de la vie simple
-l’attitude de Trivelin
-le comportement d’arlequin
pouvez vous me dire si c'est cohérent ?
Oui, c'est cohérent mais cela ressemble fort à un plan donné en ligne.
ah et sinon vous avez une idée d'un autre plan ou une problématique ?
Un marché de dupe : Des biens contre ta promise.

Trivelin, le tentateur
Deux conceptions de la vie
Arlequin maître du jeu
Ce texte est tiré d'une pièce de théâtre. Il fat donc l'étudier en tant que telle. C'est une scène d'exposition. Que nous apprend-elle sur les personnages et l'intrigue ?
merci floreale pour le plan et comment je pourrais formuler la problématique ?


oui c'est une scène d'exposition, on apprend "a connaitre" les perso c'est à dire que Arlequin est plus épicurien qu'il aime la vie simple sans le luxe et la richesse, qu'il parle avec du langage familier, qu'il se moque des biens qu'on lui propose et de Trivelin. Après Trivelin est un personnage de la "riche catégorie" il utilise l'argument financier, il appartient à un monde où tout peut se régler matériellement mais après dans le texte trivelin est tourné au ridicule par arlequin, il lui coupe la parole, trivelin subit l'argumentation et ses réplqiues montrent que son niveau intellectuel est bas, il pense aussi enseigner des choses à arlequin comme le fait qu'on ne pas être à deux endroits en même temps.
Mais sur l'intrigue je ne sais pas
Relevez les indices.
c'est-à-dire ?
vous avez des exemples ?
La quatrième scène de l'acte I, est-ce encore une "scène d'exposition" ?
A votre avis ?
Jacques Scherer signale que l'exposition peut se terminer à l'acte II. C'est le cas notamment dans Andromaque. Voilà pour le raisonnement déductif. Cette scène 4 est la première où intervient Arlequin, voilà pour le raisonnement inductif.
Mon avis ? Mon humble avis ? 🙂
Dans Le Tartuffe, je considère la scène 1 de l'acte I comme la scène d'exposition même si Tartuffe fait son entrée triomphale dans la scène 2 de l'acte III.
Lisez Scherer !
Les expositions sont à géométrie variable : certaines sont complètes dès la scène 1 de l'acte I, d'autres s'étirent sur deux actes…
Lisez Scherer !
J'adore … 🙂
Lis Sénèque"
Réplique dans Art de Yasmina Réza.

A chacun ses lectures. 🙂 🙂
Effectivement, lisez Scherer c'est une démarche on ne peut plus déductive…
Seulement, il serait difficile de faire mieux dans ce domaine :
J. Scherer, La Dramaturgie classique (éd. revue et augmentée, préface de G. Forestier)
Pourquoi tenterais-je de répéter (et déformer…) avec mes pauvres mots ce qu'il expose si clairement ?

Donc, lisez la Dramaturgie classique en France et vous saurez tout ce qu'il y a à savoir sur l'exposition.