Bonjour à tous,
Je cherche à savoir si mon plan de commentaire est juste pour cette scène de la pièce de Marivaux, la double inconstance:
Comment Marivaux dénonce-t-il l'avarice des courtisans de la cour royale?
Plan:
I- Trivelin, un opportuniste matérialiste
II- Arlequin, un altruiste modeste
Et merci d'avance!
Je cherche à savoir si mon plan de commentaire est juste pour cette scène de la pièce de Marivaux, la double inconstance:
TRIVELINEt ma problématique et mon plan ont été:
Savez-vous bien que le mariage que je vous propose vous acquerra l'amitié du Prince ?
ARLEQUIN
Bon ! mon ami ne serait pas seulement mon camarade.
TRIVELIN
Mais les richesses que vous promet cette amitié ?
ARLEQUIN
On n'a que faire de toutes ces babioles-là, quand on se porte bien, qu'on a bon appétit et de quoi vivre.
TRIVELIN
Vous ignorez le prix de ce que vous refusez.
ARLEQUIN, d'un air négligent.
C'est à cause de cela que je n'y perds rien.
TRIVELIN
Maison à la ville, maison à la campagne.
ARLEQUIN
Ah, que cela est beau ! il n'y a qu'une chose qui m'embarrasse ; qui est-ce qui habitera ma maison de ville, quand je serai à ma maison de campagne ?
TRIVELIN
Parbleu, vos valets !
ARLEQUIN
Mes valets ? Qu'ai-je besoin de faire fortune pour ces canailles-là ? Je ne pourrai donc pas les habiter toutes à la fois ?
TRIVELIN, riant.
Non, que je pense ; vous ne serez pas en deux endroits en même temps.
ARLEQUIN
Eh bien, innocent que vous êtes, si je n'ai pas ce secret-là, il est inutile d'avoir deux maisons.
TRIVELIN
Quand il vous plaira, vous irez de l'une à l'autre.
ARLEQUIN
À ce compte, je donnerai donc ma maîtresse pour avoir le plaisir de déménager souvent ?
TRIVELIN
Mais rien ne vous touche, vous êtes bien étrange ! Cependant tout le monde est charmé d'avoir de grands appartements, nombre de domestiques…
ARLEQUIN
Il ne me faut qu'une chambre, je n'aime point à nourrir des fainéants, et je ne trouverai point de valet plus fidèle, plus affectionné à mon service que moi.
TRIVELIN
Je conviens que vous ne serez point en danger de mettre ce domestique-là dehors : mais ne seriez-vous pas sensible au plaisir d'avoir un bon équipage, un bon carrosse, sans parler de l'agrément d'être meublé superbement ?
ARLEQUIN
Vous êtes un grand nigaud, mon ami, de faire entrer Silvia en comparaison avec des meubles, un carrosse et des chevaux qui le traînent ; dites-moi, fait-on autre chose dans sa maison que s'asseoir, prendre ses repas et se coucher ? Eh bien, avec un bon lit, une bonne table, une douzaine de chaises de paille, ne suis-je pas bien meublé ? N'ai-je pas toutes mes commodités ? Oh, mais je n'ai point de carrosse ? Eh bien, (en montrant ses jambes) je ne verserai point. Ne voilà-t-il pas un équipage que ma mère m'a donné ? N'est-ce pas de bonnes jambes ? Eh, morbleu, il n'y a pas de raison à vous d'avoir une autre voiture que la mienne. Alerte, alerte, paresseux, laissez vos chevaux à tant d'honnêtes laboureurs qui n'en ont point, cela nous fera du pain ; vous marcherez, et vous n'aurez pas les gouttes.
TRIVELIN
Têtubleu ! vous êtes vif : si l'on vous en croyait, on ne pourrait fournir les hommes de souliers.
ARLEQUIN, brusquement.
Ils porteraient des sabots. Mais je commence à m'ennuyer de tous vos comptes1 ; vous m'avez promis de me montrer Silvia, et un honnête homme n'a que sa parole.
Comment Marivaux dénonce-t-il l'avarice des courtisans de la cour royale?
Plan:
I- Trivelin, un opportuniste matérialiste
II- Arlequin, un altruiste modeste
Et merci d'avance!



