Bonjour,
Peut-être le titre du topic ne convient pas exactement à mon interrogation, mais je ne vois pas comment l'interpréter en une seule phrase.
Je suis parti d'un constat : mes professeurs, et beaucoup d'intervenants du forum évoquent souvent leurs préférences personnelles en matière littéraire. Comme argument d'autorité, beaucoup expliquent que l'auteur a réussi à créer une œuvre dans des situations difficiles : soit son concept était innovateur pour son époque, soit culturellement (même aujourd'hui) il a su se détacher de ses origines pour créer une œuvre universelle.
Voici mon incompréhension : un livre qui est intéressant seulement du point de vue synchronique n'est pertinent qu'en fonction de l'étude d'une époque, ou d'une certaine admiration pour l'auteur. A partir du moment où ce qu'il dit est devenu du sens commun, on ne peut s'intéresser réellement au propos…
Or admirer un auteur (ou étudier une époque) ne me paraît pas une source d'intérêt intense (ou en tout cas de "plaisir"). Un livre classique qui a porté un avis tellement universel qu'il s'est incorporé aux mœurs peut-il véritablement être apprécié et pourquoi ? Y aurait-il quelque chose qui m'a échappé, un critère d'intérêt oublié ?
On pourrait alléguer que la prose de l'auteur suffit amplement. On devrait alors distinguer deux cas : les textes qui se veulent uniquement esthétiques (et dans ce cas, ils sont toujours parfaitement d'actualité), et les textes porteurs d'un message (l'esthétique me paraissant alors indissociable du message, la beauté du texte ne risque-t-elle pas d'être ternie par son sens déjà deviné d'avance ?). Et même si les seconds ne perdaient rien de leur beauté, ne vaudrait-il pas mieux lire les premiers, tant qu'à ne pas en savourer le sens ?
Peut-être le titre du topic ne convient pas exactement à mon interrogation, mais je ne vois pas comment l'interpréter en une seule phrase.
Je suis parti d'un constat : mes professeurs, et beaucoup d'intervenants du forum évoquent souvent leurs préférences personnelles en matière littéraire. Comme argument d'autorité, beaucoup expliquent que l'auteur a réussi à créer une œuvre dans des situations difficiles : soit son concept était innovateur pour son époque, soit culturellement (même aujourd'hui) il a su se détacher de ses origines pour créer une œuvre universelle.
Voici mon incompréhension : un livre qui est intéressant seulement du point de vue synchronique n'est pertinent qu'en fonction de l'étude d'une époque, ou d'une certaine admiration pour l'auteur. A partir du moment où ce qu'il dit est devenu du sens commun, on ne peut s'intéresser réellement au propos…
Or admirer un auteur (ou étudier une époque) ne me paraît pas une source d'intérêt intense (ou en tout cas de "plaisir"). Un livre classique qui a porté un avis tellement universel qu'il s'est incorporé aux mœurs peut-il véritablement être apprécié et pourquoi ? Y aurait-il quelque chose qui m'a échappé, un critère d'intérêt oublié ?
On pourrait alléguer que la prose de l'auteur suffit amplement. On devrait alors distinguer deux cas : les textes qui se veulent uniquement esthétiques (et dans ce cas, ils sont toujours parfaitement d'actualité), et les textes porteurs d'un message (l'esthétique me paraissant alors indissociable du message, la beauté du texte ne risque-t-elle pas d'être ternie par son sens déjà deviné d'avance ?). Et même si les seconds ne perdaient rien de leur beauté, ne vaudrait-il pas mieux lire les premiers, tant qu'à ne pas en savourer le sens ?



