Charles Ferdinand Ramuz, Passage du poète, chapitre XIII

Entraide scolaire

5 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour,

nous travaillons actuellement sur oeuvre de Ramuz, et il me faut analyser le chapitre XIII, sous la thématique de "l'hommage au vin" et "l'union/communion".

La première partie à est terminée, mais pour le thème de l'union et de la communion, je peine à comprendre la page 104 qui est déterminante…

Voici un lien vers la page:
https://www.google.com/search?hl=fr&tbm=bks&q=passage+du+poète+union+de+l%27esprit

J'aimerai surtout avoir un peu d'aide concernant ces deux points:
- Bovard lève son verre au fur et à mesure de son monologue et finit par dire: "à présent, cela nous dépasse". De quoi parle-t-il? Que représente le verre de vin?
- Il parle de "l'esprit, qui est là haut". Quelle message veut faire passer Ramuz à travers ce paragraphe?

Je suis sûr que ce court passage à pour thème l'union et la communion, mais je ne saurai pas expliquer ce qui les unis. (uniquement le vin? leur métier?)

Je remercie d'avance ceux qui prendront la peine de m'éclairer!
Bonjour Afkman,

Les pages en lien ne sont pas consultables.
Je vais donc émettre une hypothèse que je n'ai pu vérifier.

Le vin est un des deux signes sacramentels de la communion catholique et orthodoxe (l'eucharistie).
Le vin devient le sang du Christ offert pour le salut de l'Eglise (le corps du Christ).
Les Evangiles utilisent aussi souvent l'image de la grappe attachée au cep comme les hommes au Christ. La communion est le fruit de l'union au Christ qui rend les hommes frères entre eux…

La première allusion pourrait évoquer la transsubstantiation (transformation du vin en sang du Christ).
La deuxième se réfère peut-être à l'Esprit-Saint, émanation conjointe du Père et du Fils dans le mystère trinitaire.
Bonjour,

tout d'abord merci d'avoir répondu =)

J'ai pris note de la première interprétation, mais je pense que la levée du verre peut aussi avoir un lien avec le changement du comportement des personnages après le passage du poète.

Donc le livre raconte le passage d'un vannier dans les vignes suisses, et les changements qu'apporte ce vannier. Au départ, les paysans/vignerons sont individualiste, même au sein d'une même famille. Le passage du vannier (poète) apporte de la poésie dans le village, et "unis" les vignerons, qui, pour la majorité, changeront complètement (ils délaisseront la solitude, ne subiront plus leur travail etc.).

Bovard est le vigneron typique, persuadé que les hommes sont condamnés à exercer le même métier jour après jour et que seul la nature change "suivant les jours et les saisons". Mais depuis sa rencontre avec Besson (le vannier), il rapprend à garder son honneur, amour et ses vignes quoi qu'il arrive.

Dans le chapitre XIII, Bovard a deux invités chez lui, et ouvre une bouteille de son meilleur vin. Après avoir servi tout le monde, il commence à lever son verre tout en faisant l'éloge de la création du vin. Pour lui, le vin est issu de la collaboration de la nature (terre) avec les hommes. Le vin est issu "d'en bas" (il parle de la terre qui fourni les ressources pour le raisin, et à ce moment là, son vert n'est pas levé), et à présent "cela nous dépasse" (il tend le verre au dessus de lui).
Il y a un symbole derrière le "cela nous dépasse", mis a part que le vin est effectivement au dessus d'eux…

Et enfin, à la fin du chapitre, ils se taisent tous les trois, et baissent la tête devant ce qui "est plus grand que nous":
citation du dernier paragraphe du chapitre XIII, p.104 (4 phrases clés):
L'esprit, qui est là-haut, et nous élève à lui, mais seulement s'il veut. (…)
Hors de la nuit, hors de nous-mêmes. Jusqu'au parfait contentement, hors des tristesses, hors des soucis. Jusqu'à l'union, hors de la désunion ; jusqu'à la communion des hommes, hors de la séparation des hommes. Jusqu'à la vie, hors de la mort.
Voilà, j'espère que le contexte est un peu plus clair! =D
Bonjour,

Je confirme mon hypothèse.

J'ajoute que le vin est traditionnellement une boisson sacrée (voir les mystères de Dionysos et la Bible). Il est notamment le signe de l'alliance dans les noces de l'Agneau. Il est particulièrement reconnu comme tel au moment des noces de Cana. Le vin est le symbole donc du bonheur dans l'union mystique avec la personne divine.

Ramuz semble se référer sans cesse au symbolisme chrétien du vin "fruit de la terre et du travail des hommes" (prière sur les offrandes).

Quant au changement survenu après le passage du vannier, il pourrait bien s'agir de l'institution de l'eucharistie. "Faites ceci en mémoire de moi" a demandé le Christ au moment de la Cène.

Ce concours de références implicites est troublant.
Bonjour,

je commence enfin à saisir le passage. Merci beaucoup de ton aide!

Bonne continuation!
Cordialement,
Ivan