Suivre les cours d’agrégation en auditeur libre à l’ENS

La filière littéraire

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Pour Lyon, on parle d'auditeur libre. Pour Paris, l'étudiant admis sur dossier suit des cours en vue de l'obtention du diplôme de l'ENS.
Et on peut y être admis en n'étant pas passé par la prépa, ou seulement un an etc. Ce fut mon cas. Le projet de recherche compte beaucoup.
Ces étudiants-là peuvent ensuite prétendre plus facilement à la prépa agreg proposée par l'ENS. Mais d'autres étudiants, extérieurs à l'ENS, peuvent aussi y être auditeurs.
Merci pour ces précisions Polo !
En droit, les normaliens sont acceptés d'office à la prépa agrèg, les étudiants pris sur dossiers peuvent y postuler (et en général, ils l'ont), enfin, il semblerait qu'on puisse demander à intégrer la prépa agrèg, mais j'ignore la procédure.

En fait, il suffit de pousser la porte et de trouver une chaise.
Les critères pour être recruté-e en tant qu'étudiant-e (ou diplômant-e) à l'ENS sont multiples et variés, parfois légèrement obscurs, et dépendent des départements. Mais il n'est en effet pas nécessaire d'avoir été admissible, sous-admissible ou d'avoir été en prépa.
En ce qui concerne la préparation à l'agrégation à l'ENS de Paris, les critères dépendent à nouveau des départements : celui de philosophie accepte, il me semble, tou-te-s ses étudiant-e-s admis à préparer le diplôme de l'ENS, mais ne recrute pas d'auditeurs/trices libres, le Département des Sciences de l'Antiquité, qui recrute pour l'agrégation de lettres classiques, accepte volontiers des étudiant-e-s étant passé-e-s par une prépa et n'ayant pas forcément été admissibles… L'agrégation de lettres modernes recrute aussi des auditeurs/trices libres (parmi les étudiant-e-s ou non), mais ce sont bien souvent des ancien-ne-s élèves de classes prépas ayant été admissibles à l'une des deux ENS, même s'il y a des exceptions. Leurs dossiers sont en effet "prioritaires", en particulier dans le cas d'une admissibilité deux années de suite, ce qui fait que le niveau de ces élèves n'est pas différent de celui des normalien-ne-s (qui souvent n'ont eu qu'un peu plus de chance pour intégrer). Tous les ans, d'ailleurs, des normalien-ne-s ratent l'agreg, tandis que la plupart des auditeurs/trices l'ont.
Comme nous arrivons bientôt aux dates limites de dépôt, j'aurais aimé savoir si quelqu'un qui n'a pas eu de mention à la licence mais une au master a une chance d'être admis pour une préparation en tant qu'auditeur libre?
Car le dossier à constituer est assez important…
Il est aussi demandé les relevés de notes des concours déjà passés.

En gros ils veulent uniquement des personnes dont ils sont sûr à 80% qu'elles auront l'agrégation?
Ou alors il y a tout de même une petite chance que ça passe pour des profils un peu moins "dorés" mais motivés?
Je te conseille de tenter, mais prévois évidemment un plan B, parce que très peu d'auditeurs libres sont pris -surtout en philosophie…-.
D'accord merci, je sais à quoi m'en tenir! 🙂

Mon plan B, c'est Paris X!
D'après ce que j'ai entendu de mes amis qui ont été admis à l'ENS en tant qu'auditeurs libres pour préparer l'agrégation, le premier critère de sélection c'est le rang de classement au concours de l'ENS. D'ailleurs, les amis dont je parle avaient raté le concours de peu. Ils avaient tous été admissibles. Je tiens à préciser qu'ils s'agit d'étudiants en lettres.

Bonne chance pour la préparation du concours.
Non, la verite c'est que personne ne sait quels sont les criteres. Je connais quelqu'un qui etait 76e et qui n'a pas ete pris. Au contraire, je connais d'autres personnes qui viennent de la fac sans avoir passe le concours.

Le fait est que l'immense majorite des gens qui sont pris vient de la prepa ou de grandes ecoles - ex : sciences po-, mais c'est aussi que ce sont les plus nombreux a postuler.

Comme les criteres sont difficiles a identifier, il faut tenter et avoir un plan B…
C'est mort…mais il faut le faire pour le principe^^
Pas besoin d'être passé par une prépa ça c'est sûr 😉 mais il faut un solide dossier universitaire.
Et ils préfèrent la Sorbonne paraît-il…
Encore une fois, il faut se demander qui postule. Il y a une première auto-censure -et le fait que tout le monde ne veut pas venir à Paris, aussi- qui explique que ce sont ceux de la Sorbonne qui ont leur chance. Donc postule, tu verras bien. 🙂
Ce serait trop bien si ils étaient obligés de prendre un coefficient de looser chaque année : des gens qui ont un sale parcours scolaire mais qui veulent jouer à "qui perd gagne". 🙂
La vraie question c'est : quels sont les résultats et les conditions de la prépa ENS ? (on parle d'Ulm ici j'imagine). Y a-t-il vraiment un suivi plus important et des entraînements plus réguliers ? Quid de l'ambiance (distinction éventuelle entre les normaliens et les autres qui doivent faire leurs preuves ?) ?

Je n'ai vu aucune information sur Internet, si ce n'est la baisse du nombre de normaliens (Lyon et Ulm) reçus à l'agrégation de philo : 22 en 2009, 11 en 2010, 5 en 2011, puis une remontée avec 18 en 2012 et 15 en 2013.

Sinon, j'ai eu de bons échos de Paris X. Plus largement, j'ai lu et entendu de la part d'admis que ce qui importait le plus était le travail personnel et l'entraînement dans les conditions du concours (le cours en lui-même est secondaire et doit servir à cadrer les choses) ; ainsi que la préparation à l'oral dès le début de l'année.