Comment financer ses études ?
36 réponses · Page 1 / 2
Bonjour à tous !
Voici un nouveau sujet qui j’espère vous intéressera.
Comment financer ses études ?
Voilà ici une question qui sans doute, vous qui avez cliqué sur ce sujet, vous a sûrement tourmenté.
Peut-on, dès sa première année en lettres modernes, prétendre à quelques heures par semaine dans le monde du livre ?
Peut-on être en réussite scolaire en travaillant 10, 15 heures semaines ?
Ayant une expérience en grande distribution, je vais commencer mes recherches ainsi. Étant sur rennes, si vous avez la moindre indication, j’y serai attentif.
Bon dimanche à tous.
Seb.
Peut-on être en réussite scolaire en travaillant 10, 15 heures semaines ?
Oui, avec un nombre d'heures aussi restreint, cela ne vous posera aucun problème.
Cordialement.
En première année, ça va encore; par contre, plus tu avanceras et plus tu auras du mal à concilier les deux…
Les vacances universitaires sont longues : tu peux travailler quatre ou six semaines l'été comme saisonnier, dans la grande distribution, l'agriculture, etc.
Dans l'année, tu peux évidemment travailler quelques heures dans la semaine ; à part la restauration rapide et la grande distribution, certains assurent la garde d'enfants de la sortie de l'école au retour des parents (ainsi que l'accompagnement des devoirs et la cuisine). Si tu aimes les enfants, c'est avantageux, car c'est rarement entre 17 et 20 heures qu'on travaille - c'est plutôt le moment où l'on perd le plus de temps.
Comateen a écrit :En première année, ça va encore; par contre, plus tu avanceras et plus tu auras du mal à concilier les deux…
en master au contraire on a beaucoup de temps très propice à un travail à côté. On peut être tuteur de l'université par exemple et donner des cours particuliers tout en faisant un mémoire. J'ai toujours travaillé sauf pendant la préparation à l'agrégation, là c'est vraiment difficile de concilier les 2. Effectivement les gardes d'enfant le soir c'est l'idéal, entre 20h30 et minuit on peut réviser, composer pendant que les petits dorment et en plus on est rémunéré. J'ai fait ça pendant des années, en plus garder des enfants n'est pas un travail abrutissant bête et méchant (comme la restauration rapide), ça permet même de regonfler ses batteries au contact des autres, de s'occuper des autres (de rester humain et pas une machine à réviser) etc…
Il y a aussi la possibilité de donner des cours particuliers, ou faire de l'aide aux devoirs; si en plus l'on se destine au professorat, c'est d'autant plus enrichissant (sans jeu de mots 😉 )
Oui, les cours particuliers, c'est le top. =)
On les gère à sa guise: on en fait plus ou moins selon les périodes. Ça paie très convenablement. C'est 100% au black. Cela permet de réviser et d'affiner ses talents pédagogiques. C'est, accessoirement, un très bon plan drague (certaines des plus belles filles que j'ai connues me sont venues ainsi).
Inconvénients: il faut régulièrement retourner poser des affichettes dans les lieux stratégiques. Certaines saisons sont systématiquement creuses (surtout mai-septembre). Cela demande parfois de la préparation. Certains cours sont fastidieux à donner et certains élèves tellement bêtes qu'on se sent impuissant. Enfin, on ne peut se faire grassement payer qu'à partir d'un certain niveau d'études.
A fuir, les entreprises genre Acadomia. Les parents paient cher mais les enseignants reçoivent des clopinettes.
Jean-Luc Picard a écrit :C'est, accessoirement, un très bon plan drague (certaines des plus belles filles que j'ai connues me sont venues ainsi).
😂 après la nouvelle Héloïse, les nouveaux Saint-Preux (enfin, pas si saints que ça, hein).
Jean-Luc Picard a écrit :A fuir, les entreprises genre Acadomia. Les parents paient cher mais les enseignants reçoivent des clopinettes.
+1. A noter que les annonces par internet (vivatstreet par exemple) fonctionnent plutôt bien - sur Paris en tout cas.
Ah merci pour les infos sur les cours particuliers ! 😉 J'aimerais en donner l'année prochaine quand je serai (normalement) à Paris et je ne savais pas trop par quoi commencer… 😜
Bonjour,
pour ma part, j'ai toujours travaillé en faisant mes études.
J'ai travaillé en restauration (gastronomique, pas rapide) c'est-à-dire tous les soirs et tous les weeks-end, les midis aussi dans certains restos, entre 25 heures et 35 heures par semaine. Disons que les nuits sont courtes et qu'on n'a pas vraiment le temps de sortir dans les bars avec les potes (eh ben non, puisqu'on est au taff ! la restauration c'est adieu les fêtes, les weekd end, les jours fériés, noel, le 31 décembre, etc.).
un tas de concessions à faire énorme en terme de temps de travail et surtout en terme de santé (contrairement à ce qu'on croit, la cuisine, c'est épuisant !).
A côté de ça j'ai donné des cours particuliers dans des agences, bien sûr, j'étais obligée de louper certains cours, mais enfin je m'en suis quand même pas trop mal sortie.
Dur dur de survivre quand on n'est pas boursier :s
en bref : les cours particuliers c'est vraiment le bon plan, à partir du master, les vacations c'est vraiment encore mieux !
🙂
Je pense que ça dépend des personnes, si tu sais bien t'organiser ou que tu es efficace quand tu te mets à travailler oui! Une amie travaille à mi-temps comme hôtesse de caisse en L3 et a des notes tout à fait correctes, au dessus de la moyenne de la classe.
Et c'est vrai que quand on ne touche pas de bourses c'est pas toujours facile :]
Jean-Luc Picard a écrit :A fuir, les entreprises genre Acadomia. Les parents paient cher mais les enseignants reçoivent des clopinettes.
Les parents paient cher, mais ils bénéficient d'une déduction d'impôts de 50% (50% de ce qu'ils paient, pas des impôts… 😉), et le recrutement par une entreprise est perçu comme une garantie de qualité —à tort pour Acadomia, c'est plus justifié pour d'autres boîtes comme les Cours Legendre. La concurrence est donc rude et le système traditionnel des petites annonces, selon mon expérience, ne fonctionne plus vraiment (du moins à Paris).
Le moyen le plus efficace, c'est le bouche-à-oreille : un élève qui a vu sa moyenne progresser de 5 points a subitement beaucoup d'amis qui ont besoin de cours particuliers! Cela peut donc valoir la peine de commencer assez tôt à donner des cours particuliers : si, la première année, les rares élèves qu'on a n'empêchent pas de devoir travailler à côté, deux ans plus tard, ce n'est plus le cas.
Cavatine a écrit :Jean-Luc Picard a écrit :C'est, accessoirement, un très bon plan drague (certaines des plus belles filles que j'ai connues me sont venues ainsi).
😂 après la nouvelle Héloïse, les nouveaux Saint-Preux (enfin, pas si saints que ça, hein).
Jean-Luc Picard a écrit :A fuir, les entreprises genre Acadomia. Les parents paient cher mais les enseignants reçoivent des clopinettes.
+1. A noter que les annonces par internet (vivatstreet par exemple) fonctionnent plutôt bien - sur Paris en tout cas.
mais a partir de quel niveau peut on pretendre donner des cours particuliers ?
PS : c'est moi ou plus on vieillit et plus etre intelligent attire les filles ? Haha
Edit : je viens de relire ton message Jean-Luc, doit en deduire que les plus belles sont les moins douees ? 😀
misterheal a écrit :mais a partir de quel niveau peut on pretendre donner des cours particuliers ?
Il n’y a pas de niveau requis pour donner des cours. Comme, plus le niveau est faible, plus le tarif est bas, cela arrange certaines familles de s’adresser à un quelqu’un de niveau peu élevé. J’en ai donnés alors que j’étais au lycée. Le tout est d’avoir la confiance des parents, donc c’est alors plus souvent par relation que par petite annonce.
Anne345 a écrit :misterheal a écrit :mais a partir de quel niveau peut on pretendre donner des cours particuliers ?
Il n’y a pas de niveau requis pour donner des cours. Comme, plus le niveau est faible, plus le tarif est bas, cela arrange certaines familles de s’adresser à un quelqu’un de niveau peu élevé. J’en ai donnés alors que j’étais au lycée. Le tout est d’avoir la confiance des parents, donc c’est alors plus souvent par relation que par petite annonce.
+1.
J'en ai donné (-s? Je ne sais jamais…) dès la quatrième.
Concernant Acadomia, c'est une entreprise et donc ça compte "un peu" pour vos retraites… Ce qui, rappelons-le, n'est pas le cas au Black qui, rappelons-le aussi, est illégal. 😉
L'avantage aussi des entreprise type Acadomia ou Complétude, c'est qu'elles facilitent le travail de l'étudiant, en lui trouvant elle-même ses élèves ; cela évite les poses de petites annonces, et l'attente interminable de coups de fil, avec parfois le cas de parents qui appellent pour se renseigner, et, au bout d'une demi-heure de conversation, terminent par : "Bon, ben, il va peut-être falloir que j'en parle à mon fils maintenant"… et ne rappellent jamais =)
Mais c'est vrai que, sur le fond, je ne cautionne pas tellement ce genre de boîtes.
Jérémy a écrit :Concernant Acadomia, c'est une entreprise et donc ça compte "un peu" pour vos retraites…
Hum! Pour moi, le calcul est vite fait. Je peux être payé 14€ de l'heure par Acadomia et cotiser des cacahuètes, ou être payé 35€ de l'heure (mon tarif en 2000, époque de mes derniers cours particuliers) en me débrouillant tout seul…
En outre, habitant dans le 5e, je n'ai jamais eu de mal à trouver des élèves: entre les élèves de prépa (j'inondais H4 et LLG de mes annonces) et les étudiants de la Sorbonne, je pouvais en avoir à volonté, à condition de remettre souvent des affiches (leur espérance de vie étant très courte).
Jérémy a écrit :…Ce qui, rappelons-le, n'est pas le cas au Black qui, rappelons-le aussi, est illégal. 😉
Hou là là! Qu'est-ce que j'apprends! Depuis le temps, j'ai dû accumuler de quoi mériter quelques milliers d'années de prison!
Jean-Luc Picard a écrit :Anne345 a écrit :misterheal a écrit :mais a partir de quel niveau peut on pretendre donner des cours particuliers ?
Il n’y a pas de niveau requis pour donner des cours. Comme, plus le niveau est faible, plus le tarif est bas, cela arrange certaines familles de s’adresser à un quelqu’un de niveau peu élevé. J’en ai donnés alors que j’étais au lycée. Le tout est d’avoir la confiance des parents, donc c’est alors plus souvent par relation que par petite annonce.
+1.
J'en ai donné (-s? Je ne sais jamais…) dès la quatrième.
J'en ai donné.
Avec "en", préférer l'invariable (même si "j'en ai donnéS" est admis). =)
Ceci dit, c'est une vraie question =D que je me pose : faut-il gagner beaucoup d'argent quitte à ne pas cotiser ou en gagner moyennement et cotiser pour "plus tard". Voilà… C'est une question que tout prof ou autre peut se poser aussi. En plus de sa passion 😉