Bonsoir.
Voci le passage, plus complet:
J'écrivis à mes soeur; je les suppliai de n'apporter aucune opposition à ma sortie; j'en appelai à leur conscience sur le peu de liberté de mes voeux; je leur offris un désistement par acte authentique de toutes mes prétentions à la succession de mon père et de ma mère; je n'épargnai rien pour leur persuader que ce n'était ici une démarche ni d'intérêt, ni de passion. Je ne m'en imposai point sur leurs sentiments; cet acte que je leur proposais, fait tandis que j'étais encore engagée en religion, devenait invalide; et il était trop incertain pour elles que je le ratifiasse quand je serais libre. Puis leur convenait-il d'accepter mes propositions? Laisseront-elles une soeur sans asile et sans fortune? Jouiront-elles de son bien? Que dira-t-on dans le monde? Si elle vient nous demander du pain, la refuserons-nous? S'il lui prend la fantaisie de se marier, qui sait la sorte d'homme qu'elle épousera? Et si elle a des enfants?… Il faut contrarier de toute notre force cette dangereuse tentative. Voilà ce qu'elles se dirent et ce qu'elles firent.
Cordialement et respectueusement.
Je ne trouve pas ce texte très bien écrit, n'en déplaise à Diderot…
- Jusqu'à libre ou propositions, il s'agit de narration à la 1ère personne, avec point de vue de la narratrice jusqu'à sentiments, puis point de vue de sa famille jusqu'à libre ou propositions (car il y a encore l'imparfait dans la première phrase interrogative)
- Par la suite, il y a à l'évidence des propos cités, comme le montre le verbe de parole : voilà ce qu'elles se dirent, placé à la fin. Par contre, il y un mélange de discours indirect libre (maintien de la 3ème personne : laisseront-elles, concision générale des propos) et de discours direct (emploi du futur, passage à la 1ère personne du pluriel : nous demander du pain). Au sens strict du terme, le discours indirect libre donnerait : Laisseraient-elles une soeur… Jouiraient-elles … Que dirait-on … Si elle venait à leur demander du pain …
En fait, mis à part les pronoms du début, on est plus proche du discours direct que du discours indirect libre, mais on y entre progressivement.
Bonjour
Merci pour votre réponse.
Je ne partage évidemment pas votre jugement quant à la qualité littéraire de ce passage.
Cordialement et respectueusement.
bonjour à tout le monde!
Samedi j'aurai une exame sur la grammaire française(je suis italienne)…et maintenant je suis en train de faire des exercise sur le discor indirect…pouvez-vouz me les corriger?merçi…aussi pour la correction sur la phrase que j'ai écris…
Elle m'a répondu:"je dois rentrer chez moi parce que c'est trop tard". Elle m'avait répondu qu'elle etat du rentrer parce que c'etait trop tard;
Il propose:"si on ouvrait une bouteille?Il faut feter ça!. Il avait proposé que si leur ouvrait une bouteille il fait feter ça;
Elle m'a dit:"demain je ne peux pas, j'ai une rendez-vouz".Elle m'avait dit que le lendemain elle ne pouvait pas parce qu'elle aurait une rendez-vous;
Il m'a dit:"passe-moi le sel" elle me dit de lui passer le sel.
Elle m'a demandé:"est-ce que tu doutes de moi?". elle m'avait demandé si je doutais d'elle.
MERçIIIIII
Ils nous demandent :"qu'est -ce que vous ferez mardi prochain?"ils nous demandaient…
salut!
je veux savoir la différence entre le discours indirect libre et le discours indirect
aussi, est ce on appelle le discours indirect libre "récit de parle"? ou il s'agit d'une autre chose?
si oui, laquelle?
"type de discours","types de texte", "formes de discours" est ce les mêmes?
re: veuillez me faire de simple explication pour que je puis les comprendre clairement
merci d'avance!
Salut ! 🙂
Alors :
Discours indirect : Elle lui dit qu’elle ne partirait pas de là, le lendemain.
Discours indirect libre : Elle se fâcha. Non ! Elle ne partirait pas de là, le lendemain !
Le discours indirect, tu raconte l'histoire, normalement. Et le discours indirect libre, c'est comme si c'était la personne qui parlait mais sans les guillemets, on peut le remarquer grace à des points d'exclamation, qui donnent le ton, comme dans l'exemple que je t'ai donné. 🙂
et ce qui distingue le discours indirect libre du discours direct c'est ce que ce dernier contient les guillemets et l'autres non?
Pas seulement. Regarde les pronoms et les temps des verbes.
c'est comme si c'était la personne qui parlait mais sans les guillemets
Non, ce n'est pas cela. Le temps des verbes n'est pas le même…
Pierre me déclara : "Je suis malade, je ne peux pas aller en cours".Discours direct. Les deux-points, les guillemets, les paroles telles qu'elles ont été prononcées.
Plerre me déclara qu'il était malade, qu'il ne pouvait pas aller en cours.Discours indirect. Plus de guillemets, ni de deux-points, mais des propositions subordonnées conjonctives introduites par la conjonction "qu'". Par rapport au style direct, les pronoms changent, le temps des verbes aussi.
Pierre me le déclara. Il était malade, il ne pouvait pas aller en cours.Discours indirect libre. Par rapport au discours indirect, on garde les pronoms, les temps des verbes, mais il n'y a plus de subordonnées introduites par une conjonction.
Salut s il vous plait est ce que cette reponse est juste
Que feras tu dimanche prochain
Demande hamza a salim.
Hamza demande a salim ce que tu feras dimanche prochain
Merci
Non, elle n'est pas juste.
Discours direct :
H demande à S : "Que feras-tu dimanche prochain ?"
Discours indirect :
H demande à S ce qu'il fera le dimanche suivant.
Discours indirect libre :
H avait posé une question à S. Que ferait-il le dimanche suivant ?
Pour voir plus d'exemples, tape style indirect et style indirect libre.
Bonjour, pouvez vous m’expliquer ce qu’est le Discours indirect libre ?Dans cet extrait, est-ce un DIL ? (je précise qu’il n’y a pas de tiret, ni de guillemets). Je trouve que ça ressemble au DD mais sans la ponctuation…Pour moi, Madame, dit Mr de Nemours, je n’ai pas d’incertitude; mais comme Mme de Clèves n’a pas les mêmes raisons pour deviner qui je suis, que celles que j’ai pour la reconnaitre, je voudrais bien que votre Majesté eut la bonté de lui apprendre mon nom. Je crois, dit Mme la Dauphine, qu’elle le sait aussi bien que vous savez le sien. Je vous assure, reprit Mme de Clèves, qui paraissait un peu embarrassée (didascalie ?), que je devine pas si bien que vous pensez. Vous devinez fort bien, répondit Mme la Dauphine, et il y a même quelque chose d’obligeant pour Mr de Nemours, à ne vouloir pas avouer que vous le connaissez sans l’avoir jamais vu.Merci, bonne journée
En fait, il s’agit ici du discours direct. Pas de guillemets, de tirets, ni de deux-points, mais des propositions incises pour signaler les discours directs.Les trois incises, comportant des verbes de parole, sont : "dit Mr de Nemours", "dit Mme la Dauphine", "reprit Mme de Clèves, qui paraissait embarrassée"Cela équivaut à : Mr de Nemours dit : "Pour moi, Madame, je n’ai pas d’incertitude (…)". Mme la Dauphine : "Je crois qu’elle le sait (…)", etc.
Bonjour,
Quand je vois écrit Mr. pour Monsieur qui, en bon français, s’abrège en M., je deviens folle ! Mr. est l’abréviation anglaise de Mister. Mme de La Fayette s’en retourne assurément dans sa tombe (même si elle était copine avec Henriette d’Angleterre, la première femme de Monsieur, frère du roi). 😉
Il n’y a pas de quoi !Comme le rappelle Laélia Véron, professeure de grammaire et de stylistique à l’université d’Orléans, ce n’est pas un anglicisme et c’est correct, attesté depuis longtemps.Voir son message sur Twitter : https://twitter.com/Laelia_Ve/status/1213097457179070465?s=19Je vous en livre quelques extraits :"Mais alors d’où vient cette tendance à écrire "Mr"? Eh bien, d’abord de la logique "Mr" : on reprend bien des lettres du mot abrégé "MonsieuR", comme "Mme" : MadaME", ou "Mlle" MademoiseLLE".Mme/Madame, Mr/Monsieur, ça n’a rien d’illogique.""La question de "M." ou "Mr" n’a rien d’une décadence contemporaine influencée par l’anglais. On a longtemps écrit "Mr" mais avec un "r" exposant haut.""Grâce à Grevisse, je trouve des dates plus précises : le "Mr" pour "Monsieur" est en usage au XVIIe et au XVIIIe siècles. L’Académie donne "Mr" pour "Monsieur" en 1694, 1718 et 1740 (ce n’est qu’en 1762 qu’elle adopte "M".)Littré donne encore "Mr" ou "M." pour "Monsieur"."Dans le journal Le Soir, Michel Francard propose un résumé de cette analyse, pour ceux qui n’ont pas Twitter : https://plus.lesoir.be/271800/article/2020-01-10/mr-jekyll-ou-m-hyde
Merci Hapo pour ces explications circonstanciées. Je ne deviendrai donc plus folle, c’est toujours ça !
Mais sur Gallica où figurent tant de textes anciens je n’ai jamais vu écrit Mr.
Le Mr qui était utilisé au XVIIe ou au XVIIIe siècle, et même avant, est invalidé par l’Académie française depuis longtemps. L’abréviation M. est la seule correcte aujourd’hui en français jusqu’à nouvel ordre.
De là à tomber en syncope si je lis Mr, je ne vais pas exagérer non plus. Mais ce n’est pas la norme, un point c’est tout.
D’accord, ce n’est pas dans la norme, je l’admets.
Néanmoins, il n’y a, me semble-t-il, que la norme qui invalide son usage. Il me semblait intéressant de faire cet aparté. 😉
Mais sur Gallica où figurent tant de textes anciens je n’ai jamais vu écrit Mr.C’est que tu n’y as pas prêté attention, ce qui prouve que ce n’est pas si grave d’écrire M. ou Mr. Mais les livres anciens avec Mr. sont légion : https://books.google.fr/books?id=tfdWAAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false https://books.google.fr/books?id=IUihVlBH11kC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false https://books.google.fr/books?id=YyyufNvywCQC&pg=PA15#v=onepage&q&f=false https://books.google.fr/books?id=Cd9IAAAAcAAJ&pg=PP14#v=onepage&q&f=false https://books.google.fr/books?id=dUQoAAAAYAAJ&pg=RA13-PA8&dq=mr&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjy9Oyfs7jpAhVDXxoKHZNXBzQQ6AEIKDAA#v=onepage&q=mr&f=falseLittré écrivait encore :2. On écrit souvent par abréviation Mr ou M. pour monsieur, et Mrs ou MM. pour messieurs. https://www.littre.org/definition/monsieurJ’ai connu des gens qui écrivaient encore "Mrs." pour messieurs, et j’avoue que mon premier réflexe était de lire l’anglais Mrs. signifiant madame ! Mais au moins, on ne pouvait pas soupçonner ces gens d’écrire sous l’influence de l’anglais ; au contraire, ils maintenaient une ancienne tradition française, en dépit de l’anglais !