Bonjour à tous,
Dans mon corpus j'ai les textes suivants :
Jean Racine, Britannicus, acte ll scène 2 .
Victor Hugo, Hernani, acte ll scène 1
Alfred de Musset, Lorenzaccion, acte IV scène 9
Anton Tchekov, Platonov, acte ll deuxième tableau scène 1 .
J'ai la question suivante :
A partir des textes du corpus, relevez quatre éléments qui différencient les unes des autres, dans leur traitement du thème du rapt amoureux, ces quatre scènes. Votre réponse sera organisée et justifiée.
Le problème c'est que je ne comprends pas vraiment la question, il faut relever 4 éléments généraux ? Ou 4 éléments par texte qui se différencie des autres ?
Et a vrai dire, je ne sais pas vraiment quoi répondre .
Vous me seriez d'une grande aide,
C'est assez urgent..
Merci !
Bonjour.
Selon moi, quatre éléments du rapt amoureux en général, chaque élément étant traité différemment selon les textes.
Comme quoi ?
Parce que je ne vois que .. Le dialogue .. Le monologue ..
Enfin franchement je suis perdue :s
Oui, ça pourrait être aussi le registre plus ou moins pathétique, tragique, comique puisque tu n'as pas à faire aux mêmes types de pièces. Comme je n'ai pas les scènes sous les yeux je ne peux pas préciser, mais je pense que c'est dans cette voie qu'il faut chercher
BRITANNICUS RACINE
Scène 2
Néron, Narcisse
NARCISSE
Grâces aux dieux, Seigneur, Junie entre vos mains
Vous assure aujourd'hui le reste des Romains.
Vos ennemis, déchus de leur vaine espérance,
Sont allés chez Pallas pleurer leur impuissance.
Mais que vois-je ? Vous-même, inquiet, étonné,
Plus que Britannicus paraissez consterné.
Que présage à mes yeux cette tristesse obscure,
Et ces sombres regards errant à l'aventure ?
Tout vous rit : la fortune obéit à vos voeux.
NERON
Narcisse, c'en est fait, Néron est amoureux.
NARCISSE
Vous !
NERON
Depuis un moment ; mais pour toute ma vie,
J'aime, que dis-je aimer, j'idolâtre Junie.
NARCISSE
Vous l'aimez !
NERON
Excité d'un désir curieux,
Cette nuit je l'ai vue arriver en ces lieux,
Triste, levant au ciel ses yeux mouillés de larmes,
Qui brillaient au travers des flambeaux et des armes,
Belle, sans ornement, dans le simple appareil
D'une beauté qu'on vient d'arracher au sommeil.
Que veux-tu ? Je ne sais si cette négligence,
Les ombres, les flambeaux, les cris et le silence,
Et le farouche aspect de ses fiers ravisseurs,
Relevaient de ses yeux les timides douceurs,
Quoi qu'il en soit, ravi d'une si belle vue,
J'ai voulu lui parler, et ma voix s'est perdue :
Immobile, saisi d'un long étonnement,
Je l'ai laissé passer dans son appartement.
J'ai passé dans le mien. C'est là que, solitaire,
De son image en vain j'ai voulu me distraire.
Trop présente à mes yeux je croyais lui parler ;
J'aimais jusqu'à ses pleurs que je faisais couler.
Quelquefois, mais trop tard, je lui demandais grâce :
J'employais les soupirs, et même la menace.
Voilà comme, occupé de mon nouvel amour,
Mes yeux, sans se fermer, ont attendu le jour.
Mais je m'en fais peut-être une trop belle image :
Elle m'est apparue avec trop davantage :
Narcisse, qu'en dis-tu ?
NARCISSE
Quoi, Seigneur ! croira-t-on
Qu'elle ait pu si longtemps se cacher à Néron ?
NERON
Tu le sais bien, Narcisse. Et que sa colère
M'imputât le malheur qui lui ravit son frère ;
Soit que son coeur, jaloux d'une austère fierté,
Enviât à nos yeux sa naissante beauté ;
Fidèle à sa douleur, et dans l'ombre enfermée,
Elle se dérobait même à sa renommée :
Et c'est cette vertu, si nouvelle à la cour,
Dont la persévérance irrite mon amour.
Quoi ? Narcisse, tandis qu'il n'est point de Romaine
Que mon amour n'honore et ne rende plus vaine,
Qui, dès qu'à ses regards elle ose se fier,
Sur le coeur de César ne les vienne essayer,
Seule, dans son palais, la modeste Junie
Regarde leurs honneurs comme une ignominie,
Fuit, et ne daigne pas peut-être s'informer
Si César est aimable ou bien s'il sait aimer !
Dis-moi : Britannicus l'aime-t-il ?
Victor Hugo Hernani Acte 2 scene 1
(Je n'ai pas trouvé le texte sur internet mais voici le résumé)
L'acte II instaure une tonalité tragique: le déguisement de Don Carlos n'est plus du tout du ressort de la comédie puisqu'il tente de se livrer à un enlèvement. L'acte est encadré par une scène d'attente (scène 1) dont Don Carlos est persuadé de connaître l'issue.
De musset Lorenzaccio Acte 4 scène 9
LORENZO – Je lui dirai que c'est un motif de pudeur, et j'emporterai la lumière - cela se fait tous les jours – une nouvelle mariée, par exemple, exige cela de son mari pour entrer dans la chambre nuptiale, et Catherine passe pour très vertueuse. - Pauvre fille ! Qui l'est sous le ciel si elle ne l'est pas ? – Que ma mère mourût de tout cela, voilà ce qui pourrait arriver.
Ainsi donc voilà qui est fait. Patience ! Une heure est une heure, et l'horloge vient de sonner. Si vous y tenez cependant – mais non pourquoi ? – Emporte le flambeau si tu veux ; la première fois qu'une femme se donne, cela est tout simple. – Entrez donc, chauffez-vous donc un peu, - Oh ! mon Dieu, oui, pur caprice de jeune fille ; et quel motif de croire à ce meurtre ? – Cela pourra les étonner, même Philippe
Te voilà, toi, face livide ? (La lune paraît.)
Si les républicains étaient des hommes, quelle révolution demain dans la ville ! Mais Pierre est un ambitieux ; les Ruccellai seuls valent quelque chose. – Ah ! les mots, les mots, les éternelles paroles ! S'il y a quelqu'un là-haut, il doit bien rire de nous tous ; cela est très comique, très comique, vraiment. – Ô bavardage humain ! Ô grand tueur de corps morts ! Grand défonceur de portes ouvertes ! Ô hommes sans bras ! Non ! non ! Je n'emporterai pas la lumière. J'irai droit au coeur ; il se verra tuer … Sang du Christ ! On se mettra demain aux fenêtres.
Pourvu qu'il n'ait pas imaginé quelque cuirasse nouvelle, quelque cotte de mailles. Maudite invention ! Lutter avec Dieu et le diable, ce n'est rien ; mais lutter avec des bouts de ferraille croisés les une sur les autres par la main sale d'un armurier ! – Je passerai le second pour entrer ; il posera son épée là, - ou là- oui, sur le canapé. – Quant à l'affaire du baudrier à rouler autour de la garde, cela est aisé. S'il pouvait lui prendre fantaisie de se coucher, voilà où serait le vrai moyen. Couché, assis, ou debout ? Assis plutôt. Je commencerai par sortir ; Scoronconcolo est enfermé dans le cabinet. Alors nous venons, nous venons – je ne voudrais pourtant pas qu'il tournât le dos. J'irai à lui tout droit. Allons, la paix, la paix ! L'heure va venir. – Il faut que j'aille dans quelque cabaret ; je ne m'aperçois pas que je prends du froid, et je viderai un flacon. – Non ; je ne veux pas boire. Où diable vais-je donc ? Les cabarets sont fermés. Est-elle bonne fille ? – Oui vraiment. – En chemise ? – Oh ! non, non, je ne le pense pas.
- Pauvre Catherine ! Que ma mère mourût de tout cela, ce serait triste. – Et quand je lui aurais dit mon projet, qu'aurais-je pu y faire ? Au lieu de la consoler, cela lui aurait fait dire : Crime ! Crime ! Jusqu'à son dernier soupir !
Pour le dernier texte, celui de TCHEKHOV je ne trouve rien sur internet .
Mais c'est plutôt une tragédie .
Pouvez vous m'éclaircir sur la réponse svp ?!
Bonjour,
voilà je suis pas arrive à répondre à ces questions
1. À partir des textes du corpus, relevez quatre éléments qui différencient les unes des autres, dans leur traitement du thème du rapt amoureux, ces quatre scènes. Votre réponse sera organisée et justifiée.
2. Quelles informations données par les didascalies ont été conservées pour les deux mises en scène de Platonov proposées par l’Annexe au texte D ? Laquelle vous semble le mieux rendre compte de l’enjeu de cette scène ? Est-ce celle qui illustre
le mieux ces didascalies ?
le corpus suivant doit m'aider à répondre a ces questions
Texte A - Jean Racine, Britannicus, acte II, scène 2 (1669)
Texte B - Victor Hugo, Hernani, acte II, scène 1 (1834)
Texte C - Alfred de Musset, Lorenzaccio, acte IV, scène 9 (1834)
Texte D - Anton Tchekhov, Platonov, Acte II, Deuxième Tableau, scène 1 (1879 ?)
Annexe au texte D : deux photos de représentations de Platonov (Acte II, 2ème tableau, scène 1)
Document 1 - mise en scène Georges Lavaudant, T.N.P. Villeurbanne, 1990
Document 2 - mise en scène Jacques Lassalle, Comédie Française, 2004
Document 3 - Georges Lavaudant parle de sa mise en scène de Platonov, T.N.P. Villeurbanne, 1990, (propos recueillis par Jacques
Téphany, 2002, pour Quelque chose de Platonov, publication réalisée par la Maison Jean Vilar, Avignon)
Merci d'avance
P.S:je dois le rendre lundi matin
Bonjour, tu as déjà des éléments de réponse au dessus.