Le traitement du rapt amoureux dans quatre scènes de théâtre

Entraide scolaire

8 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous,

Dans mon corpus j'ai les textes suivants :
Jean Racine, Britannicus, acte ll scène 2 .
Victor Hugo, Hernani, acte ll scène 1
Alfred de Musset, Lorenzaccion, acte IV scène 9
Anton Tchekov, Platonov, acte ll deuxième tableau scène 1 .

J'ai la question suivante :
A partir des textes du corpus, relevez quatre éléments qui différencient les unes des autres, dans leur traitement du thème du rapt amoureux, ces quatre scènes. Votre réponse sera organisée et justifiée.

Le problème c'est que je ne comprends pas vraiment la question, il faut relever 4 éléments généraux ? Ou 4 éléments par texte qui se différencie des autres ?
Et a vrai dire, je ne sais pas vraiment quoi répondre .

Vous me seriez d'une grande aide,
C'est assez urgent..
Merci !
Bonjour.

Selon moi, quatre éléments du rapt amoureux en général, chaque élément étant traité différemment selon les textes.
Comme quoi ?
Parce que je ne vois que .. Le dialogue .. Le monologue ..
Enfin franchement je suis perdue :s
Oui, ça pourrait être aussi le registre plus ou moins pathétique, tragique, comique puisque tu n'as pas à faire aux mêmes types de pièces. Comme je n'ai pas les scènes sous les yeux je ne peux pas préciser, mais je pense que c'est dans cette voie qu'il faut chercher
BRITANNICUS RACINE
Scène 2
Néron, Narcisse

NARCISSE
Grâces aux dieux, Seigneur, Junie entre vos mains
Vous assure aujourd'hui le reste des Romains.
Vos ennemis, déchus de leur vaine espérance,
Sont allés chez Pallas pleurer leur impuissance.
Mais que vois-je ? Vous-même, inquiet, étonné,
Plus que Britannicus paraissez consterné.
Que présage à mes yeux cette tristesse obscure,
Et ces sombres regards errant à l'aventure ?
Tout vous rit : la fortune obéit à vos voeux.

NERON
Narcisse, c'en est fait, Néron est amoureux.

NARCISSE
Vous !

NERON
Depuis un moment ; mais pour toute ma vie,
J'aime, que dis-je aimer, j'idolâtre Junie.

NARCISSE
Vous l'aimez !

NERON
Excité d'un désir curieux,
Cette nuit je l'ai vue arriver en ces lieux,
Triste, levant au ciel ses yeux mouillés de larmes,
Qui brillaient au travers des flambeaux et des armes,
Belle, sans ornement, dans le simple appareil
D'une beauté qu'on vient d'arracher au sommeil.
Que veux-tu ? Je ne sais si cette négligence,
Les ombres, les flambeaux, les cris et le silence,
Et le farouche aspect de ses fiers ravisseurs,
Relevaient de ses yeux les timides douceurs,
Quoi qu'il en soit, ravi d'une si belle vue,
J'ai voulu lui parler, et ma voix s'est perdue :
Immobile, saisi d'un long étonnement,
Je l'ai laissé passer dans son appartement.
J'ai passé dans le mien. C'est là que, solitaire,
De son image en vain j'ai voulu me distraire.
Trop présente à mes yeux je croyais lui parler ;
J'aimais jusqu'à ses pleurs que je faisais couler.
Quelquefois, mais trop tard, je lui demandais grâce :
J'employais les soupirs, et même la menace.
Voilà comme, occupé de mon nouvel amour,
Mes yeux, sans se fermer, ont attendu le jour.
Mais je m'en fais peut-être une trop belle image :
Elle m'est apparue avec trop davantage :
Narcisse, qu'en dis-tu ?

NARCISSE
Quoi, Seigneur ! croira-t-on
Qu'elle ait pu si longtemps se cacher à Néron ?

NERON
Tu le sais bien, Narcisse. Et que sa colère
M'imputât le malheur qui lui ravit son frère ;
Soit que son coeur, jaloux d'une austère fierté,
Enviât à nos yeux sa naissante beauté ;
Fidèle à sa douleur, et dans l'ombre enfermée,
Elle se dérobait même à sa renommée :
Et c'est cette vertu, si nouvelle à la cour,
Dont la persévérance irrite mon amour.
Quoi ? Narcisse, tandis qu'il n'est point de Romaine
Que mon amour n'honore et ne rende plus vaine,
Qui, dès qu'à ses regards elle ose se fier,
Sur le coeur de César ne les vienne essayer,
Seule, dans son palais, la modeste Junie
Regarde leurs honneurs comme une ignominie,
Fuit, et ne daigne pas peut-être s'informer
Si César est aimable ou bien s'il sait aimer !
Dis-moi : Britannicus l'aime-t-il ?
Victor Hugo Hernani Acte 2 scene 1
(Je n'ai pas trouvé le texte sur internet mais voici le résumé)
L'acte II instaure une tonalité tragique: le déguisement de Don Carlos n'est plus du tout du ressort de la comédie puisqu'il tente de se livrer à un enlèvement. L'acte est encadré par une scène d'attente (scène 1) dont Don Carlos est persuadé de connaître l'issue.
De musset Lorenzaccio Acte 4 scène 9
LORENZO – Je lui dirai que c'est un motif de pudeur, et j'emporterai la lumière - cela se fait tous les jours – une nouvelle mariée, par exemple, exige cela de son mari pour entrer dans la chambre nuptiale, et Catherine passe pour très vertueuse. - Pauvre fille ! Qui l'est sous le ciel si elle ne l'est pas ? – Que ma mère mourût de tout cela, voilà ce qui pourrait arriver.

Ainsi donc voilà qui est fait. Patience ! Une heure est une heure, et l'horloge vient de sonner. Si vous y tenez cependant – mais non pourquoi ? – Emporte le flambeau si tu veux ; la première fois qu'une femme se donne, cela est tout simple. – Entrez donc, chauffez-vous donc un peu, - Oh ! mon Dieu, oui, pur caprice de jeune fille ; et quel motif de croire à ce meurtre ? – Cela pourra les étonner, même Philippe

Te voilà, toi, face livide ? (La lune paraît.)

Si les républicains étaient des hommes, quelle révolution demain dans la ville ! Mais Pierre est un ambitieux ; les Ruccellai seuls valent quelque chose. – Ah ! les mots, les mots, les éternelles paroles ! S'il y a quelqu'un là-haut, il doit bien rire de nous tous ; cela est très comique, très comique, vraiment. – Ô bavardage humain ! Ô grand tueur de corps morts ! Grand défonceur de portes ouvertes ! Ô hommes sans bras ! Non ! non ! Je n'emporterai pas la lumière. J'irai droit au coeur ; il se verra tuer … Sang du Christ ! On se mettra demain aux fenêtres.

Pourvu qu'il n'ait pas imaginé quelque cuirasse nouvelle, quelque cotte de mailles. Maudite invention ! Lutter avec Dieu et le diable, ce n'est rien ; mais lutter avec des bouts de ferraille croisés les une sur les autres par la main sale d'un armurier ! – Je passerai le second pour entrer ; il posera son épée là, - ou là- oui, sur le canapé. – Quant à l'affaire du baudrier à rouler autour de la garde, cela est aisé. S'il pouvait lui prendre fantaisie de se coucher, voilà où serait le vrai moyen. Couché, assis, ou debout ? Assis plutôt. Je commencerai par sortir ; Scoronconcolo est enfermé dans le cabinet. Alors nous venons, nous venons – je ne voudrais pourtant pas qu'il tournât le dos. J'irai à lui tout droit. Allons, la paix, la paix ! L'heure va venir. – Il faut que j'aille dans quelque cabaret ; je ne m'aperçois pas que je prends du froid, et je viderai un flacon. – Non ; je ne veux pas boire. Où diable vais-je donc ? Les cabarets sont fermés. Est-elle bonne fille ? – Oui vraiment. – En chemise ? – Oh ! non, non, je ne le pense pas.

- Pauvre Catherine ! Que ma mère mourût de tout cela, ce serait triste. – Et quand je lui aurais dit mon projet, qu'aurais-je pu y faire ? Au lieu de la consoler, cela lui aurait fait dire : Crime ! Crime ! Jusqu'à son dernier soupir !
Pour le dernier texte, celui de TCHEKHOV je ne trouve rien sur internet .
Mais c'est plutôt une tragédie .




Pouvez vous m'éclaircir sur la réponse svp ?!
Bonjour,
voilà je suis pas arrive à répondre à ces questions

1. À partir des textes du corpus, relevez quatre éléments qui différencient les unes des autres, dans leur traitement du thème du rapt amoureux, ces quatre scènes. Votre réponse sera organisée et justifiée.

2. Quelles informations données par les didascalies ont été conservées pour les deux mises en scène de Platonov proposées par l’Annexe au texte D ? Laquelle vous semble le mieux rendre compte de l’enjeu de cette scène ? Est-ce celle qui illustre
le mieux ces didascalies ?

le corpus suivant doit m'aider à répondre a ces questions
Texte A - Jean Racine, Britannicus, acte II, scène 2 (1669)
Texte B - Victor Hugo, Hernani, acte II, scène 1 (1834)
Texte C - Alfred de Musset, Lorenzaccio, acte IV, scène 9 (1834)
Texte D - Anton Tchekhov, Platonov, Acte II, Deuxième Tableau, scène 1 (1879 ?)
Annexe au texte D : deux photos de représentations de Platonov (Acte II, 2ème tableau, scène 1)
Document 1 - mise en scène Georges Lavaudant, T.N.P. Villeurbanne, 1990
Document 2 - mise en scène Jacques Lassalle, Comédie Française, 2004
Document 3 - Georges Lavaudant parle de sa mise en scène de Platonov, T.N.P. Villeurbanne, 1990, (propos recueillis par Jacques
Téphany, 2002, pour Quelque chose de Platonov, publication réalisée par la Maison Jean Vilar, Avignon)
Merci d'avance
P.S:je dois le rendre lundi matin
Victor Hugo, Hernani, (1834), Acte II, scène 1

Au début de l’acte I Dom Carlos futur Roi d’Espagne, caché dans une armoire, parce qu’il voulait rencontrer Doña Sol dont il est amoureux a entendu Hernani donner rendez-vous à la jeune femme qu’il aime et dont il est aimé, dans le jardin, de Dom Silva, tuteur et futur époux de celle-ci, à minuit. Il vient donc à ce rendez-vous, avant Hernani.

II

LE BANDIT

SARRAGOSSE

Acte II

Un patio du palais de Silva. - À gauche, les grands murs du palais, avec une fenêtre à balcon. Au-dessous de la fenêtre, une petite porte. À droite et au fond, des maisons et des rues. - Il est nuit. On voit briller çà et là, aux façades des édifices, quelques fenêtre encore éclairées.

SCÈNE PREMIÈRE

DON CARLOS, DON SANCHO SANCHEZ DE ZUNIGA, comte de Monterey, DON MATIAS CENTURION, marquis d’Almuñan, DON RICARDO DE ROXAS, seigneur de Casapalma. Ils arrivent tous quatre, don Carlos en tête, chapeaux rabattus, enveloppés de longs manteaux dont leurs épées soulèvent le bord inférieur.

DON CARLOS, examinant le balcon.
Voilà bien le balcon, la porte… mon sang bout.
Montrant la fenêtre qui n’est pas éclairée.
Pas de lumière encor !
Il promène ses yeux sur les autres croisées éclairées.
Des lumières partout
Où je n’en voudrais pas, hors à cette fenêtre
Où j’en voudrais!

DON SANCHO
Seigneur, reparlons de ce traître.
Et vous l’avez laissé partir!

DON CARLOS
Comme tu dis !

DON MATIAS
Et peut-être c’était le major des bandits!

DON CARLOS
Qu’il en soit le major ou bien le capitaine,
Jamais roi couronné n’eut mine plus hautaine.

DON SANCHO
Son nom, seigneur ?

DON CARLOS, les yeux fixés sur la fenêtre.
Munoz… Fernan…
Avec le geste d’un homme qui se rappelle tout à coup.
Un nom en i !

DON SANCHO
Hernani, peut-être ?

DON CARLOS
Oui.

DON SANCHO
C’est lui !

DON MATIAS
C’est Hernani !
Le chef !

DON SANCHO, au roi.
De ses propos vous reste-t-il mémoire ?

DON CARLOS, qui ne quitte pas la fenêtre des yeux.
Hé! je n’entendais rien dans leur maudite armoire!

DON SANCHO
Mais pourquoi le lâcher lorsque vous le tenez ?

DON CARLOS se tourne gravement et le regarde en face.
Comte de Monterey, vous me questionnez !
Les deux seigneurs reculent et se taisent.
Et d’ailleurs, ce n’est point le souci qui m’arrête.
J’en veux à sa maîtresse et non point à sa tête.
J’en suis amoureux fou ! Les yeux noirs les plus beaux,
Mes amis ! deux miroirs ! deux rayons ! deux flambeaux !
Je n’ai rien entendu de toute leur histoire
Que ces trois mots: - Demain, venez à la nuit noire!
Mais c’est l’essentiel. Est-ce pas excellent ?
Pendant que ce bandit, à mine de galant,
S’attarde à quelque meurtre, à creuser quelque tombe,
Je viens tout doucement dénicher sa colombe.
Anton Tchekhov, Platonov, (1879), Acte II, deuxième tableau

Anna Petrovna, jeune veuve d’un général, reçoit au début du printemps tous ses proches dans sa propriété. L’instituteur Platonov,aimé de toutes les femmes de ce petit groupe, est resté à cette fête, tandis que sa femme Sacha est rentrée à l’école. Ossip,un marginal, qui braconne et rend des services à tous, passe lui rendre visite.

Acte II

Deuxième Tableau

Une trouée dans la forêt. Au début de la trouée, à gauche - l’école. Le long de la trouée qui se perd dans le lointain court une voie ferrée ; elle bifurque à droite près de l’école. Une série de poteaux télégraphiques. C’est la nuit.

SCÈNE 1

Sacha, assise à la fenêtre ouverte, et Ossip, le fusil en bandoulière, debout devant la fenêtre.

OSSIP
– Comment c’est arrivé ? Tout simplement… J’allais dans le taillis, pas loin, là, et je la vois, dans le fossé : elle
a remonté sa robe, elle prend l’eau du ruisseau dans une feuille de nénuphar. Elle se penche, elle boit, elle se
penche, elle boit, puis elle se mouille les cheveux… Je descends en bas, je vais plus près, je la regarde. Elle,
comme si de rien n’était, un empoté, n’est-ce pas, un paysan, à quoi ça sert que je te remarque ? « Madame,
que je dis, Votre Excellence, vous voulez boire un peu d’eau fraîche, comme ça ? » « Toi, qu’elle me répond,
ça te regarde ? Retourne d’où tu viens ! » Elle dit ça, et pas même un coup d’oeil… Moi, ça m’a démoli…
J’ai eu de la honte, de la rancoeur, d’être né que paysan… « Qu’est-ce que t’as, gros nigaud, à rester me regarder, qu’elle me demande, t’as jamais vu un être humain ou quoi ? » Et elle me regarde, comme ça,pour me percer… « Ou peut-être, qu’elle me dit, je te plais ? », « C’est fou, je lui dis, ce que vous me plaisez.Vous êtes tellement, Votre Excellence, une dame haute, et puis sensible, et puis si belle… Jamais, je lui dis,j’ai vu plus belle que vous… La plus belle, au village, la fille au garde champêtre, que je dis, en face de vous,
c’est rien qu’un cheval, un dromadaire… Et tendre que vous êtes ! Je vous ferais un baiser, que je lui dis, je
crois que je mourrais net ! » Là, elle part d’un grand rire… « Eh bien, elle me dit, fais-le-moi, ce baiser ! »
Moi, sur ces mots-là, je brûlais comme dans les flammes. Je m’approche d’elle, et je lui mets la main sur son épaule, tout doucement, et puis, je prends mon élan, je lui donne un baiser, ici, là, juste là, sur la joue et dans le cou, tout en même temps…

SACHA
se mettant à rire. – Et elle, alors ?

OSSIP
– « Et maintenant, elle me dit, du balai ! Lave-toi plus souvent, qu’elle me dit, et coupe-toi les ongles ! »
Et je me suis écarté.

SACHA
– Elle n’a pas froid aux yeux ! (Elle donne à Ossip une assiette de soupe.) Tiens, mange ! Assieds-toi
quelque part !

OSSIP
– Je suis pas un monsieur, je peux bien rester debout… Je vous remercie grandement de votre amabilité,
Alexandra Ivanova ! Un jour, je vous la revaudrai, votre gentillesse…

SACHA
– Enlève ton bonnet… C’est péché de ne pas manger tête nue. Et fais ta prière en mangeant !

OSSIP
ôtant son bonnet, - Ça fait longtemps que je pratique plus ces saintetés… (Il mange.) Depuis ce
temps-là, c’est comme si j’étais fou… Vous me croirez pas : je dors plus, je mange plus… Je l’ai toujours devant mes yeux… Je ferme les yeux, des fois, je la vois encore… J’ai tellement de tendresse qui m’a pris que c’est la corde au cou ! Tout juste si je me suis pas jeté à l’eau, tant ça me faisait de la peine, j’ai même voulu descendre le général… Et quand elle est devenue veuve, je me suis mis à lui faire plein
de commissions… Je lui tirais des perdrix, je lui rapportais des cailles, je lui ai repeint son kiosque de toutes les couleurs… Un jour je lui ai ramené un loup vivant… Tous ses caprices, je les faisais… Tout ce qu’elle me demandait, je le faisais… Elle m’aurait dit de me bouffer moi-même, je me serais bouffé…
Les tendres sentiments… Ça, c’est plus fort que nous…
Bonjour, tu as déjà des éléments de réponse au dessus.