bonjour, je dois faire un commentaire composé sur un extrait de la septième promenade "je me rappellerai(…) d'une plus comique manière."
j'ai déjâ une idée de plan:
I/ rousseau en symbiose avec la nature
II/ réflèxions sur le bonheur
III/ quête identitaire de rousseau
-importance du temps
- stabilité sérénité source de bonheur
-aspect irréversible de la vie
- le thème de la solitude
-écriture poètique
- passion pour la botanique
j'aimerais avoir de l'aide afin de formuler une problématique cohérante merci d'avance.
j'ai déjâ une idée de plan:
I/ rousseau en symbiose avec la nature
II/ réflèxions sur le bonheur
III/ quête identitaire de rousseau
-importance du temps
- stabilité sérénité source de bonheur
-aspect irréversible de la vie
- le thème de la solitude
-écriture poètique
- passion pour la botanique
j'aimerais avoir de l'aide afin de formuler une problématique cohérante merci d'avance.
Je me rappellerai toute ma vie une herborisation que je fis un jour du côté de la Robail, montagne du justicier Clerc. J'étais seul, je m'enfonçai dans les anfractuosités de la montagne, et de bois en bois, de roche en roche, je parvins à un réduit si caché que je n'ai vu de ma vie un aspect plus sauvage. De noirs sapins entremêlés de hêtres prodigieux dont plusieurs tombés de vieillesse et entrelacés les uns dans les autres fermaient ce réduit de barrières impénétrables, quelques intervalles que laissait cette sombre enceinte n'offraient au-delà que des ruches coupées à pic et d'horribles précipices que je n'osais regarder qu'en me couchant sur le ventre. Le duc, la chevêche et l'orfraie faisaient entendre leurs cris dans les fentes de la montagne, quelques petits oiseaux rares mais familiers tempéraient cependant l'horreur de cette solitude. Là je trouvai la Dentaire héptaphyllos, le Cyclamen, le Nidus avis, le grand Laserpitium et quelques autres plantes qui me charmèrent et m'amusèrent longtemps. Mais insensiblement dominé par la forte impression des objets, j'oubliai la botanique et les plantes, je m'assis sur des oreillers de Lycopodium et de mousses, et je me mis à rêver plus à mon aise en pensant que j'étais là dans un refuge ignoré de tout l'univers où les persécuteurs ne me déterreraient pas. Un mouvement d'orgueil se mêla bientôt à cette rêverie. Je me comparais à ces grands voyageurs qui découvrent une île déserte, et je me disais avec complaisance : Sans doute je suis le premier mortel qui ait pénétré jusqu'ici ; je me regardais presque comme un autre Colomb. Tandis que je me pavanais dans cette idée, j'entendis peu loin de moi un certain cliquetis que je crus reconnaître ; j'écoute : le même bruit se répète et se multiplie. Surpris et curieux je me lève, je perce à travers un fourré de broussailles du côté d'où venait le bruit, et dans une combe à vingt pas du lieu même où je croyais être parvenu le premier j'aperçois une manufacture de bas.
Je ne saurais exprimer l'agitation confuse et contradictoire que je sentis dans mon coeur à cette découverte. Mon premier mouvement fut un sentiment de joie de me retrouver parmi des humains où je m'étais cru totalement seul. Mais ce mouvement plus rapide que l'éclair fit bientôt place à un sentiment douloureux plus durable, comme ne pouvant dans les antres mêmes des Alpes échapper aux cruelles mains des hommes, acharnés à me tourmenter. Car j'étais bien sûr qu'il n'y avait peut-être pas deux hommes dans cette fabrique qui ne fussent initiés dans le complot dont le prédicant Montmollin s'était fait le chef, et qui tirait de plus loin ses premiers mobiles. Je me hâtai d'écarter cette triste idée et je finis par rire en moi-même et de ma vanité puérile et de la manière comique dont j'en avais été puni.



