Voila j'aurais besoin d'aide pour ce texte :
Vous qui vivez en toute quiétude
Bien au chaud dans vos maisons
Vous qui trouvez le soir en rentrant
La table mise et des visages amis,
Considérez si c'est un homme
Que celui qui peine dans la boue,
Qui ne connaît pas de repos,
Qui se bat pour un quignon de pain,
Qui meurt pour un oui ou pour un non.
Considérez si c'est une femme
Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
Et jusqu'à la force de se souvenir,
Les yeux vides et le sein froid,
Comme une grenouille en hiver.
N'oubliez pas que cela fut,
Non, ne l'oubliez pas :
Gravez ces mots dans votre cœur.
Pensez-y chez vous, dans la rue,
En vous couchant, en vous levant ;
Répétez-le à vos enfants.
Ou que votre maison s'écroule,
Que la maladie vous accable,
Que vos enfants se détournent de vous.
Voila en fait j'aurais juste besoin de trouver une problematique afin de pouvoir commencer ma lecture analytique …
Pour ceux qui n'aurait pas lu le livre il s'agit des camps de concentration…
Merci d'avance,
Peritoine
Bonjour Péritoine,
Ce poème présente les intentions de l'auteur. C'est une
préface dramatisée par le recours à la force de l'imprécation.
1. Le destinataire
a. Le bourgeois
b. Tranquille et inconscient
2. Le sujet du livre
a. Le portrait de l'opposé du destinataire : l'homme et la femme victimes de l'univers concentrationnaire, dépossédés de leurs attributs humains, l'humanité "chosifiée" par le "cela"
3. L'appel pathétique
a. Le devoir de mémoire (très inspiré à mon avis de la prière juive qui demande au croyant de ne pas oublier le nom de Yahvé, voir ci-après extraits du Deutéronome)
b. La malédiction double : La fin du bien-être et de la satiété, le rejet de celui qui a rejeté (voir aussi extraits du Deutéronome)
Réflexion sur ce qui constitue le fondement de notre humanité : l'apparence d'homme ou la dignité irréductible ?
C'est donc un vibrant appel à la fraternité, au refus du mépris et de l'oubli, sous peine de réduire à néant les terribles épreuves de l'holocauste et de devenir soi-même un barbare complice des bourreaux. L'enjeu est bien de continuer à vivre comme des hommes véritables après la souillure de notre humanité.
"Ainsi, si tu crains Yahvé ton Dieu tous les jours de ta vie, si tu observes toutes ses lois et ses commandements que je t’ordonne aujourd’hui, tu auras longue vie, toi, ton fils et le fils de ton fils. 3 Puisses-tu écouter, Israël, garder et pratiquer ce qui te rendra heureux et te multipliera, ainsi que te l’a dit Yahvé, le Dieu de tes pères, en te donnant une terre qui ruisselle de lait et de miel!
4 Écoute, Israël: Yahvé notre Dieu est le seul Yahvé. 5 Tu aimeras Yahvé ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir. 6 Que ces paroles que je te dicte aujourd’hui restent dans ton coeur! 7 Tu les répéteras à tes fils, tu les leur diras aussi bien assis dans ta maison que marchant sur la route, couché aussi bien que debout; 8 tu les attacheras à ta main comme un signe, sur ton front comme un bandeau; 9 tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes ».
Le bourgeois du début vit tranquille dans son confort (matériel et intellectuel sans doute) et n'a absolument pas conscience de la tragédie qui s'est passée à côté de lui, d'où l'appel pathétique de Lévi.
La malédiction finale contre l'aveugle et le sourd volontaire est en relation avec le Deutéronome (la tradition juive) : le juste, celui qui entend et garde la parole divine, est heureux et se multiplie (c'est-à-dire a une descendance nombreuse) d'où la double malédiction à l'encontre de l'aveugle et du sourd qui perdra sa fortune et son bonheur, qui verra ses enfants se détourner de lui.
Merci Jean Luc pour cette aide précieuse.
coucou,
j'ai perdu mon texte pour mon oral de français est ce que quelqu'un pourrais me le renvoyé c'est:la préface de primo Levi de si c'est un homme…
merci d'avance
Quel sérieux 😞
Tu ne le trouveras pas sur Internet ce n'est pas dans le domaine public
Tu auras peut-être la chance qu'une bonne âme te le scanne
Sinon, une photocopie à ton centre de doc ça doit être encore possible ; ou demande à ta prof (eh oui les profs sont encore dans l'établissement !)
Bonjour,
Je dois étudier l'incipit de l'autobiographie Si c'est un homme de Pimo Levi
L'extrait ce situe environ à la page 14 " A l'égard des condamnés " … " donner à manger aujourd'hui ? page 16
L'objectif de cette LA : étudier l'incipit d'une autobiographie exceptionnelle
Pourriez vous m'aider à établir un plan car je suis dans le flou … :/
Merci d'avance.
Bonjour LyaLova,
Tu devrais nous donner l'extrait complet pour qu'on puisse mieux t'aider.
Mais déjà si l'objectif de cette LA est : étudier l'incipit d'une autobiographie exceptionnelle, il serait judicieux de montrer d'abord en quoi il s'agit d'une autobiographie (tu trouveras sur le site d'Etudes Littéraires et sur le forum beaucoup d'éléments qui t'aideront). On te dit "autobiogaphie exceptionnelle" : en quoi est-ce exceptionnel ?
Ensuite, repère les thèmes abordés, s'ils sont originaux et aussi (et c'est très important) la façon dont ils sont traités (c'est-à-dire l'écriture). Attention à ne pas séparer fond et forme.
Voilà pour ces quelques petites pistes.
Merci pour cette aide =)
Et je voulais aussi vous demander …
Je dois faire une exposé sur la structure de l'oeuvre Si c'est un homme
Quel plan me conseillerai vous de suivre ?
Cordialement
Bonjour,
Je ne vais pas te donner de plan tout fait parce que je n'y vois pas d'intérêt et aussi parce que j'ai lu ce livre il y a longtemps.
Je te propose donc, en plus d'une lecture attentive, d'aller voir ces liens :
Liste de sites sur Si c'est un hommeUn cours sur cette oeuvre qui devrait bien t'aider
Voilà.
Salut,
voilà j'ai un Devoir Maison à faire et j'ai un problème à une question.
La question concerne la partie que j'ai mise en gras dans le poème ci-dessous. Étudiez les vers 10 à 14. Expliquez cette description et précisez la figure de style employée au vers 14. Pourquoi cette dernière est choquante ?
Je ne comprend pas ce que mon professeur veut dire par "Expliquez cette description".
Pour ce qui est de la figure de style au dernier vers (grenouille), j'avais pensé à une personnification mais je ne suis pas sur puisque l'on dévalorise la femme et l'homme dans ce poème.
Vous qui vivez en toute quiétude
Bien au chaud dans vos maisons,
Vous qui trouvez le soir en rentrant
La table mise et des visages amis,
Considérez si c'est un homme
Que celui qui peine dans la boue,
Qui ne connaît pas de repos,
Qui se bat pour un quignon de pain,
Qui meurt pour un oui pour un non.
Considérez si c'est une femme
Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
Et jusqu'à la force de se souvenir,
Les yeux vides et le sein froid
Comme une grenouille en hiver.
N'oubliez pas que cela fut,
Non, ne l'oubliez pas :
Gravez ces mots dans votre cœur.
Pensez-y chez vous, dans la rue,
En vous couchant, en vous levant;
Répétez-les à vos enfants.
Ou que votre maison s'écroule,
Que la maladie vous accable,
Que vos enfants se détournent de vous.
Primo Levi, Si c'est un homme
Merci d'avance.
Bonjour,
C'est une comparaison, puisque tu as "comme". En quoi cette comparaison est-elle choquante ? Tu devrais le trouver.
Merci de ton aide.
Voici la réponse à la question si cela peut en aider certains:
Cette description désapprouve le côté humain de la femme. L'auteur appui cette désapprobation en complétant à la fin, par une comparaison, la considération d'état animal de la femme en la comparant avec une grenouille en hiver, comme si la femme était dépersonnalisée et inhumaine, en la considérant comme un animal (ici la grenouille).
Si j'ai faux, me corriger SVP.
Tu fais un contresens sur le texte. Pense aux camps de concentration, à l'origine de l'ouvrage de Levi (camp de concentration).
Relis le texte et analyse sa compassion.
Je peux corriger en expliquant tout simplement que l'auteur désapprouve le côté humain de la femme pour montrer à quel point les gens ont ignoré les camps de concentration/d'extermination.
Non plus…
Comme une grenouille en hiver
Une grenouille, ça hiberne. C'est comme une petite mort…
Muriel
Superbe déduction, merci !
Mais je veux dire, pour expliquer la description, j'explique la dégradation de l'humain de la femme ?
Il ne désapprouve pas son côté humain, au contraire. Il stigmatise le fait que l'être humain, dans les camps de concentration a justement perdu tout humanité, au point qu'une femme peut être comparée à une grenouille, terme dévalorisant.
Je viens de comprendre. Merci pour vos explications.
Jova a écrit :Je peux corriger en expliquant tout simplement que l'auteur désapprouve le côté humain de la femme pour montrer à quel point les gens ont ignoré les camps de concentration/d'extermination.
Non. N'oubliez pas qu'il parle des victimes…
En hiver, certaines grenouilles hibernent ; parfois même le cœur, le cerveau et la respiration s'arrêtent : elles sont comme mortes… Les femmes dont parle P. Levi ont perdu leur nom, leurs cheveux, leurs souvenirs ; les attributs de la féminité et de l'humanité. Cela a-t-il un sens de dire que des gens ont
vécu dans les camps, là même où ils étaient
déshumanisés ?