Bonjour, j'espère que je ne suis pas au mauvais endroit, auquel cas désolée.
En pleines révisions pour l'oral du bac, j'ai un problème avec un texte de Rousseau, un extrait des Reveries du promeneur solitaire.
Le texte :
En cours on a fait une étude "linéaire" :
I- Premier paragraphe, il pose son raisonnement et définit le bonheur
II- Argumentation : 1) Ce que n'est pas le bonheur, 2) Ce qu'est le bonheur
III- Une analyse plus précise de ce sentiment (dernier paragraphe)
Mais je sais également que c'est pas trop recommandé :
Pensez vous que le jury préférerait un plan non linéaire ? Je pensais à quelque chose comme
I- Le type de récit (une argumentation très rigoureuse mais toutefois lyrique)
II - Sa définition du bonheur (un état coupé du temps, pas très intense mais basé sur la longévité, l'image de l'eau…)
III- Un état non généralisable (lui l'a essayé à l'ile saint pierre mais pense que tuot le monde n'est pas capable de ressentir un tel bonheur, cf dernière phrase du texte).
D'un autre côté, je me dis que ce texte est surtout remarquable par sa construction très rigoureuse, très logique, donc peut-être serait-il adapté de suivre linéairement le texte.
Qu'en pensez vous ?
Et puis, pourriez vous me dire en quoi ce texte est un syllogisme ?
D'avance merci !
En pleines révisions pour l'oral du bac, j'ai un problème avec un texte de Rousseau, un extrait des Reveries du promeneur solitaire.
Le texte :
le bonheur que mon cœur regrette n’est point composé d’instans fugitifs mais un état simple & permanent, qui n’a rien de vif en lui-même, mais dont la durée accroît le charme au point d’y trouver enfin la suprême félicité.(Désolée, le texte est copié de Wikisource, y'a des fautes --')
Tout est dans un flux continuel sur la terre : rien n’y garde une forme constante & arrêtée, & nos affections qui s’attachent aux choses extérieures passent & changent nécessairement comme elles. Toujours en avant ou en arriere de nous, elles rappellent le passé qui n’est plus ou préviennent l’avenir qui souvent ne doit point être : il n’y a rien là de solide à quoi le cœur se puisse attacher. Aussi n’a-t-on guère ici-bas que du plaisir qui passe ; pour le bonheur qui dure je doute qu’il y soit connu. À peine est-il dans nos plus vives jouissances un instant où le cœur puisse véritablement nous dire : je [?443?]voudrois que cet instant durât toujours. Et comment peut-on appeler bonheur un état fugitif qui nous laisse encore le cœur inquiet & vide, qui nous fait regretter quelque chose avant, ou desirer encore quelque chose après ?
Mais s’il est un état où l’âme trouve une assiette assez solide pour s’y reposer tout entiere & rassembler là tout son être, sans avoir besoin de rappeler le passé ni d’enjamber sur l’avenir ; où le tems ne soit rien pour elle, où le présent dure toujours sans néanmoins marquer sa durée & sans aucune trace de succession, sans aucun autre sentiment de privation ni de jouissance, de plaisir ni de peine, de desir ni de crainte que celui seul de notre existence, & que ce sentiment seul puisse la remplir tout entiere ; tant que cet état dure celui qui s’y trouve peut s’appeler heureux, non d’un bonheur imparfait, pauvre & relatif tel que celui qu’on trouve dans les plaisirs de la vie, mais d’un bonheur suffisant, parfoit & plein, qui ne laisse dans l’âme aucun vide qu’elle sente le besoin de remplir. Tel est l’état où je me suis trouvé souvent à l’île de Saint-Pierre dans mes rêveries solitaires, soit couché dans mon bateau que je laissais dériver au gré de l’eau, soit assis sur les rives du lac agité, soit ailleurs au bord d’une belle riviere ou d’un ruisseau murmurant sur le gravier.
De quoi jouit-on dans une pareille situation ? De rien d’extérieur à soi, de rien sinon de soi-même & de sa propre existence, tant que cet état dure on se suffit à soi-même comme Dieu. Le sentiment de l’existence dépouillé de toute autre affection est par lui-même un sentiment précieux de contentement & de paix, qui suffiroit seul pour rendre cette [?444?]existence chere & douce à qui sauroit écarter de soi toutes les impressions sensuelles & terrestres qui viennent sans cesse nous en distraire & en troubler ici-bas la douceur. Mais la plupart des hommes, agités de passions continuelles, connaissent peu cet état, & ne l’ayant goûté qu’imparfaitement durant peu d’instans n’en conservent qu’une idée obscure & confuse qui ne leur en fait pas sentir le charme.
En cours on a fait une étude "linéaire" :
I- Premier paragraphe, il pose son raisonnement et définit le bonheur
II- Argumentation : 1) Ce que n'est pas le bonheur, 2) Ce qu'est le bonheur
III- Une analyse plus précise de ce sentiment (dernier paragraphe)
Mais je sais également que c'est pas trop recommandé :
Pensez vous que le jury préférerait un plan non linéaire ? Je pensais à quelque chose comme
I- Le type de récit (une argumentation très rigoureuse mais toutefois lyrique)
II - Sa définition du bonheur (un état coupé du temps, pas très intense mais basé sur la longévité, l'image de l'eau…)
III- Un état non généralisable (lui l'a essayé à l'ile saint pierre mais pense que tuot le monde n'est pas capable de ressentir un tel bonheur, cf dernière phrase du texte).
D'un autre côté, je me dis que ce texte est surtout remarquable par sa construction très rigoureuse, très logique, donc peut-être serait-il adapté de suivre linéairement le texte.
Qu'en pensez vous ?
Et puis, pourriez vous me dire en quoi ce texte est un syllogisme ?
D'avance merci !



