Superlatif suivi du subjonctif

Langue française

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous,

J'ai trouvé dans une phrase d'un livre : "il n'admet pas que sa seule force est son intelligence".
Déjà j'ai toujours appris que lorsque l'on rencontre la structure ne… que le subjonctif suivait. Aussi ne met-on pas le subjonctif après un superlatif ?

Pour moi cette phrase devrait contenir le subjonctif : "il n'admet pas que sa seule force soit son intelligence". Qu'en pensez-vous ?

Littérairement vôtre ! 🙂

Marine
Bonjour

Oui souvent l'oreille nous guide dans l'application des règles.
"il n'admet pas que sa seule force est son intelligence".
"il n'admet pas que sa seule force soit son intelligence"

Dans cette phrase avec une proposition principale suivie d’une proposition subordonnée, on doit analyser le sens donné au verbe ADMETTRE et là seul le locuteur ou l’auteur (le scripteur) peut connaître le sens donné à ce verbe.
Si la chose admise tient lieu de » supposition », le mode subjonctif convient dans la proposition subordonnée :
Admettons qu’elle soit intelligente.

Le subjonctif convient également quand admettre est nié (ne… pas) et signifie « tolérer » :
Je n’admets pas qu’elle soit intelligente.

Par contre si le verbe admettre introduit un « fait réel », le verbe de la proposition qui suit doit être mis à l’indicatif :
J’admets qu’elle est intelligente.

@
Pourtant j'ai regardé dans "Littré qui dit je cite: " admettre que, au sens de reconnaître pour vrai, se construit avec l'indicatif s'il n'y a PAS de négation. Avec une négation il se construit avec le subjonctif.
Bonsoir

Pourtant = dans votre message le désaccord entre ce que j’ai proposé et ce que vous avez trouvé dans Littré.

- Je dis : si le verbe admettre introduit un « fait réel », le verbe de la proposition qui suit doit être mis à l’indicatif :
J’admets qu’elle est intelligente.

Vous dites : " admettre que, au sens de reconnaître pour vrai, se construit avec l'indicatif s'il n'y a PAS de négation.


- Je dis : Le subjonctif convient également quand admettre est nié (ne… pas) et signifie « tolérer » :
Je n’admets pas qu’elle soit intelligente.

Vous dites : Avec une négation il se construit avec le subjonctif.

Je ne comprends pas votre réponse ?
@
mewrine a écrit :Pourtant j'ai regardé dans "Littré qui dit je cite: " admettre que, au sens de reconnaître pour vrai, se construit avec l'indicatif s'il n'y a PAS de négation. Avec une négation il se construit avec le subjonctif.
Bonjour,

Hanse-Blampain dit de même : « Admettre que, quand le sens exige l'indicatif, est suivi du subjonctif lorsqu'il est accompagné d'une négation ou employé à la forme interrogative ou introduit par si. Admettez-vous qu'il ait cru cela? Si vous admettez qu'il ait cru cela. »

Mais après il ajoute ceci : « Si l'idée exprimée dans la subordonnée est une évidence, admettre que est suivi de l'indicatif: Admettez-vous que chacun peut se tromper? Admettez-vous, oui ou non, que deux et deux font quatre? Il n'admet pas que chacun doit faire son possible »

A vous d'en tirer conclusion…
Merci pour vos réponses, et vos éclaircissements.

A bientôt.

Marine
Bonjour,

Je me posais la même question, à propos de la phrase suivante : dit-on "c'est l'histoire la plus triste que j'ai jamais entendue", ou "c'est l'histore la plus trite que j'aie jamais entendue" ?

Merci !
Bonjour.

Dans ce genre de construction avec un superlatif en antécédent, c'est bien le subjonctif qui convient.

"C'est l'histoire la plus triste que j'aie jamais entendue."
Bonsoir Redtee et Jehan,

Dans la phrase que propose Redtree, Jehan a raison, parce que la présence de "jamais" ne laisse aucune ambiguïté sur le fait que c'est vraiment l'histoire la plus triste entendue de toute sa vie, en excluant toutes les autres.

Mais s'il n'y avait pas "jamais", la phrase serait : « C'est l'histoire la plus triste que j'ai/j'aie entendue » et l'indicatif pourrait se justifier par le fait que le sens serait : des histoires ont été racontées quelque part. Et moi, c'est l'histoire (parmi d'autres histoires racontées à ce moment-là) qui était la plus triste, que j'ai entendue. Le hasard ou la répartition du public a fait que j'ai entendu celle-là et pas une autre. Mais cela ne veut pas dire que c'est la plus triste que j'ai entendue de toute ma vie.

Donc ce n'est pas le superlatif qui entraîne le subjonctif, c'est le sens.

Muriel
Bonjour,

écrit-on: "la meilleure mangue que j'aie jamais mangée" ou "la meilleure mangue que j'ai jamais mangée"?

subjonctif ou indicatif?
les deux peuvent-ils être corrects et dans quel cas (si on est sûr de soi en l'affirmant? si la mangue n'est pas terminée?!) ?

Merci d'avance pour vos réponses!

Bon après-midi!
Pour le savoir, fais le test avec un autre verbe ou une autre personne:

"la meilleure mangue qu'il ait jamais mangée", "la meilleure mangue qu'on puisse trouver".

Donc subjonctif.
Merci d'avoir répondu mais "la meilleure mangue qu'il ait jamais mangée" ne me paraît pas plus évident "à l'oreille" que "la meilleure mangue qu'il a jamais mangée". Pareil pour ton deuxième exemple. J'aimerais bien une explication "grammaticale", les exemples approchés ne m'inspirent pas.
Muriel a écrit :Dans la phrase que propose Redtree, Jehan a raison, parce que la présence de "jamais" ne laisse aucune ambiguïté sur le fait que c'est vraiment l'histoire la plus triste entendue de toute sa vie, en excluant toutes les autres.

Muriel
Je ne comprends pas. Il n'y a pas d'ambiguïté donc on utilise le subjonctif?

S'il n'y a pas d'ambiguïté, je pensais que l'indicatif était employé.
En langue moderne on utilise surtout le subjonctif après un superlatif (ou une expression équivalente premier, seul…). L'indicatif est aussi possible. Le subjonctif insisterait sur le superlatif et l'indicatif sur le verbe de la subordonnée.
La meilleure mangue que j'ai jamais mangée : J'ai mangé bien des mangues moins bonnes que celle-ci.
La meilleure mangue que j'aie jamais mangée : Meilleure mangue n'existe pas, et pourtant j'ai mangé nombre de mangues.
merci pour les explications mais je n'ai pas compris, l'utilisation de l'indicatif ou du subjonctif reste assez obscure pour moi…
Alors utilisez toujours le subjonctif après un superlatif.
Suivant ce que j'ai appris à l'école, la subordonnée qui suit un superlatif doit être au subjonctif. (C'est le plus bel homme que je connaisse).

Mais dans un sujet de rédaction, on écrit : " Décrivez la personne la plus paresseuse que vous connaissez". Je ne sais pas si "connaissez" doit être " connaissiez", ou s'il y a un autre emploi ou une certaine intention dans cette phrase.

Merci de votre réponse.
Cedricthanh
Après un superlatif ou une expression équivalant à un superlatif, on emploie plus souvent le subjonctif que l’indicatif. Le subjonctif insisterait sur le superlatif et l'indicatif sur le verbe de la subordonnée.
La meilleure mangue que j'ai jamais mangée : J'ai mangé bien des mangues moins bonnes que celle-ci.
La meilleure mangue que j'aie jamais mangée : Meilleure mangue n'existe pas, et pourtant j'ai mangé nombre de mangues.

https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/2509-superlatif-suivi-du-subjonctif.html
Merci bien Anne345
Il me semble tout de même qu'on peut continuer à dire que le superlatif est suivi d'un subjonctif…
Mais l'exemple donné où on utiliserait un indicatif est intéressant, mais dans ce cas "que j'ai entendue" n'est pas une proposition relative qui vient compléter la structure superlative; mais il s'agit d'une clivée, qui permet de mettre en relief un élément de la phrase.
J'ai entendu l'histoire la plus triste (parmi celles qui ont été racontées) → C'est l'histoire la plus triste (parmi celles qui ont été racontées) que j'ai entendue. A titre indicatif, il est aussi possible de construire une clivée avec "ce que … est …" . Ex: Ce que j'ai entendu était l'histoire la plus triste.

Bonjour, Je voudrais vous poser une question concernant l’utilisation du subjonctif après le superlatif. J’ai trouvé dans une grammaire les phrases suivantes : "C’est le moins cher que j’aie trouvé" et "C’est le plus beau que nous ayons trouvé" . J’ai remarqué que le subjonctif était plus souvent utilisé dans ce type de phrases. Toutefois, s’il s’agit d’exprimer une certitude et la réalité d’un fait on peut utiliser l’indicatif …. Les deux phrases me semblent exprimer une certitude, donc je pourrais aussi dire : "C’est le moins cher que j’ai trouvé" et "C’est le plus beau que nous avons trouvé". ? Merci pour vos opinions.