La question que l’on m’a posée est de montrer les différences observées entre ces deux dénouements mais je ne sais pas quoi dire ?
J’ai trouvé que dans le premier texte roméo meurt par amour et par erreur pour rejoindre Juliette, elle le rejoint ensuite en se tuant par la suite, tandis que dans le second Ruy Blas qui avai menti sur son identité meurt pour que la reine se débarasse en quelque sorte de lui, il meurt à la suite d’un conflit.
Mais je ne sais pas quoi rajouter !!
Texte 1
William Shakespeare
Roméo et Juliette [1597-1599]
Pour rester fidèle à son amour pour Roméo, Juliette ne veut pas épouser l’homme que ses parents lui destinent. Elle se fait passer pour morte en buvant un narcotique. Roméo, qui l’ignore, découvre avec désespoir le corps de Juliette.
Victor Hugo, Ruy Blas (1838)
Ruy Blas vient d’avouer à la reine d’Espagne, qui en avait fait son favori, qu’il n’est pas Don César, grand d’Espagne, mais un simple valet.
J’ai trouvé que dans le premier texte roméo meurt par amour et par erreur pour rejoindre Juliette, elle le rejoint ensuite en se tuant par la suite, tandis que dans le second Ruy Blas qui avai menti sur son identité meurt pour que la reine se débarasse en quelque sorte de lui, il meurt à la suite d’un conflit.
Mais je ne sais pas quoi rajouter !!
Texte 1
William Shakespeare
Roméo et Juliette [1597-1599]
Pour rester fidèle à son amour pour Roméo, Juliette ne veut pas épouser l’homme que ses parents lui destinent. Elle se fait passer pour morte en buvant un narcotique. Roméo, qui l’ignore, découvre avec désespoir le corps de Juliette.
Roméo. - […] Ah ! chère Juliette, pourquoi es-tu si belle encore ? Dois-je croire que le spectre de la Mort est amoureux et que l'affreux monstre décharné te garde ici dans les ténèbres pour te posséder ?… Horreur ! Je veux rester près de toi, et ne plus sortir de ce sinistre palais de la nuit ; ici, ici, je veux rester avec ta chambrière, la vermine ! Oh ! c'est ici que je veux fixer mon éternelle demeure et soustraire au joug des étoiles ennemies cette chair lasse du monde… (Tenant le corps embrassé.) Un dernier regard, mes yeux ! une dernière étreinte, mes bras ! et vous, lèvres, vous, portes de l'haleine, scellez par un baiser légitime un contrat illimité avec la Mort ! (Saisissant la fiole.) Viens, amer conducteur, viens, guide amer. Pilote désespéré, vite ! lance sur les brisants ma barque épuisée par la tourmente ! À ma bien-aimée ! (Il boit le poison.) Oh ! l'apothicaire ne m'a pas trompé : ses drogues sont actives… Je meurs ainsi… sur un baiser ! (Il expire en embrassant Juliette.) […]Texte 2
Juliette. – […] Qu'est ceci ? Une coupe qu'étreint la main de mon bien-aimé ? C'est le poison, je le vois, qui a causé sa fin prématurée. L'égoïste ! il a tout bu ! il n'a pas laissé une goutte amie pour m'aider à le rejoindre ! Je veux baiser tes lèvres : peut-être y trouverai-je un reste de poison dont le baume me fera mourir… (Elle l'embrasse.) Tes lèvres sont chaudes !
Premier garde, derrière le théâtre. - Conduis-nous, page… De quel côté ?
Juliette. - Oui, du bruit ! Hâtons-nous donc ! (Saisissant le poignard de Roméo.) ô heureux poignard ! voici ton fourreau… (Elle se frappe.) Rouille-toi là et laisse-moi mourir !
(Elle tombe sur le corps de Roméo et expire.)
Victor Hugo, Ruy Blas (1838)
Ruy Blas vient d’avouer à la reine d’Espagne, qui en avait fait son favori, qu’il n’est pas Don César, grand d’Espagne, mais un simple valet.
Ruy Blas, toujours à genoux. […]Merci !
Ayez pitié de moi, mon Dieu ! Mon coeur se rompt !
La Reine.
Que voulez-vous ?
Ruy Blas, joignant les mains.
Que vous me pardonniez, Madame !
La Reine.
Jamais.
Ruy Blas.
Jamais !
Il se lève et marche lentement vers la table.
Bien sûr ?
La Reine.
Non, jamais !
Ruy Blas
Il prend la fiole posée sur la table, la porte à ses lèvres et la vide d'un trait.
Triste flamme,
Éteins-toi !
La Reine, se levant et courant à lui.
Que fait-il ?
Ruy Blas, posant la fiole.
Rien. Mes maux sont finis.
Rien. Vous me maudissez, et moi je vous bénis.
Voilà tout.
La Reine, éperdue.
Don César !
Ruy Blas
Quand je pense, pauvre ange,
Que vous m'avez aimé !
La Reine.
Quel est ce philtre étrange ?
Qu'avez-vous fait ? Dis-moi ! réponds-moi ! parle-moi !
César ! je te pardonne et t'aime, et je te crois !
Ruy Blas.
Je m'appelle Ruy Blas.
La Reine, l'entourant de ses bras.
Ruy Blas, je vous pardonne !
Mais qu'avez-vous fait là ? Parle, je te l'ordonne !
Ce n'est pas du poison, cette affreuse liqueur ?
Dis ?
Ruy Blas.
Si ! C'est du poison. Mais j'ai la joie au coeur.
Tenant la reine embrassée et levant les yeux au ciel.
Permettez, ô mon Dieu, justice souveraine,
Que ce pauvre laquais bénisse cette reine,
Car elle a consolé mon coeur crucifié,
Vivant, par son amour, mourant, par sa pitié !
La Reine.
Du poison ! Dieu ! C'est moi qui l'ai tué ! – je t'aime !
Si j'avais pardonné ?…
Ruy Blas, défaillant.
J'aurais agi de même.
Sa voix s'éteint. La reine le soutient dans ses bras.
Je ne pouvais plus vivre. Adieu !
Montrant la porte.
Fuyez d'ici !
– Tout restera secret. – Je meurs.
Il tombe.
La Reine, se jetant sur son corps.
Ruy Blas !
Ruy Blas, qui allait mourir, se réveille à son nom prononcé par la reine.



