Accord avec "on"

Langue française

74 réponses · Page 3 / 4

Le s final ne marque pas le genre…
Merci à tous pour vos réponses. Je retiens de vos différents commentaires que du point de vue purement orthographique la phrase est correcte étant donné que l'accord n'est pas obligatoire, mais que dans le français moderne on préfère l'accord.
Bonjour Muriel,

Dans mon message, j'ai barré le "s" (nombre) de la phrase initiale, mais il est vrai que cela ne se voit pas beaucoup à la lecture.

Cordialement,
Paul
Hippocampe a écrit :C'est un accord par syllepse (cf Wikipédia). Cet accord est facultatif même s'il est à la mode et si beaucoup de gens disent on pour nous.
On est un prénom indéfini, c'est bien son intérêt. Ce prénom peut représenter une seule personne. Si on en sait pas plus, on accorde pas. Et même si on représente plusieurs personnes on n'est pas obligé d'accorder.
On est plutôt un pronom qu'un prénom… 😉
Et il n'est pas que pronom indéfini.
Il est également pronom "multipersonnel".
Et dans ces cas où "on en sait plus", dans ces cas où son référent a un genre et un nombre bien définis, il est tout de même plus logique d'accorder l'attribut ou le participe.
Paulang a écrit :Bonjour Muriel
Pourquoi "Muriel", puisque vous répondiez manifestement à Anne345 ?
Muriel n'a pas participé à cette discussion…
paulang a écrit :Bonjour Muriel,

Dans mon message, j'ai barré le "s" (nombre) de la phrase initiale, mais il est vrai que cela ne se voit pas beaucoup à la lecture.

Cordialement,
Paul
Muriel ?

Dans quel cas accorderait-on en genre mais pas en nombre ? Je n'en vois aucun.
bonjour Jehan et Anne,

Le temps d'aller en bas de page et le nom de l'intervenant s'est envolé : c'est grave docteur ? Qu'on me pardonne ma sénilité !

à l'écriture de l'intervenant à qui je laisse la paternité de la phrase:
alors les filles, on est contentes
je préfère
alors les filles, on est contente
tant le "s" me rebute avec on est).

En effet, je vois mal qu'on puisse accorder en nombre; en tout cas, je ne le ferais pas même si on me disait que c'est bien.

Cordialement,
Paul
Ce qui semble vous choquer, c'est que l'adjectif soit au pluriel alors que le verbe est au singulier.

Selon ce que représente le pronom, un tel accord en nombre n'a pourtant rien d'incongru.
Vous, par exemple, c'est la 2e personne du pluriel.
Vous êtes contentes. (plusieurs femmes)
Mais :
Vous êtes contente. (une seule femme, "vous" de politesse)
Et dans ce cas, on a un verbe au pluriel suivi d'un adjectif au singulier.
Cela devrait vous choquer autant, alors ?

Même chose avec Nous :
Nous sommes contents. (plusieurs personnes)
Mais le roi dira :
Nous sommes content. ("nous" de majesté, une seule personne)
Et là encore, on a un verbe au pluriel suivi d'un adjectif au singulier.

Même chose avec On :
Alors, ma petite, on est contente ? (une seule personne).
Alors, les filles, on est contentes ? (plusieurs personnes).
Avec un verbe au singulier suivi d'un adjectif au pluriel…
Ne vous en déplaise.
bonjour Jehan,

C'est en effet le "est" accolé à un pluriel qui me fait sortir les yeux de leur(s) orbite(s).

Pour le vous de politesse, le singulier me choque d'autant moins que, comme vous, je suis né avec lui et que le singulier répond à la règle que je me fixe.

Pour le nous de majesté, le singulier me choque d'autant moins que je ne serais jamais roi (le seul à l'employer) et qu'il répond également à ma règle.

Somme toute, sur un emploi apparemment si mal ficelée au vu des nombreux désaccords, qui songera à contester mon libre arbitre avec un mot dit familier de surcroit.

Il va de soi que si demain l’académie ou je ne sais quelle autre autorité fige une règle, je ne la discuterai pas.

Cordialement,
Paul
Tu n'utiliseras sans doute jamais le nous de majesté, mais tu devras utiliser le nous de modestie dans un mémoire ou une thèse. 🙂

L'Académie française s'est déjà exprimée :
On, nous, vous (accord)

1. Le pronom indéfini on, qui désigne un sujet dont on ignore le sexe ou le nombre, exige, en principe, un attribut ou un participe au genre non marqué, c’est-à-dire au masculin, et au singulier.

On écrira bien, en effet : On est parvenu à réduire le débit du fleuve ; On est fatigué de ce combat ; On n’est pas sûr du résultat.

Il arrive pourtant que on ne désigne pas les hommes en général, des personnes indéterminées, mais telle ou telle personne : dans ce cas, l’accord se fait tout naturellement en genre et en nombre.

C’est le sens qui commande, et le goût. On s’était fâchés ; On s’est séparées à regrets ; On est allés ensemble jusqu’au bout du chemin… ne sont donc pas des tournures fautives.
Pour le nous de majesté, le singulier me choque d'autant moins que je ne serai jamais roi (le seul à l'employer) et qu'il répond également à ma règle.
Tu n'es pas très logique. Je croyais que "la règle que tu te fixes", "ta règle", comme tu dis, c'était au contraire de mettre en accord le verbe et l'attribut qui suit… Or, "sommes" est un verbe au pluriel. Selon ta règle, majesté ou pas, "contents" devrait donc ici rester au pluriel, tout comme selon toi "content" devrait toujours rester au singulier après le singulier "est".


J'espère que l'avis de l'Académie te fera réfléchir, pour l'accord avec "On".
Bonjour Jehan,

C'est vrai que j'ai des difficultés à expliquer mon ressenti.

Pour faire simple disons que le singulier pour les deux cas cités (des exceptions) est si évident qu'il ne viendrait à l'idée de personne de mettre le pluriel me semble t-il.
Je n'aurais pas dû écrire "le singulier répond à la règle que je me fixe"

et après tout,
- le vous de politesse ne sera bientôt plus qu'un souvenir avec le tutoiement de rigueur envahissant.
- le nous de majesté est un souvenir depuis longtemps dans ce pays.

Enfin, quand je vois des divergences d'opinions entre deux organismes, qui tout deux se targuent d'enseigner le bon usage du Français (leur/leurs , être allé/ j'ai été …), je me fais comme un devoir de me fixer ma règle que j'espère la moins stupide possible.

la meilleure règle est encore d'user parcimonieusement du on familier et vague.

Cordialement,
Paul
- le vous de politesse ne sera bientôt plus qu'un souvenir avec le tutoiement de rigueur envahissant.
N'exagérons rien…
le nous de majesté est un souvenir depuis longtemps dans ce pays.
Le "nous" de majesté n'est pas utilisable que par les seuls rois, mais par toute personne revêtue d'une autorité officielle. Et dans ce cas, ce n'est pas un souvenir.
Notons par ailleurs qu'il existe aussi, avec accord au singulier, le "nous" de modestie, utilisé par les auteurs dans les essais, les thèses, les dissertations.
Signalons aussi un accord au singulier dans le registre familier (nous = tu) : Alors, ma petite, avons-nous été sage ?
la meilleure règle est encore d'user parcimonieusement du on familier et vague.
Les emplois "multipersonnels" de on ne sont pas tous familiers :
On se tue à vous faire un aveu des plus doux...(Molière) Ici on =je.
Et ces emplois multipersonnels , familiers ou non, sont beaucoup moins vagues que l'emploi "indéfini" de on, puisqu'ils correspondent, eux, à des personnes précisément identifiées.
Et leur intérêt quant à l'expressivité et aux effets stylistiques est indéniable. Ce sont des variantes intéressantes. N'appauvrissons pas la langue.
Bonsoir Jehan,

Merci de vos apports.

En lisant vos remarques sur le nous m'est venu à l'esprit le nous couramment employé dans les courriers d'affaire. Je pense, que ce nous est pluriel; quoique ?
- Soit l'auteur écrit en son nom propre.
- soit il écrit au nom de l'entreprise.
dans les deux cas, c'est singulier.
Il faut cette discussion pour que je me pose cette question qui ne jamais effleuré l'esprit durant mon activité.

Hors cela, je me demande qui, parlant de lui même, utilise encore le nous dans notre république. Si ce personnage existe, il doit-être l'objet de bien des railleries. 😂

Patrick Rambaud termine le premier tome de sa "chronique du règne de Nicholas Ier"(Sarkozy) par
sa majesté allait-elle réaliser, que si haut que fût le trône, on n'y était jamais assis que sur son cul ?
et il ne me souvient pas que ce premier personnage de l'état déjà assez grotesque poussait le ridicule jusqu'au nous.

cordialement,
Paul
Bonsoir.

Un exemple ici : https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca//bdl/gabarit_bdl.asp?id=1706

Le "nous" de majesté, qui est notamment employé dans la rédaction de documents officiels, n'est pas spécialement sujet à des railleries (actes notariés, actes de justice, etc.) . Ce qui serait sujet à railleries, c'est que le notaire ou le juge dise constamment "nous" en parlant de lui dans toutes les circonstances de la vie quotidienne, comme vous semblez le supposer. Alors que ce n'est évidemment pas le cas.
Bonjour Jehan,

Bien vu le renvoi.

Je pense donc que le nous commercial est un ou de modestie. Ce que semble confirmer d'autres sites. Et dans ce cas, que le nous représente la secrétaire, le commercial, le directeur ou l'entreprise le singulier s'impose.
Vu par la même occasion sur ce forum une discussion traitant de ces nous.

Trouvé également sur le on : https://www.etudes-litteraires.com/grammaire//homo_on.htm#participe.
Cela me choque toujours autant bien qu'ils semblent catégoriques.
En conclusion, quand l'accord du on exigera le pluriel, je ferai en sorte d'user d'une phrase sans on et tout le monde sera satisfait.

Cordialement,
Paul
Bonjour à tous,

Le nouveau livre de Serge Marquis est intitulé "On est foutu, on pense trop !".

A l'instar d'Alain Souchon qui avait conjugué le verbe au pluriel , ici "foutre" est conjugué au singulier. Il me semble cependant qu'il s'agit de la même acception au sens de "nous sommes foutus" et que l'accord du pluriel s'impose.

L'auteur aurait-il voulu employer le pronom indéfini qui rendrait ainsi le participe passé invariable ? cela me semble discutable.

Discutons en…
Ce n'est pas le verbe "foutre" qui est conjugué au singulier ou au pluriel, c'est le participe "foutu" employé comme adjectif attribut qui s'accorde au singulier ou au pluriel, selon le sens donné à "On".
Effectivement, j'aurais plutôt opté ici pour un accord au pluriel avec un "On" signifiant "Nous".
Bonsoir !

Je voudrais savoir si les deux phrases suivantes sont correctes: on est prêts et On est égaux

Merci d'avance.
Oui, bien sûr, c'est correct si "on" est mis pour "nous", ce qui est fréquent.
On est prêts = Nous sommes prêts.
On est égaux = Nous sommes égaux.
Bonjour
J 'ai participé à la marche organisée contre le cancer du sein, en octobre et des tee-shirt nous ont été offerts. Dessus, on peut lire " Ensemble, on est plus forte." Moi, j'aurais mis un "S" à "forte", puisque je pense que dans ce cas, "on" remplace "nous, les femmes" et que l'attribut s'accorde en genre ET en nombre avec le sujet.

Ai-je raison ou pas? Merci