Flaubert, Madame Bovary, II, 13 - En face, par-dessus les toits, la pleine campagne s’étalait…

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, je suis en seconde et je rédige actuellement mon commentaire de texte sur un extrait de Mme Bovary situé dans la seconde partie du livre, vers le milieu du 13ème chapitre. Il commence à " En face, par-dessus les toits, la pleine campagne " et termine " L'idée qu'elle venait d'échapper à la mort faillit la faire s'évanouir de terreur "

Voici ma problématique :
Nous nous interrogerons sur les effets que la lettre produit chez Emma.

Mon plan :
I- L'expression du tourment et du désespoir d'Emma.
a) Un champs lexical du cauchemar.
b) Entre colère, tristesse et incompréhension.
c) Évocation du suicide.

II- Les échanges qui se produisent entre le monde extérieur et l'héroïne.
a) Le monde extérieur qui accentue la solitude d'Emma.
b) Le point de vue d'Emma.
c) Une opposition entre le monde d'Emma et de Charles.

J'ai déjà écrit ma première partie mais j'avoue être un peu perdu puisque mes sous parties se ressemblent beaucoup… Avez vous des conseils à me donner ? Peut être changer des sous parties inutiles… Parce que je ne sais pas trop quoi dire, notamment pour mon petit a et petit c.

Merci
Juletro.
Bonjour,
Voici l'extrait que je dois étudier :
En face, par-dessus les toits, la pleine campagne s’étalait à perte de vue. En bas, sous elle, la place du village était vide ; les cailloux du trottoir scintillaient, les girouettes des maisons se tenaient immobiles ; au coin de la rue, il partit d’un étage inférieur une sorte de ronflement à modulations stridentes. C’était Binet qui tournait.

Elle s’était appuyée contre l’embrasure de la mansarde, et elle relisait la lettre avec des ricanements de colère. Mais plus elle y fixait d’attention, plus ses idées se confondaient. Elle le revoyait, elle l’entendait, elle l’entourait de ses deux bras ; et des battements de cœur, qui la frappaient sous la poitrine comme à grands coups de bélier, [?285?] s’accéléraient l’un après l’autre, à intermittences inégales. Elle jetait les yeux tout autour d’elle avec l’envie que la terre croulât. Pourquoi n’en pas finir ? Qui la retenait donc ? Elle était libre. Et elle s’avança, elle regarda les pavés en se disant :

— Allons ! allons !

Le rayon lumineux qui montait d’en bas directement tirait vers l’abîme le poids de son corps. Il lui semblait que le sol de la place oscillant s’élevait le long des murs, et que le plancher s’inclinait par le bout, à la manière d’un vaisseau qui tangue. Elle se tenait tout au bord, presque suspendue, entourée d’un grand espace. Le bleu du ciel l’envahissait, l’air circulait dans sa tête creuse, elle n’avait qu’à céder, qu’à se laisser prendre ; et le ronflement du tour ne discontinuait pas, comme une voix furieuse qui l’appelait.

— Ma femme ! ma femme ! cria Charles.

Elle s’arrêta.

— Où es-tu donc ? Arrive !

L’idée qu’elle venait d’échapper à la mort faillit la faire s’évanouir de terreur ;