Bonsoir Lisa, Muriel et Léah,
Montrer comment se construit une tension quasi dramatique.
A la demande de Léah, j'ai réfléchi à un plan et à quelques pistes. La difficulté de cette nouvelle réside dans son caractère implicite marquée. C'est au lecteur de s'efforcer de comprendre ce qui est sous-jacent.
C'est un incipit.
1 - Des personnages typés
un officier allemand aristocratique,
un narrateur spectateur, mais non décrit, en partie conciliant, mais qui se réfugie derrière sa nièce,
une nièce évoquée par son dédain intransigeant.
2 - qui commencent à s'affronter avec des armes mouchetées
un accueil glacial,
un officier courtois,
des hôtes muets en présence de l'occupant.
3 - On devine que ce silence va s'installer durablement (à relier au titre).
Un silence plein de non-dit utilisé comme une arme.
D'où l'importance de la communication non-verbale.
La perspicacité de l'officier.
les raisons implicites de ce silence : l'acte de résistance. En effet une société humaine se bâtit sur les échanges. Ici il y a un refus de collaborer, une exclusion par le silence méprisant, l'indifférence affichée qui fait sentir à l'occupant barbare (ou réputé tel) qu'il n'appartient pas à la même communauté.
Conclusion : des relations complexes commencent à s'instaurer. Les vaincus retrouvent leur dignité. Cette nouvelle est un appel à la résistance passive.