Bonjour,
Question dans la question: doit on dire
Pensez-vous qu'il y a assez d'espace vert?
ou
Pensez-vous qu'il y ait assez d'espace vert?
et aussi
Pensez-vous que l'utilisation de parking permet d'améliorer la circulation?
ou
Pensez-vous que l'utilisation de parking permette d'améliorer la circulation?
Merci
Bonsoir.
Toutes ces formulations sont possibles, mais il y a une petite nuance.
Indicatif : Pensez-vous qu'il y a assez d'espace vert ?
Pensez-vous que l'utilisation d'un parking permet d'améliorer la circulation ?
Celui qui pose les questions demande une confirmation de ce qu'il pense lui-même, et il pense plutôt "oui".
Subjonctif : Pensez-vous qu'il y ait assez d'espace vert ?
Pensez-vous que l'utilisation d'un parking permette d'améliorer la circulation ?
Celui qui pose les questions doute davantage de la réponse, et lui-même serait plutôt tenté de répondre "non".
Merci beaucoup pour la précision de votre réponse. j'organise un sondage (j'ai mis seulement des exemples ici), et je dois rester donc le plus neutre possible. Comme vous dites qu'avec le subjonctif "Celui qui pose les questions doute davantage de la réponse", je vais opter pour ce mode, à moins que vous n'ayez une suggestion
Si c'est pour un sondage, le subjonctif me semble en effet préférable.
Soit la phrase suivante: Pensez-vous que Nicolas Sarkozy a/ait le gabarit d’un président de la république?
Pourquoi l’énonciateur (x) utilise l’indicatif et non pas le subjonctif?
Pourquoi l’énonciateur (y) utilise le subjonctif et non l’indicatif?
Bonsoir.
Pensez-vous que Nicolas Sarkozy a le gabarit d’un président de la République ?
L’énonciateur X estime plutôt que Sarkozy a réellement le gabarit d’un président, et il demande confirmation de ce qu’il pense : il utilise l’indicatif.
Pensez-vous que Nicolas Sarkozy ait le gabarit d’un président de la République ?
L’énonciateur Y reste plutôt dans le doute. Sarkozy a peut-être le gabarit, il ne l’a peut-être pas. Il utilise le subjonctif.
Voir cette réponse que j’avais faite à une question analogue, dans une ancienne discussion traitant du même sujet :
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/2489/nuances-entre-le-subjonctif-et-lindicatif-dans-une-question/p3
Indicatif : Celui qui pose les questions demande une confirmation de ce qu’il pense lui-même, et il pense plutôt "oui".
Subjonctif : Celui qui pose les questions doute davantage de la réponse, et lui-même serait plutôt tenté de répondre "non".
(1) Bon, je ne pense pas que vous soyez bêtes.
(2) Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, Monsieur Lavoie.
La question 1, est ce qu’il est possible de falsifier cette phrase en ce qui concerne l’usage du mode subjonctif?
La question 2, comment peut-on justifier l’emploi du subjonctif? Si c’était le sens inverse avec l’indicatif, quelle serait alors la nature de cette phrase?
Merci de m’aider!! Et je vous remercie de vos dernières discussions.
SIRA, étudiant chercheur à l’université Paris 8.
Cordialement.
Bonsoir.
Qu’appelles-tu "falsifier cette phrase" ?
C’est à dire si ’on porrait dire autre chose que la phrase initiale
car c aussi un facteur sémantique du choix modal indicatif/subjonctif
Que veux-tu dire, que selon le mode employé dans la question, tu peux influencer le lecteur à penser comme toi, si, par exemple, ton aura est grande ?
Je ne pense pas que vous soyez bête.Je ne comprends toujours pas très bien ce que tu veux dire par "on pourrait dire autre chose" ?Veux-tu dire qu’on pourrait formuler la phrase autrement avec le même sens, mais sans utiliser le subjonctif ?c aussi un facteur sémantique du choix modal indicatif/subjonctifJe suppose que tu veux écrire "c’est aussi un facteur sémantique"… Mais qu’est-ce qui est un facteur sémantique ? Là encore, je ne comprends pas bien…Tout ce que je peux dire, c’est que dans la phrase Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, Monsieur Lavoie. la est à la forme négative. Subjonctif dans la subordonnée, car le fait qu’elle énonce n’est pas considéré comme réel.Tandis que dans Je pense que c’est une bonne idée, Monsieur Lavoie. la est à la forme affirmative. Indicatif dans la subordonnée, car le fait qu’elle énonce est considéré comme réel.
Ricardo a écrit : Que veux-tu dire, que selon le mode employé dans la question, tu peux influencer le lecteur à penser comme toi, si, par exemple, ton aura est grande ?
Peut-être… Sauf que là, il ne s’agit pas de question.
Que pensez vous de la deuxième question?
Bonne fin de soirée!!!!!!
Bonsoir.
Je ne suis pas sûr de l’avoir bien comprise, mais j’ai essayé d’y répondre de mon mieux plus haut. J’ai écrit ceci :
Tout ce que je peux dire, c’est que dans la phrase Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, Monsieur Lavoie. la
est à la forme négative. Subjonctif dans la subordonnée, car le fait qu’elle énonce n’est pas considéré comme réel.
Tandis que dans Je pense que c’est une bonne idée, Monsieur Lavoie. la
est à la forme affirmative. Indicatif dans la subordonnée, car le fait qu’elle énonce est considéré comme réel.
Je suis tout de même d’avis avec vous mes grands, Jehan, Ricardo mais ce serait judicieux, quand je parle de facteurs sémantiques entre l’indicatif et le subjonctif, notamment le facteur ’’falsification’’ c’est à dire qu’on peut paraphraser ’’les verbes épistémiques (croire,penser…) employés négativement’’ à l’aide des tests syntaxiques avec " le transfert de la négation; par les constructions clivées et par la reprise pronominale’’
Ex: je ne pense pas que vous soyez bêtes.
Pourrait être paraphrasable’’ ou "falsifiable" par:
"je crois que vous n’êtes pas bêtes, mais….
"ce que je ne pense pas, c’est que vous êtes une bêteou "ce que je pense c’est que vous n’êtes pas bêtes", qui semblent être confirmées par " Tu ne penses pas que vous êtes bêtes"
Non, nous ne le pensons pas.
cf."Abouda Lofti, 2002).
Si j’ai bien compris, c’est que tu nous expliques ici ce qu’il faut entendre par "falsifier", avec ton évocation des écrits d’Abouda Lofti sur les verbes épistémiques et les tests syntaxiques avec "le transfert de la négation par les constructions clivées et par la reprise pronominale". Je ne saisis pas bien le but de ta demande. Je ne vois pas comment nous pourrions mieux t’aider. Tu sembles connaître les ouvrages d’Abouda Lofti sur le bout du doigt… Tu devrais donc y trouver aisément toi-même les réponses aux questions que tu nous poses.😊
Ok mon grand. La rectification est une chose que j’admire beaucoup. N’hésitez à me faire des commentaires car ça va améliorer davantage.
Je suis avec vous de tout cœur. Merci à l’équipe!!! Je reviendrais prochainement avec d’autres phrases auxquelles nous allons discuter.
Ok mon grand. La rectification est une chose que j’admire beaucoup. N’hésitez à me faire des commentaires.Eh bien, tu pourrais cesser de m’appeler "mon grand"…😉 Si tu veux être gentil, le tutoiement suffira.Je reviendrais prochainement avec d’autres phrases auxquelles nous allons discuter.Reviens quand tu voudras.Attention, ne confonds pas le futur simple et le conditionnel. Et l’on ne discute pas à des phrases, mais sur des phrases.Donc plutôt : Je reviendrai prochainement avec d’autres phrases sur lesquelles nous allons discuter.