Nuances entre le subjonctif et l’indicatif dans une question
63 réponses · Page 2 / 4
Bonjour
On trouve la version en "cache"
[lien invalide]
du site qui a lui-même déménagé je pense.
Si ça peut vous aider ?
@
Bonjour,
Et merci à henry pour le nouveau lien vers ces « Fragments d'une théorie énonciative du subjonctif » qui valent vraiment la peine d'être lus et analysés.
Si ce sont uniquement des fragments qui nous sont présentés dans ce document, je me demande, avec une grande curiosité mêlée d'une certaine inquiétude, quelle sera la longueur, et surtout la complexité, de cette théorie une fois bâtie.
Je retourne donc à mon étude, particulièrement du passage relatif aux notions de « suspension de la valeur de vérité » , « d'appartenance aux mondes possibles » , « d'appartenance à l'anti-univers » .
Je trouve cette dernière notion spécialement intéressante. Je me permets de la reproduire textuellement:
« On appellera anti-univers l'ensemble des propositions qui, quoique fausses en to, auraient pu être vraies ou que l'on imagine telles, ce qui revient à dire qu'il existe des mondes contrefactuels où elles sont vraies. »
Pourriez-vous me dire qui est l'auteur de cette analyse car je n'ai trouvé son nom sur aucun des documents?
Je vous remercie tous de l'aide que vous m'avez apportée.
axta.
Bonsoir,
Pour la théorie sur les univers de croyance, voyez https://www.aibl.fr/membres/academiciens-depuis-1663/article/martin-robert Robert Martin.
C'est d'ailleurs en tapant <"subjonctif" "robert martin"> dans Google que j'ai trouvé les fragments d'une théorie énonciative du subjonctif (je ne sais pas qui a rédigé ce document).
À bientôt !
Cyril
Bonsoir,
Et merci au webmestre pour cette information sur Robert MARTIN.
Je ne manquerai pas de vous faire part du résultat de toute recherche effectué sur le théoricien, auteur du document en question.
Bonne fin de soirée.
axta
Re-bonsoir,
Les premières recherches effectuées me portent à croire que l'auteur de ce document est le Professeur Henning Nølke, de l'Institut d'études romanes de l'Université d'Aarhus, Danemark.
Ses domaines de recherches sont:
1. la linguistique française: syntaxe, sémantique, pragmatique, prosodie
2. l'argumentation
3. la polyphonie linguistique et littéraire.
Sans garantie de ma part.
A l'heure présente.
axta
Bonjour Axta,
Le moins que l'on puisse dire… c'est que vous êtes persévérant !!!
J'ai trouvé ceci :
[lien invalide] (ce n'est peut-être pas l'auteur, mais sa recherche porte sur le même domaine).
(Sur google, en questionnant pour : "emploi subjonctif négation", il "sort" curieusement beaucoup plus de réponses intéressantes pour vous qu'avec d'autres critères de sélection…)
Bonne quête !
Muriel
+ Si vous cliquez sur le "petit 1 en note" porté à côté du titre du document sur la théorie dont vous cherchez l'auteur, ce dernier formule ses remerciements. On a fortement l'impression qu'il est français…
Bonjour à vous Muriel,
Et merci pour ce nouveau lien. Ainsi que pour votre conseil sur la recherche googolienne que je me propose de mettre en application tres rapidement.
Persévérance? Oui, j'en ai beaucoup, car il en faut tout autant pour pallier mes insuffisances intellectuelles.
Et pour satisfaire ma curiosité.
Je peux maintenant garantir que le Professeur Henning Nølke est bien l'auteur de SUBJONCTIF : fragments d'une théorie énonciative.
Pour votre information, ce document a été publié dans son livre Le regard du locuteur : pour une linguistique des traces énonciatives. Paris : Éd. Kimé.
ISBN 2-84174-232-6
CQFG ( Ce qu'il fallait garantir )
Cordialement,
axta
Et aussi en article dans:
«Le subjonctif : fragments d'une théorie énonciative.» Langages 80. (55-70) (genoptrykt i A4)
Muriel
Bonsoir,
Axta, je viens de trouver une nouvelle page sur le subjonctif. Le document est beaucoup plus court (et moins érudit) : https://servicesdedition.com/fr/langue/chroniques/subjonctif.html https://servicesdedition.com/fr/langue/chroniques/subjonctif.html.
Bonjour à vous webmestre
Et merci pour ce nouveau lien qui vient allonger la liste de ceux qui occuperont les moments que je réserve à l'étude du subjonctif.
Merci également à tous les membres qui ont si aimablement consacré leur temps à apporter des réponses à toutes mes questions.
J'apprécie grandement.
axta
Bonjour, je me pose une question sur le subjonctif, que le Grévisse ne m'a pas aidée à résoudre.
Vérifier que la tension corresponde à celle de l'appareil?
ou
Vérifier que la tension correspond à celle de l'appareil?
Les deux sont-ils possibles? L'un est-il recommandé?
Merci beaucoup!
* VérifieR QUE la tension CORRESPOND à celle de l'appareil.
Que ce soit vérifier QUE ou vérifier SI, je n'ai trouvé d'exemple qu'avec l'indicatif.
C'est normal si l'on considère la définition du Petit Robert :
Examiner de manière à CONSTATER que…
* … vérifiant si à telle gare de métro la sortie se TROUVAIT en tête ou en queue.
C'est pareil pour s'assurer QUE et pour s'assurer SI.
* Assurez-vous si la porte EST bien fermée.
* Assurez-vous que vous n'OUBLIEZ rien à bord.
Le subjonctif ne pourrait se justifier que si le verbe exprimait EN SOI une volonté, une nécessité, une possibilité, un doute, une négation ou un sentiment, ce qui n'est pas le cas.
Vous pouvez m'objecter que vérifieR (et plus encore, vérifieZ) exprime une volonté, une injonction.
Mais ce n'est pas la FORME injonctive de l'infinitif ou de l'impératif qui compte, mais la signification INTERNE du verbe.
S'il en était autrement, il faudrait employer le subjonctif dans :
* Dites-moi pourquoi vous ETES en retard / si vous SEREZ à l'heure.
C'est en outre dans le verbe RECTEUR que cela s'apprécie :
* J'ORDONNE que vous SOYEZ désormais à l'heure.
* Je vous ordonne de me DIRE si vous SEREZ désormais à l'heure.
Je dirais que les deux sont possibles mais qui n'ont pas le même sens :
* Verifier que la tension correspond à celle de l'appareil
Avec l'indicatif, il s'agirait, àmha, d'une simple vérification de l'état de la tension…
* Vérifier que la tension corresponde à celle de l'appareil
Le subjonctif semblerait donner au verbe « vérifier » un autre sens, celui de « veiller à ce que » ou de « faire de sorte que »
Sous toutes réserves…
Orientale a écrit :Avec l'indicatif, il s'agirait, àmha, d'une simple vérification de l'état de la tension […]
Le subjonctif semblerait donner au verbe « vérifier » un autre sens, celui de « veiller à ce que » ou de « faire de sorte que ».
Je pense qu'elle a vu tout à fait juste. Prenons un autre exemple, très voisin :
* Avant de l'acheter, assurez-vous que ce chien ne vous mord pas.
* Avant de l'acheter, assurez-vous que ce chien ne vous morde pas.
* Avant de l'acheter, assurez-vous que ce chien ne vous mordra pas.
* Avant de l'acheter, assurez-vous que ce chien ne vous mordrait pas, même si vous le frappiez (imp. de l'indic.).
Comme l'a fort précieusement fait remarquer Edy au tout début de ce fil, l'indicatif exprime un fait (présent ou futur), le subjonctif une potentialité, et le conditionnel une probabilité de survenue soumise à une condition.
Au moment de l'achat, je peux m'assurer que ce chien ne me
mord pas (en jouant avec lui, en mettant ma main dans sa gueule …), mais je ne peux affirmer qu'il ne
puisse jamais me mordre (par exemple au cours d'un incident fortuit). Et si je veux m'assurer qu'il ne me
mordra jamais, je lui fais limer les crocs … ! Quant à savoir s'il me
mordrait en cas de coups, je dois m'adresser à un spécialiste du comportement canin.
Il y aurait donc un glissement sémantique du sens de " s'assurer de " en fonction du mode utilisé dans la subordonnée …
Bonjour,
Il faudrait, comme par le passé, laisser aux grammairiens la tâche et le soin de rédiger les explications des futurs précis de subjonctif.
Mais il serait bon, désormais, que les exemples venant illustrer leurs explications soient écrits par des personnes répondant au nom de Edy, Muriel, pierrot11, Orientale, pour n'en mentionner que quelques uns.
En effet, les exemples et explications qu'ils ont su apporter valent bien mieux que ceux et celles que l'on peut généralement trouver dans des ouvrages de grammariens érudits.
Je les en félicite et les remercie une nouvelle fois de leur aide.
Codialement,
axta
1. Est-ce que tu penses qu'elle pourra / pourrait / peut venir avec nous?
2. Tu penses qu'elle pourra / pourrait / peut venir avec nous?
3. Penses-tu qu'elle pourra venir avec nous?
4. Penses-tu qu'elle pourrait venir avec nous?
5. Penses-tu qu'elle puisse venir avec nous?
Bonjour a tous.
En y reflechissant bien je crois pouvoir proposer a une discussion generale une autre explication:
il est vrai que dans les cas mentionnes ci-dessus on est bien en presence de troi structures qui PRAGMATIQUEMENT representent des phrases interrogatives mais il ne faut pas oublier que SYNTAXIQUEMENT il ne cesse pas de s´agir, de par la structure syntaxique (ordre de mots S V (O) ), de phrases declaratives - ne pourrait-on pas voir donc dans ce fait formel une explication plausible?
Bien a vous
Georg
Bonjour,
à propos de la nuance subjonctif/indicatif dans une question, j'ai trouvé la phrase suivante dans une enquête de satisfaction :
"Pensez-vous que le nom *** convient pour une marque?"
Instinctivement, j'aurais mis un subjonctif mais je me mords le nez avec mon cher et tendre qui me soutient que la formulation est correcte.
Qu'en est-il?
Merci par avance 🙂
Il me semble que la question est plus ouverte avec le subjonctif, alors que l'indicatif l'oriente plus vers un présupposé positif.
Tout à fait d'accord avec Lamaneur !