Ta première sous-partie ne me parait pas très pertinente, la plupart des poètes, peu importe leur mouvement accordent une grande importance à l'esthétique.
Ton plan me parait maigre, il est parfaitement possible de faire une dissertation réussie en 2 parties, mais il faut quand même 3 sous-parties à l'intérieur, et non uniquement 2. Enfin, moi ça me parait le minimum, bien que la longueur ne fasse pas la qualité d'une copie, il faut quand même un minimum de contenu.
Tu devrais lire l'article cet article sur la
contemplation. Ce qui me parait intéressant dans cet article pour ton sujet :
- "Elle permet à l'individu, au travers de l'observation d'une œuvre quelle que soit-elle, de se libérer de ses émotions impures. "
-"la contemplation est une voie qui mène à la fruition du moment présent, l'annihilation de toute causation: l'homme qui a atteint l'état contemplatif et qui est capable de persévérer ainsi, ne serait plus alors conditionné" par des pensées provenant de l'intellection raisonnante et par conséquent limitant le champ de ses possibles. Peut-être est-ce là la solution au problème posé par le déterminisme, et celui du libre arbitre?"
Intéressant car les poètes de la négritudes rejettent la raison au profit de l'émotion.
Je me permets de réorganiser ton plan, et de l'étoffer un peu, à toi de voir ce que tu en fais.
I) La négritude, une poésie contemplative ?
1) Une poésie de l'émotion
Dans Wikipédia, on peut lire que la négritude oppose la "raison hellène" à "l'émotion noire", ce qui est en effet le parti pris des auteurs de la négritude. Ils proposent une citation assez pertinente de Senghor, dans Chants d'ombre :
« Nuit qui me délivre des raisons des salons des sophismes,
des pirouettes des prétextes, des haines calculées des carnages humanisés
Nuit qui fond toutes mes contradictions, toutes contradictions dans l'unité première de ta négritude »
2) Une poésie de l'introspection
à la recherche d'une identité noire, et d'une identité personnelle.
3) Une poésie qui se veut être le
reflet d'une culture. (la négritude se donne pour ambition d'embrasser à elle seule la culture "noire", c'est l'occasion dans cette partie de nuancer l'idée d'une poésie contemplative, pour faire une transition vers une poésie engagée).
Extrait : D'après Senghor, la négritude est « l'ensemble des valeurs culturelles de l'Afrique noire ». Selon Senghor: « La négritude est un fait, une culture. C'est l'ensemble des valeurs économiques, politiques, intellectuelles, morales, artistiques et sociales des peuples d'Afrique et des minorités noires d'Amérique, d'Asie et d'Océanie. »
II) La négritude, une poésie avant tout engagée
1) Une poésie du rejet
Un extrait de l'article négritude sur wikipédia : Pour Césaire, « ce mot désigne en premier lieu le rejet. Le rejet de l'assimilation culturelle ; le rejet d'une certaine image du Noir paisible, incapable de construire une civilisation. Le culturel prime sur le politique. »
2) Une poésie de l'action, dans sa forme même
jeu sur les sonorités, les rythmes africains et etc…
3) Une poésie a vocation politique
Réhabilitation du passé africain.
(je vois plus ça dans la partie poésie engagée, que dans la partie contemplation, comme tu l'avais fait dans ton plan, car la réhabilitation est du domaine de l'action.) Sartre définit la négritude comme "la négation de la négation de l'homme noir". Ce mouvement en effet cherche à donner une visibilité à l'homme noir, qui dans le domaine intellectuel est considéré comme l'éternel absent, pour des raisons politiques et sociales (colonisation, pauvreté, niveau d'éducation et etc.). Bien que des figures d'exception, comme Dumas par exemple, se soient fait un nom dans la littérature.