marie7710 a écrit :Merci de ces précisions. Les normaliens qui n'obtiennent pas l'agrégation, ont donc le diplôme de l'E.N.S sur leur cv, comme les autres étudiants admis sur dossier.
Le diplôme étant de facture récente, c'est le statut d'ancien élève qui est surtout prestigieux. Et qui dit élève, vs étudiant, dit fonctionnaire-stagiaire. De même que le terme normalien, en toute rigueur. Enfin le diplôme de l'ENS n'est pas une formalité obligatoire pour les élèves. Mais tout le monde ne maîtrise pas ces subtilités. Et de toute façon, les élèves et les étudiants qui sortent de l'école et commencent leur troisième cycle ont
a priori bien d'autres atouts, le passage par la rue d'Ulm n'en est qu'un parmi d'autres.
Le manque de "considération" est-il perceptible entre étudiants ? De la part du corps enseignant ? Y a t-il carrément un genre d'ostracisme, entre les vrais et les faux ?
Non.
Vous confirmez la haute idée que j'avais déjà de l'ENS. Merci de votre intervention.
Enfin il serait difficile de généraliser sur le niveau des uns ou des autres. Bien sûr, en théorie, les étudiants qui sont recrutés à l'issue d'une CPGE sont de niveau un peu inférieur, puisqu'ils ont échoué à l'oral voire à l'écrit du concours. Mais le concours n'est pas un indicateur parfait et le recrutement parallèle cherche à pallier ses défauts. Quant aux étudiants venant des universités, on trouve tous les profils. Le niveau des élèves lui-même, bien entendu, varie ; entre le 1er et le 75e, entre ceux qui ont une vocation de plus ou moins longue date et ceux qui y sont entrés plutôt hasard, en se laissant porter au fil de la prépa (ça existe aussi).
Bonjour à tous,
Je lance un message ici en espérant obtenir quelques conseils : je candidate en effet au diplôme de l'ENS au sein du Département Histoire et Théorie des Arts, en sachant un peu que c'est une bouteille à la mer que j'envoie et que mon dossier ne doit sûrement pas correspondre au profil. Qu'importe, je n'ai rien à perdre, donc je tente.
Quelques explications: je suis titulaire d'un bac L mention TB qui m'a logiquement conduite en prépa, en A/L à LLG, où j'ai eu des notes assez moyennes (niveau oblige), quoique bonnes dans certaines matières. Sous-admissible à l'ENS à l'issue de ma khâgne, avec d'excellentes notes dans le triumvirat Français-Philo-Histoire, j'ai choisi de ne pas khûber pour des raisons personnelles et par ras le bol de la prépa.
J'ai atteri en licence d'Histoire à Paris IV, où je ne me suis pas trop foulée (validée mention AB), mais qui m'a permis de me familiariser avec des matières comme le droit ou la géopolitique, ce qui a permis mon entrée à Sciences Po Bordeaux l'année suivante.
Dans un cursus centré sur le développement et les pays du sud, je me suis fortement intéressée à la place de la culture dans le développement, ainsi qu'au rôle des arts dans la construction identitaire des états. Au delà, ceci m'a amenée à plancher sur la sociologie et l'anthropologie des arts, que j'ai pu aborder à travers un mémoire que j'ai réalité en M1 sur le cinéma d'Afrique Noire Francophone comme objet politique.
J'ai enfin fait des stages assez ancrés dans le secteur culturel puisque j'étais l'an dernier à l'UNESCO, et que je travaille actuellement au Louvre, où je fais une enquête sociologique sur les publics d'une expo.
Dans cette thématique là, j'aimerais travailler sur cette dimension politique et sociale (voire militante) de l'art (plutôt du cinéma, puisque j'ai déjà eu l'occasion de me pencher sur le sujet) sur les terrains dits du "sud" (africains, moyen orientaux, latino américains), sans que ceci soit davantage précisé pour le moment. J'ai postulé à l'ENS en connaissance de cause: j'ai déjà un M2, donc je doute qu'il me soit possible de refaire un master, et je ne suis en plus pas spécialiste du domaine dans lequel je postule à l'école. Je me doute bien que ma candidature ne fera pas long feu, mais je fais aussi confiance à la curiosité de l'ENS pour des sujets sortant de l'ordinaire (tout ce qui est non occidental, notamment) et des parcours un peu atypiques, dénotant une curiosité pour de nombreux domaines et une bonne capacité d'adaptation.
J'aimerais bien avoir quelques avis à propos de mon projet, de sa cohérence, et de son adéquation avec ce qu'offre l'école, donc si vous voulez bien me donner vos conseils ou votre propre ressenti sur le diplôme, je suis preneuse!
Merci à tous.
Mélodie
Bonjour,
Au-delà des faiblesses éventuelles de votre dossier, il est surtout un peu tard pour postuler à une formation prédoctorale. L'ENS ne recrute pas d'étudiants titulaires d'un M1 ou plus, et ce fait me semble difficile à dissimuler dans une candidature telle que la vôtre. Il est plus opportun de songer à un troisième cycle (éventuellement avec un professeur ou dans un laboratoire partenaire de l'école) à mon avis, si vous souhaitez prolonger votre cursus.
Cordialement.
Encore qu'il soit peut-être possible d'être pris à condition de faire un second master ?
Je ne connais aucun cas, et je n'ai aucune idée de la réponse à cette question. Peut-être faut-il tenter, en prévoyant un plan B.
Je ne songe pas du tout à dissimuler le fait que je suis déjà titulaire d'un master dans mon dossier, l'idée serait bien de compléter mes études déjà entamées par un autre master et non par une poursuite d'études en 3e cycle (que j'envisage également en parallèle puisque je postule en master spécialisé dans d'autres écoles et universités). J'envisage réellement ce cursus comme un complément et un enrichissement, c'est d'ailleurs ce que j'ai cru lire sur le site du DHTA ("Cette formation complémentaire, qui permet de combiner des enseignements magistraux à des activités et projets plus individualisés, vise à enrichir l’expérience de l’étudiant en élargissant son horizon intellectuel.")
Je m'étonne de lire que les profils originaux sont appréciés pour intégrer l'ENS : ce n'est pas vraiment ce que l'on m'a dit!
PS : mais ça ne doit pas être dans ce topic que j'ai lu ça…pardon. 😐
Je doute que votre candidature soit examinée. Enfin ça ne coûte rien d'essayer…
Merci de vos avis et conseils, comme j'avais commencé ce dossier, ça ne coûtait rien de le finir, au moins j'aurais tenté.