25p a écrit :Vous semblez maître dans les analogies à la Socrate. On dirait que ça marche, ça marche presque, mais en fait non.Leihe a écrit :Et un lecteur qui défendrait sa vision d'un livre, pour toi c'est quoi ? Un pauvre bougre qui ne comprend rien à ce qu'écrit l'auteur ( :roll🙂 ?Euh oui… c'est comme si tu décides d'interpréter E=MC2 à ta façon… que E renvoie à l'Ecologie et MC2 à MatièreCarbone2, c'est une interprétation, si ça te plaît ou t'amuse, mais … ce n'est pas ce qu'il veut dire au départ.
Oui, tu as le droit de dire ce que tu veux d'un livre, effectivement, si ça te chante.
C'est juste que ces clichés véhiculés autour de la lecture libre EN GÉNÉRAL autour du monde de l'ART est un cliché qui circule, pas seulement chez les étudiants en Lettres (comme tu en es un bon exemple), mais cliché décidément dur à guérir… Bref, si tu ne veux pas que ce soit du conventionnalisme (ce que je suis persuadé que c'est puisque c'est une idée qui circule chez ceux qui n'ont qu'une représentation idéalisée et rêvée de la littérature comme objet de dépaysement, etc.), ne dis au moins pas que c'est une idée scandaleuse !
Bonne… lecture ! 😉
Vous comparez E=MC2 à l'interprétation d'un livre. Outre le fait que la petite dizaine de physiciens assez brillants dans le monde pour comprendre pleinement la formule ont dû se retourner dans leur tombe, c'est pour le coup totalement spécieux. Vous parlez vous même d'ART (avec des majuscules en plus, ce qui enlaidie franchement le terme mais qu'importe). Si vous faites cette différence conceptuel implicite entre la SCIENCE et l'ART c'est bien qu'on ne peut monter une analogie facilement entre les deux. Le champ de l'interprétation scientifique n'est donc pas tout à fait le même que le champ d'interprétation littéraire ou artistique. Donc, non…ça ne marche pas.
En outre, je n'ai jamais dit que je faisais dire ce que je voulais au texte. Vous vous énervez, c'est certain, mais vous ne lisez pas. J'ai dit que je voulais pas être écrasé par l'auteur lorsque je lis un livre, ce qui me semble être la base de toute lecture. Si vous voulez lire un texte comme son auteur et seulement et absolument comme lui, alors écrivez le vous-même, parce qu'il y a forcément un déphasage entre l'auteur et le lecteur. Simplement parce que je ne suis pas lui et qu'il n'est pas moi.
Votre dernier paragraphe est si plein de mépris que je me demande même si c'est utile de répondre (vaine vanité ).
Déjà, sachez qu'il est assez mal poli de faire de quelqu'un (oui car en fait, derrière ces mots là, il y a quelqu'un) un "bon exemple". Votre message est un "bon exemple de message puant" mais je ne le dit pas, voyez-vous, parce que je sais que derrière il y a peut-être quelqu'un qui lui ne l'est pas. Bref.
En outre, je n'ai jamais dit que votre idée était scandaleuse. Ce n'est pas tout à fait la mienne. Vous êtes, vous, par contre, en train de mépriser tout ce qui ne vient pas de vous ou ne correspond pas à votre ligne. C'est l'idée que j'avance que vous trouvez scandaleuse et honteuse…pas le contraire. Contrairement à vous, je n'ai pas encore accumulé assez d'auto-suffisance pour juger si arbitrairement et si unilatéralement des idées des autres. Bref encore.
Enfin "Ceux qui n'ont qu'une ceux qui n'ont qu'une représentation idéalisée et rêvée de la littérature comme objet de dépaysement, etc" sont peut-être aussi certain des écrivains que vous lisez avec ferveur. Quoiqu'il en soit, il est certain que votre représentation ne fait pas rêver. Si lire c'est savoir ce que voulait dire l'auteur ; on devrait interviewer les Umberto Eco et les Schmitt pour savoir ce qu'ils veulent dire ; ça nous épargnerait la pénible lecture de livres qui, parfois, veulent nous dépayser.
Le mépris et la suffisance ne sont jamais très convainquant. Lorsqu'on se place si haut dans ses propres opinions que tout échange avec les pauvres mortels restés en bas est un crachat hautain, il ne reste qu'assez peu de place pour la discussion…