Maupassant, Bel-Ami, chapitre 7 - Dès qu’il fut au lit, il souffla sa lumière et ferma les yeux…

Entraide scolaire

5 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
bonjour
je suis nouvelle a ce site
mon professeur m'a donne a faire un commentaire de texte sur le passage suivant :
Dès qu’il fut au lit, il souffla sa lumière et ferma les yeux.
Il avait très chaud dans ses draps, bien qu’il fit très froid dans sa chambre, mais il ne pouvait parvenir à s’assoupir. Il se tournait et se retournait, demeurait cinq minutes sur le dos, puis se plaçait sur le côté gauche, puis se roulait sur le côté droit.
Il avait encore soif. Il se releva pour boire, puis une inquiétude le saisit : "Est-ce que j’aurais peur ? "
Pourquoi son cœur se mettait-il à battre follement à chaque bruit connu de sa chambre ? Quand son coucou allait sonner, le petit grincement du ressort lui faisait faire un sursaut ; et il lui fallait ouvrir la bouche pour respirer pendant quelques secondes, tant il demeurait oppressé.
Il se mit à raisonner en philosophe sur la possibilité de cette chose : "Aurais-je peur ? "
Non certes il n’aurait pas peur puisqu’il était résolu à aller jusqu’au bout, puisqu’il avait cette volonté bien arrêtée de se battre, de ne pas trembler. Mais il se sentait si profondément ému qu’il se demanda : "Peut-on avoir peur malgré soi ? " Et ce doute l’envahit, cette inquiétude, cette épouvante ! Si une force plus puissante que sa volonté, dominatrice, irrésistible, le domptait, qu’arriverait-il ? Oui, que pouvait-il arriver ?
Certes il irait sur le terrain puisqu’il voulait y aller. Mais s’il tremblait ? Mais s’il perdait connaissance ? Et il songea à sa situation, à sa réputation, à son avenir.
Et un singulier besoin le prit tout à coup de se relever pour se regarder dans la glace. Il ralluma sa bougie. Quand il aperçut son visage reflété dans le verre poli, il se reconnut à peine, et il lui sembla qu’il ne s’était jamais vu. Ses yeux lui parurent énormes ; et il était pâle, certes, il était pâle, très pâle.
Tout d’un coup, cette pensée entra en lui à la façon d’une balle : "Demain, à cette heure-ci, je serai peut-être mort." Et son cœur se remit à battre furieusement.
Il se retourna vers sa couche et il se vit distinctement étendu sur le dos dans ces mêmes draps qu’il venait de quitter. Il avait ce visage creux qu’ont les morts et cette blancheur des mains qui ne remueront plus.
Alors il eut peur de son lit, et afin de ne plus le voir il ouvrit la fenêtre pour regarder dehors.
Un froid glacial lui mordit la chair de la tête aux pieds, et il se recula, haletant.
J'ai ecrit mon introduction et mes axes mais j'aimerais etre sur que ca va pr l'intro et pr mes axes

voici l'intro
Maupassant grand auteur réaliste du 19eme siècle écrit en 1885 Bel Ami, son deuxième roman ou il entreprend l’analyse sociologique du II empire. Ce roman retrace le cheminement d'un provincial affame d’argent du nom de George Duroy. Après le départ de Forestier, Duroy a pris un rôle plus important dans le journal « La vie française », dont il dirige les échos. Cependant, accusé d’avoir publié une fausse nouvelle dans la colonne du journal il est contraint de se battre pour sauver son honneur et celui du journal. Ainsi l’extrait que nous allons étudier décrit la nuit angoissée vécut par Bel Ami la veille de son duel. Nous verrons comment le développement de la peur fait glisser le récit dans le fantastique.

et les axes :
1. L'incrédulité face à sa situation
2. La peur et l’angoisse
3. L’alliance de la panique et du fantastique

svp ca serait bien si quelqu un m'aiderait avec les axes car je suis pas trop bonne en commentaire de texte j'aimerais un peu d'aide
merci bcp
emma…
quelqu'un pourrait avoir la bonne grâce de me répondre ….j'attends depuis pas mal de temps lool…
emma24 a écrit :voici l'intro
Maupassant grand auteur réaliste du 19eme siècle écrit en 1885 Bel Ami, son deuxième roman ou il entreprend l’analyse sociologique du II empire. Ce roman retrace le cheminement d'un provincial affame d’argent du nom de George Duroy. Après le départ de Forestier, Duroy a pris un rôle plus important dans le journal « La vie française », dont il dirige les échos. Cependant, accusé d’avoir publié une fausse nouvelle dans la colonne du journal il est contraint de se battre pour sauver son honneur et celui du journal. Ainsi l’extrait que nous allons étudier décrit la nuit angoissée vécut par Bel Ami la veille de son duel. Nous verrons comment le développement de la peur fait glisser le récit dans le fantastique. et les axes
1. L'incrédulité face à sa situation
Vous le voyez et le ressentez ainsi ? Ne serait-ce pas une prise de conscience soudaine que ses tremblements et sueurs ? Peur de cette initiation le faisant basculer de vie à trépas ?
2.La peur et l’angoisse
Ne serait-ce pas mieux en I. ? En II. ne pourriez-vous évoquer le "Temps", celui qui resterait - incitant au retour sur sa vie et soi-même ?
3.L’alliance de la panique et du fantastique
III. Réalité et futur, comment faire face à ce que "nous" avons engendré ?

Ca n'est qu'un avis, car vous l'avez sollicité ! C'est à cela que ce court texte me fait penser… - Vos trois axes me semblent trop similaires ….
- I. Prise de conscience ; <symptomes physiques incoercibles>
- II. La relation au temps ;
- III.Bilan, face à une situation qu'on a générée !

Qu'en pensez-vous ?
Bonjour,
Vous risquez de vous fourvoyer en empruntant la piste du fantastique qui, à mon avis, est absent du texte. On peut, par contre, et il me semble que par "fantastique" vous l'entendez ainsi, parler de délire, voire d'affabulations de la part de Duroy. Il faudrait parvenir à dire que l'imminence du duel lui plonge dans un état second, proche de la folie. Voyons, par exemple, ce passage:

"Il se retourna vers sa couche et il se vit distinctement étendu sur le dos dans ces mêmes draps qu’il venait de quitter".

Ajoutez à cela les questionnements adressés à soi même (aurais-je peur?; peut on avoir peur malgré soi?) pour montrer que le héros est en proie à la folie, manifestée par ces quelques accès de schizophrènie.
Il me semble que par fantastique, vous vouliez parler de cette démence du personnage non?

Un autre aspect essentiel du texte, que vous semblez malheureusement manquer au vu de l'organisation de votre plan, est la remise en question du personnage par lui-même et, implicitement, de son statut de héros. Un rapprochement basique permet de construire un analyse autour de cette hypothèse: la peur, sentiment que le fier et vaillant mâle Duroy ne connaît pas, revient comme de manière récurrente comme l'objet de l'insomnie du journaliste. Reconnaître avoir peur c'est nier sa virilité, sa masculinité, alors que Duroy est au contraire LE mâle dominant, l'homme à femme par excellence.

Il me semble que toute votre seconde partie, que vous voulez consacrer à la peur et à l'angoisse, gagnerait en consistance si vous orientiez tout votre propos vers la démonstration de ce point.

Qu'en pensez-vous?
Merci vous m'avez beacoup aide car j'etais vraiment bloque. Je suis d'accord avec cormery lorsqu'il parle de la remise en question de bel ami qui perd un peu de sa virilite dans ce passage.De meme je pense que comme a dit cyclopea mes axes sont trop repetitif et je trouve que ses axes montre bien l'evolution du personnage qui a une prise de conscience soudaine et qui petit a petit se transforme en panique totale. Mais d'apres moi je trouve que cormery se trompe le fantastique est pourtant bien present d'apres moi.Encore milles merci pour avoir repondu a mon message c tres gentille ….. =D…..
pour ma par, je pense qu'il faut accentuer le fait que bel ami a une sensation nouvelle : la peur "Est-ce que j’aurais peur?"
en effet , bel ami étant un ancien soldat a eu l'habitude de se battre mais jamais tout seul et encore moins a force égal "Et il se rappelait ses deux années d’Afrique, la façon dont il rançonnait les Arabes dans les petits postes du Sud"
il a l'habitude d’être en situation de force, lui matérialiste devient devant cette situation presque croyant
"Si une force plus puissante que sa volonté, dominatrice, irrésistible, le domptait, qu’arriverait-il ?" de mon point de vue il commence a se demander si le destin et Dieu existe .
voila ce que j'en ai passé