Maupassant, Une vie, chapitre 1 - Et elle se mit à rêver d’amour…

Entraide scolaire

7 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,
je suis en première et je dois faire un commentaire composée du passage si dessous, extrait du livre Une Vie par Maupassant.
Ma problématique est celle-ci : Quelles sont les différent portraits fait par l'auteur sur Jeanne ? (Peut être changer car bancale)


Et elle se mit à rêver d'amour.
L'amour ! Il l'emplissait depuis deux années de l'anxiété croissante de son approche. Maintenant elle était libre d'aimer ; elle n'avait plus qu'à le rencontrer, lui !
Comment serait-il ? Elle ne le savait pas au juste et ne se le demandait même pas. Il serait lui, voilà tout.
Elle savait seulement qu'elle l'adorerait de toute son âme et qu'il la chérirait de toute sa force. Ils se promèneraient par les soirs pareils à celui-ci, sous la cendre lumineuse qui tombait des étoiles. Ils iraient, les mains dans les mains, serrés l'un contre l'autre, entendant battre leurs coeurs, sentant la chaleur de leurs épaules, mêlant leur amour à la simplicité suave des nuits d'été, tellement unis qu'ils pénétreraient aisément, par la seule puissance de leur tendresse, jusqu'à leurs plus secrètes pensées.
Et cela continuerait indéfiniment, dans la sérénité d'une affection indescriptible.
Et il lui sembla soudain qu'elle le sentait là, contre elle ; et brusquement un vague frisson de sensualité lui courut des pieds à la tête. Elle serra ses bras contre sa poitrine, d'un mouvement inconscient, comme pour étreindre son rêve ; et sur sa lèvre tendue vers l'inconnu quelque chose passa qui la fit presque défaillir, comme si l'haleine du printemps lui eût donné un baiser d'amour.
Tout à coup, là-bas, derrière le château, sur la route elle entendit marcher dans la nuit. Et dans un élan de son âme affolée, dans un transport de foi à l'impossible, aux hasards providentiels, aux pressentiments divins, aux romanesques combinaisons du sort, elle pensa : " Si c'était lui ? " Elle écoutait anxieusement le pas rythmé du marcheur, sûre qu'il allait s'arrêter à la grille pour demander l'hospitalité.
Lorsqu'il fut passé, elle se sentit triste comme après une déception. Mais elle comprit l'exaltation de son espoir et sourit à sa démence.
Alors, un peu calmée, elle laissa flotter son esprit au courant d'une rêverie plus raisonnable, cherchant à pénétrer l'avenir, échafaudant son existence.
Avec lui elle vivrait ici, dans ce calme château qui dominait la mer. Elle aurait sans doute deux enfants, un fils pour lui, une fille pour elle. Et elle les voyait courant sur l'herbe entre le platane et le tilleul, tandis que le père et la mère les suivraient d'un oeil ravi, en échangeant par-dessus leurs têtes des regards pleins de passion.


J'ai ainsi choisi ce plan :

I. La satire indirecte de Jeanne

1) Fusion totale des âmes :

- Sentiment d'amour, de complicité (champ lexical : " tendresse ", " affection ") = relation sereine, fraternel et chaste
- Fusion de deux êtres " mêlant ", " tellement unis " = osmose de deux en un : harmonie totale " …leurs plus secrètes pensé ", transparence, communion totale " jusqu'à "

2) L'attente d'une plénitude à venir :

- Le rêve : elle ne connaît pas l'amour
- Une tension dans son attente : " désir de peur ", " anxiété croissante ", " son approche "
- L'emploi du conditionnel : futur dans le passé, projection dans l'avenir
- Rôle de l'interrogation
- Incarnation de l'amour dans une présence vague et imprécise (rôle pronoms : " il ", " lui ")

3) La dérision du romancier naturaliste :

- L'auteur tourne en dérision les espoirs de Jeanne : "elle ne le savait pas, au juste et ne se le demandait même pas".
- Il souligne sa mièvrerie par les allitérations sifflantes a patir de "Et il lui sembla soudain…" , et l'adjectif "suave".
- L'allure générale du passage est assez parodique (motifs romantiques, envolée passionnée suscitée par : "Comment serait-il?").


II. Représentation de Jeanne :

1) L'impatience : (je ne trouve pas quoi y mettre)

2) La Passivité de Jeanne : - Dès la 1ère phrase, le lecteur s'attend à de l'action "et elle se mit à…" mais verbes d'état. Jeanne ne va pas à l'amour, c'est lui qui vient à elle, elle est complètement objet, soumise. Son seul mouvement, dans le dernier paragraphe est "inconscient".
- Pense déjà que le premier venue sera parfait

3) Rêverie : - La 1ère phrase de l'extrait constitue 1 paragraphe = pause = exaltation de la rêverie. Reprise en anadiplose + exclamation nominale montrent que Jeanne fonctionne aux sentiments.
- A la fin du passage, le rêve atteint son paroxysme et devient presque réalité, mais Maupassant dénonce cette volonté de s'aveugler, et montre qu'elle se trompe: beaucoup d'indéfinis, d'approximations, ( "vague", semble" presque"…) Jeanne est bien dans l'erreur et veut étreindre l'abstrait, fusionner avec le vide. M utilise un terme dépréciatif pour désacraliser cette osmose ("haleine").
- Champ lexical


Aider moi s'il vous plaît, il faut que je le prépare pour Mercredi donc c'est Urgent =)
Je ne suis d'accord avec rien de ce que vous dites.
Mais c"est un point de vue que vous défendez bien.
A mon avis, cela vaut une bonne note.
Insiste plus sur le côté excessif et cliché des espoirs de Jeanne : Maupassant se plonge dans son point de vue (focalisation interne et discours indirect libre) et par moment ne semble prendre aucune distance, mais bien sûr par l'excés, le côté "conte de fée", il met en évidence la naïveté de cette jeune fille.
C'est un livre sur ce thème après tout, Jeanne sort du couvent et ne connaît rien de la réalité de la vie. Il faut aussi évoquer en conclusion l'écart immense entre ce rêve du début et la réalité de ce qu'elle va vivre.

Pour l'impatience : elle entend quelqu'un et pense que c'est "lui" !
et au début "l'anxiété croissante de son approche"

juste une chose : je ne comprends pas bien tes grands titres par rapport aux sous-parties, c'est presque l'inverse non ?
Et a propos de la problématique, n'a t'elle pas besoin de quelques modifications ?
Et pour Putakli, pouvais vous me dire en quoi vous n'êtes pas d'accord et m'expliquer ?
1 - "Une vie" est un excellent roman. Rien de commun avec cette petite pétouillade ridicule titrée "Bel ami" dont il est d'usage de faire les gorges chaudes et qui ne mérite pas d'être prise au sérieux.

2 - Parmi les imbécilités qui se répétent, il est d'usage de dire que Maupassant est bon en nouvelles et pas en romans. Les nouvelles ne sont que des brouillons. Ces brouillons sont quelquefois intéressants bien qu'ils soient surtout alimentaires. Le vrai et le grand de Maupassant n'est pas là.

3 - Tout, dans "Une vie" mérite d'être pris au sérieux, usque ad trognonem et ultraque.

Je n'ai l'intention de convaincre personne, et je réponds seulement à la question:
Et pour Putakli, pouvais vous me dire en quoi vous n'êtes pas d'accord et m'expliquer ?
Pipilo, si effectivement la problématique ne paraît pas convenir.

Putakli, ni moi ni Pipilo ne disons que Une Vie est un mauvais roman ! Je l'adore, et justement on s'attache à jeanne parce qu'on la comprend, et en même tps on a envie de la secouer pour qu'elle redescende sur terre… Il ne me semble pas que l'analyse de Pipilo était une critique du roman.
Bonjour,

Je dois faire le commentaire littéraire du roman Une Vie de Maupassant pour mercredi et j'ai beaucoup de mal à trouver un bon plan. Voici l'extrait :

Pour le plan je pensait faire :

I) La situation d'énonciation

a) Le contexte du roman
b) Les lieux où se passe la scène

II) Jeanne

a) Impatiente
b) Passive
c) Rêveuse

III) La soufrance de Jeanne

a) L'attente
b) La fusion des âmes
c) La dérision

Dans certaines sous parties, je ne vois pas trop ce que je dois mettre.

Je vous remercie de m'aider !