Molière, L’École des femmes, acte II, scène 5

Entraide scolaire

123 réponses · Page 6 / 7

J'ai l'impression que tu n'as pas bien compris la situation : Agnès ne connait rien (vraiment RIEN) à l'amour. Elle ne connait pas les "pratiques physiques" donc pense qu'on ne fait rien d'autre en couple que de se caresser les mains et les bras… Elle n'a pas encore compris non plus qu'elle devait épouser Arnolphe; donc elle lui parle librement de ce qu'elle éprouve quand elle est avec Horace, sans voir le mal qu'elle lui fait. Par ailleurs cela crée un quiproquo (malentendu) : elle met longtemps à avouer que Horace lui a pris un ruban car elle a peur de la colère d'Arnolphe. En réalité Arnolphe se moque totalement du ruban, il a peur qu'Agnès ait perdu sa virginité avec Horace. Elle avoue d'ailleurs naïvement à la fin qu'elle aurait "tout accordé" si Horace l'avait demandé, mais elle ne sait pas au juste de quoi il s'agit
ah d'accord, mais comment se manifestent l'innocence et l'ingénuité d'Agnès?
Les autres réponses sont bonnes?

Bonjour, j'ai des questions a répondre sur l' Ecole des Femmes mais, je trouve des difficultés
voici les questions:
-que sait-on sur Agnès?
On sait qu' Agnès ne sait rien de l'amour
-comment se manifestent l'innocence et l'ingénuité d'Agnès?
On remarque l'innocence d'Agnès grace a sa manière de parler: elle ne sait rien de l'amour, avoue tout a Arnolphe et elle lui parle librement de ce qu'elle éprouve quand elle est avec Horace, sans voir le mal qu'elle lui fait.
-observez l'enchainement des répliques. Comment se manifeste la position d'autorité d'Arnolphe par rapport à Agnès?
je n'ai pas du tout compris cette question
-montrez que le comique de mots repose ici sur un jeu d'allusions et de sous-entendus
cette question non plus je l'ai compris

Merci d'avance
Bonjour je suis en 2nd et je dois faire un commentaire de texte sur l'ÉCOLE DES FEMME de MOlière Acte 2 Scène 5.
Voici les plans: 1 PLAIRE: -la réaction d'Arnolphe
- la naïveté d'Agnès
- chantage de la vieille femme
2 INSTRUIRE:
-satire de l'homme jaloux
-l'éducation des femmes

Je suis bloqué à la deuxième partie du plan,la partie instruire.J'éspere qu'une personne pourrait m'aider 😀 .
Bonjour.

Mais de quelle vieille femme parles-tu ?
Arnolphe est un vieil homme.
De la vieille femme dont Agnés la présente indirectement. Voici l’acte2 scène 5:
ARNOLPHE
Qu’avez-vous fait encor ces neuf ou dix jours-ci ?

AGNÈS
Six chemises, je pense, et six coiffes aussi.

ARNOLPHE, ayant un peu rêvé.
Le monde, chère Agnès, est une étrange chose.
Voyez la médisance, et comme chacun cause.
Quelques voisins m’ont dit qu’un jeune homme inconnu :
470 Était en mon absence à la maison venu ;
Que vous aviez souffert sa vue et ses harangues.
Mais je n’ai point pris foi sur ces méchantes langues ;
Et j’ai voulu gager que c’était faussement…

AGNÈS
Mon Dieu, ne gagez pas, vous perdriez vraiment.

ARNOLPHE
Quoi ! c’est la vérité qu’un homme…

AGNÈS
475 Chose sûre.
Il n’a presque bougé de chez nous, je vous jure.

ARNOLPHE, à part.
Cet aveu qu’elle fait avec sincérité,
Me marque pour le moins son ingénuité.
Mais il me semble, Agnès, si ma mémoire est bonne,
480 Que j’avais défendu que vous vissiez personne.

AGNÈS
Oui : mais quand je l’ai vu, vous ignorez pourquoi [9] ,
Et vous en auriez fait, sans doute, autant que moi.

ARNOLPHE
Peut-être : mais enfin, contez-moi cette histoire.

AGNÈS
Elle est fort étonnante et difficile à croire.
485 J’étais sur le balcon à travailler au frais :
Lorsque je vis passer sous les arbres d’auprès
Un jeune homme bien fait, qui rencontrant ma vue,
D’une humble révérence aussitôt me salue.
Moi, pour ne point manquer à la civilité,
490 Je fis la révérence aussi de mon côté.
Soudain, il me refait une autre révérence.
Moi, j’en refais de même une autre en diligence ;
Et lui d’une troisième aussitôt repartant,
D’une troisième aussi j’y repars à l’instant.
495 Il passe, vient, repasse, et toujours de plus belle
Me fait à chaque fois révérence nouvelle.
Et moi, qui tous ces tours fixement regardais.
Nouvelle révérence aussi je lui rendais.
Tant, que si sur ce point la nuit ne fût venue,
500 Toujours comme cela je me serais tenue.
Ne voulant point céder et recevoir l’ennui [10] ,
Qu’il me pût estimer moins civile que lui.

ARNOLPHE
Fort bien.

AGNÈS
Le lendemain étant sur notre porte,
Une vieille m’aborde en parlant de la sorte.
505 "Mon enfant [11] , le bon Dieu puisse-t-il vous bénir,
Et dans tous vos attraits longtemps vous maintenir.
Il ne vous a pas faite une belle personne ;
Afin de mal user des choses qu’il vous donne.
Et vous devez savoir que vous avez blessé
510 Un cœur, qui de s’en plaindre est aujourd’hui forcé."

ARNOLPHE, à part.
Ah suppôt de Satan, exécrable damnée.

AGNÈS
"Moi, j’ai blessé quelqu’un ? fis-je toute étonnée.
Oui, dit-elle, blessé, mais blessé tout de bon ;
Et c’est l’homme qu’hier vous vîtes du balcon.
515 Hélas ! qui pourrait, dis-je, en avoir été cause ?
Sur lui, sans y penser, fis-je choir quelque chose ?
Non, dit-elle, vos yeux ont fait ce coup fatal,
Et c’est de leurs regards qu’est venu tout son mal.
Hé, mon Dieu ! ma surprise est, fis-je, sans seconde.
520 Mes yeux ont-ils du mal pour en donner au monde ?
Oui, fit-elle, vos yeux, pour causer le trépas
Ma fille, ont un venin que vous ne savez pas.
En un mot, il languit le pauvre misérable.
Et s’il faut, poursuivit la vieille charitable,
525 Que votre cruauté lui refuse un secours,
C’est un homme à porter en terre dans deux jours.
Mon Dieu ! j’en aurais, dis-je, une douleur bien grande,
Mais pour le secourir, qu’est-ce qu’il me demande ?
Mon enfant, me dit-elle, il ne veut obtenir,
530 Que le bien de vous voir et vous entretenir.
Vos yeux peuvent eux seuls empêcher sa ruine,
Et du mal qu’ils ont fait être la médecine.
Hélas ! volontiers, dis-je, et puisqu’il est ainsi,
Il peut tant qu’il voudra me venir voir ici."

ARNOLPHE, à part.
535 Ah sorcière maudite, empoisonneuse d’âmes,
Puisse l’enfer payer tes charitables trames.
Ah, d'accord… Au temps pour moi.
Donc voilà je ne sais pas comment aborder la deuxième partie:
-le satire de l'homme jaloux
-l'éducation des femmes
Merci de bien vouloir m'aider.

Quelqun pourrait m'aidez ?Svp.

Bonjour,

Je remonte ce sujet car j’ai aussi une analyse linéaire à faire sur une partie de l’acte II scène 5 , du v.571 à 614.

Je ne comprend pas ce que signifie "la voyant interdite", pourriez-vous m’éclairer s’il vous plaît?

Merci d’avance

"interdite" signifie qui est surprise, qui ne dit plus un mot (stupéfaite)

ARNOLPHE Ne vous a-t-il point pris, Agnès, quelque autre chose ?

Ouf.

Il s’agit d’une didascalie (voir ce mot dans le dictionnaire) qui indique qu’Arnolphe voit qu’Agnès est interdite. Le sens particulier de l’adjectif "interdite" est ici : https://www.cnrtl.fr/definition/interdit

Fortement troublé, paralysé par la stupeur.

Merci beaucoup.Mais du coup, lorsqu’il dit "ouf" , c’est signe qu’il souffre ? Au début je pensais à une réaction de soulagement mais le lien entre "la voir interdite" et cette attitude ne me semble pas approprié

Grâce à toi, je prends conscience de l’évolution du sens de "ouf" au fil du temps. La définition dans un dictionnaire du XVIIIe siècle est :OUF. InterjectionOUF. Interjection dont on se sert pour marquer une douleur subite. https://artflsrv03.uchicago.edu/philologic4/publicdicos/query?report=bibliography&head=oufOui, c’est signe qu’il souffre.

Merci beaucoup :)

Bonjour, je vous embête encore…Je ne comprend pas bien la découpe des lignes du texte, pourriez-vous m’éclairer svp?Par exemple du v.571 à 575, quels sont les 572, 573, 574 etc ?Merci d’avance(Je n’ai pas la palette pour mettre en forme mon message, désolée)Extrait: 571 ; Ne vous a-t-il point pris, Agnès, quelque autre chose ? (La voyant interdite.) Ouf ! AGNÈS Hé ! il m’a…  ARNOLPHE Quoi ?  AGNÈS Pris…  ARNOLPHE Euh !  AGNÈS Le…  ARNOLPHE Plaît-il ?  AGNÈS Je n’ose, Et vous vous fâcherez peut-être contre moi.  ARNOLPHE Non.  AGNÈS Si fait.  ARNOLPHE Mon Dieu, non !  AGNÈS Jurez donc votre foi.  ARNOLPHE 575 ; Ma foi, soit.  AGNÈS Il m’a pris… Vous serez en colère.  ARNOLPHE Non.  AGNÈS Si.  ARNOLPHE Non, non, non, non. Diantre, que de mystère ! Qu’est-ce qu’il vous a pris ?  AGNÈS Il…  ARNOLPHE,  Je souffre en damné.AGNÈS Il m’a pris le ruban que vous m’aviez donné. À vous dire le vrai, je n’ai pu m’en défendre.  ARNOLPHE,  580 ; Passe pour le ruban. Mais je voulois apprendre S’il ne vous a rien fait que vous baiser les bras.

572=>

Ouf….je n’ose.

573.=>

Et vous vous fâcherez…moi.

574 =>

Non…foi

575=>

Ma foi….colère

Super merci beaucoup !

Comment fait-on pour savoir les délimiter ?🤔

Tu comptes douze pieds. Ce sont des alexandrins.

Merci 👌

Dans le théâtre en alexandrin un vers peut être découpé en plusieurs répliques. On ne compte pas les lignes mais bien les alexandrins.

Je ne connaissais pas trop la structure des pièces de théâtre en littérature, c’est pourquoi ça m’a surprise ^^ Merci à vous