J'ai un commentaire composé à faire sur les derniers vers du premier livre. Notre professeur nous a déjà donné trois axes à étudier, le souci d'atteindre le vrai, la volonté de donner à voir et l'expression d'une conception vitaliste de l'univers.
Le professeur à expliqué ce dernier axe comme une conception dynamique de l'univers comme flux d'énergie, comme métamorphose incessante d'une énergie vitale unique qui naît, se transforme et disparaît pour engendrer d'autres formes.
Si les deux axes sont assez clairs pour moi, je ne vois pas du tout où aller pour explorer le troisième.
Quelqu'un pourrait il m'expliquer la conception vitaliste de l'univers, et son rapport avec un poème parce que j'ai beau lire et relire le passage je suis perdu ? Voila le texte :
Pierre de Ronsard, La Franciade, livre Premier, v. 947-992 : L'embarquement de Francus.
Il y a aussi le sens des deux derniers vers m'échappent.
"La terre fuit" : je n'arrive pas à voir si au final le point de vue du poète est depuis le bateau ou depuis le bord de mer ? tout le long du récit me donne l'impression que le point de vue se fait depuis le bord de mer, mais le "La terre fuit" est séparée par "seulement à leurs yeux". Au final "Seulement à leurs yeux" est plus "rattaché à Parait la mer et la voûte des cieux". Or c'est au départ du bateau que la mer est visible, et donc si c'est à "leurs yeux", la focalisation est interne au bateau ? ils me perturbent ces deux derniers vers !!! Personne pour m'aider ?
Le professeur à expliqué ce dernier axe comme une conception dynamique de l'univers comme flux d'énergie, comme métamorphose incessante d'une énergie vitale unique qui naît, se transforme et disparaît pour engendrer d'autres formes.
Si les deux axes sont assez clairs pour moi, je ne vois pas du tout où aller pour explorer le troisième.
Quelqu'un pourrait il m'expliquer la conception vitaliste de l'univers, et son rapport avec un poème parce que j'ai beau lire et relire le passage je suis perdu ? Voila le texte :
Pierre de Ronsard, La Franciade, livre Premier, v. 947-992 : L'embarquement de Francus.
Et cependant les rudes matelots,Les aspects métaphysiques de ce texte me paraissent très bien cachés. Peut-être lorsque Ronsard parle de Dieu, de jeunesse…
Peuple farouche ennemi du repos,
D'un cri naval hors du rivage proche
Démarrent l'ancre à la mâchoire croche,
Guident le mât à cordes bien tendu.
Chaque soldat en son banc s'est rend
Echu par sort; de bras et poitrine
Ils s'efforçaient : le navire chemine!
Les cris, les pleurs dedans le ciel volaient
Dessus l'adieu de ceux qui s'en allaient.
A tant Francus s'embarque en son navire,
Les avirons à double rang on tire;
Le vent poupier, qui droitement souffla
Dedans la voile, à plein ventre l'enfla,
Faisant siffler antennes et cordage;
La nef bien loin s'écarte du rivage!
L'eau sous la poupe aboyant fait un bruit
Qu'un train d'écume, en tournoyant poursuit.
Qui vit jamais la brigade en la danse
Frapper des pieds la terre à la cadence
D'un ordre égal, d'un pas juste et compté,
Sans point faillir d'un ni d'autre côté,
Quand la jeunesse aux danses bien apprise
De quelque Dieu la fête solennise,
Il a pu voir les avirons égaux
Frapper d'accord la campagne des eaux.
Cette navire également tirée
S'allait trainant dessus l'onde azurée,
A dos rompu, ainsi que par les bois
Sur le printemps au retour des beaux mois
Va la chenille errante à toute force
Avec cents pieds sur les plis d'une écorce.
Ainsi qu'on voit la troupe des chevreaux
A petits bonds poursuivre les pastoureaux,
Devers le soir au son de la musette;
Ainsi les nefs d'une assez longue traite
Suivaient la nef de Francus qui devant
Coupait la mer sous la faveur du vent,
A large voile, à long cercle entonnée,
Ayant de fleurs la poupe couronnée.
L'eau se blanchit sous les coups d'avirons;
L'onde tortue ondoie aux environs
De la carène, et autour de la proue
Maint tourbillon en écumant se roue;
La terre fuit; seulement à leurs yeux
Paraît la mer et la voûte des cieux.
Il y a aussi le sens des deux derniers vers m'échappent.
"La terre fuit" : je n'arrive pas à voir si au final le point de vue du poète est depuis le bateau ou depuis le bord de mer ? tout le long du récit me donne l'impression que le point de vue se fait depuis le bord de mer, mais le "La terre fuit" est séparée par "seulement à leurs yeux". Au final "Seulement à leurs yeux" est plus "rattaché à Parait la mer et la voûte des cieux". Or c'est au départ du bateau que la mer est visible, et donc si c'est à "leurs yeux", la focalisation est interne au bateau ? ils me perturbent ces deux derniers vers !!! Personne pour m'aider ?



