Bonjour,alors voilà j'ai ces deux texte et je dois répondre à la question suivante:
En instant tout particulièrement sur l'ironie,vous comparerez l'efficacité argumentative critique de chacun de ces extraits.Vous appuierez votre réponse sur l'analyse des genres littéraires employés.
j'ai analysé les textes et puis je vois la marque d'ironie dans le deuxieme texte et beaucoup moins dans le premier et je sais pas si c'est une ironie du sort qu'il faut faire ressortir ou bien l'ironie par rapport au style du texte,merci d'avance..
Texte B - Diderot, Les deux amis de Bourbonne (1770)
« …Nés le même jour, dans la même maison, et de deux soeurs ; (…) nourris du même lait, (…) élevés ensemble… »,
Olivier et Félix « s’aimaient comme on existe, comme on vit, sans s’en douter… ». Cela pourrait ressembler aux premières
lignes d’un conte de fées, mais Diderot préféra qualifier les quelques pages des Deux Amis de Bourbonne, écrit en
1770, de « conte historique ».
Olivier et Félix se sont sauvé mutuellement la vie plusieurs fois. Ils tombent amoureux de la même femme : pour laisser
Olivier vivre sa passion, et aussi parce qu’il est « dégoûté de la vie », Félix se « précipita dans toutes sortes de métiers
dangereux : le dernier fut de se faire contrebandier ». Dans l’extrait suivant, Diderot oppose à la morale admirable de
l’amitié, l’injustice terrible de ceux qui exercent le pouvoir judiciaire.
L’écrivain s’endort un beau soir et se réveille 672 ans plus tard, en 2440… Il admire tous les progrès accomplis dans
Paris, désormais gouverné par la sagesse des Lumières. Au dernier chapitre de ce roman d’anticipation, il est conduit à
Versailles, mais le faste d’antan a disparu.
En instant tout particulièrement sur l'ironie,vous comparerez l'efficacité argumentative critique de chacun de ces extraits.Vous appuierez votre réponse sur l'analyse des genres littéraires employés.
j'ai analysé les textes et puis je vois la marque d'ironie dans le deuxieme texte et beaucoup moins dans le premier et je sais pas si c'est une ironie du sort qu'il faut faire ressortir ou bien l'ironie par rapport au style du texte,merci d'avance..
Texte B - Diderot, Les deux amis de Bourbonne (1770)
« …Nés le même jour, dans la même maison, et de deux soeurs ; (…) nourris du même lait, (…) élevés ensemble… »,
Olivier et Félix « s’aimaient comme on existe, comme on vit, sans s’en douter… ». Cela pourrait ressembler aux premières
lignes d’un conte de fées, mais Diderot préféra qualifier les quelques pages des Deux Amis de Bourbonne, écrit en
1770, de « conte historique ».
Olivier et Félix se sont sauvé mutuellement la vie plusieurs fois. Ils tombent amoureux de la même femme : pour laisser
Olivier vivre sa passion, et aussi parce qu’il est « dégoûté de la vie », Félix se « précipita dans toutes sortes de métiers
dangereux : le dernier fut de se faire contrebandier ». Dans l’extrait suivant, Diderot oppose à la morale admirable de
l’amitié, l’injustice terrible de ceux qui exercent le pouvoir judiciaire.
Vous9 n’ignorez pas (…) qu’il y a quatre tribunaux en France, Caen, Reims, Valence et Toulouse10, où les contrebandiers11Texte C - Louis Sébastien Mercier, L’An 2440, rêve s’il en fut jamais (1771)
sont jugés ; et que le plus sévère des quatre, c’est celui de Reims, où préside un nommé Coleau12 ; l’âme la plus féroce
que la nature ait encore formée. Félix fut pris les armes à la main, conduit devant le terrible Coleau, et condamné à mort,
comme cinq cents autres qui l’avaient précédé. Olivier apprit le sort de Félix. Une nuit il se lève d’à côté de sa femme,
et sans lui rien dire il s’en va à Reims. Il s’adresse au juge Coleau ; il se jette à ses pieds, et lui demande la grâce de
voir et d’embrasser Félix. Coleau le regarde, se tait un moment, et lui fait signe de s’asseoir. Olivier s’assied. Au bout
d’une demi-heure, Coleau tire sa montre, et dit à Olivier : « Si tu veux voir et embrasser ton ami vivant, dépêche-toi ;
il est en chemin ; et si ma montre va bien, avant qu’il soit dix minutes il sera pendu ». Olivier, transporté de fureur, se
lève, décharge sur la nuque du cou au juge Coleau un énorme coup de bâton, dont il l’étend presque mort ; court vers
la place, arrive, crie, frappe le bourreau, frappe les gens de la justice, soulève la populace indignée de ces exécutions.
Les pierres volent ; Félix délivré s’enfuit ; Olivier songe à son salut ; mais un soldat de maréchaussée13 lui avait percé
les flancs d’un coup de baïonnette, sans qu’il s’en fût aperçu. Il gagna la porte de la ville ; mais il ne put aller plus
loin : des voituriers charitables le jetèrent sur leur charrette, et le déposèrent à la porte de sa maison un moment avant
qu’il expirât. Il n’eut que le temps de dire à sa femme : « Femme, approche, que je t’embrasse ; je me meurs, mais le
balafré14 est sauvé ».
L’écrivain s’endort un beau soir et se réveille 672 ans plus tard, en 2440… Il admire tous les progrès accomplis dans
Paris, désormais gouverné par la sagesse des Lumières. Au dernier chapitre de ce roman d’anticipation, il est conduit à
Versailles, mais le faste d’antan a disparu.
J’arrive, je cherche des yeux ce palais superbe d’où partaient les destinées de plusieurs nations. Quelle surprise ! Jepour le texte de L.S Mercier ,pour moi la fiction montre que les deux interlocuteurs sont en réalités l'auteur et l'auteur fait en quelque sorte l'éloge du palais "palais superbe","antique magnificence",alors que Louis XIV fait le contraire,l'auteur utilise un Louis XIV fictif pour nous donner sa réel opinion du palais et de Louis XIV lui même ,enfin voilà je sais pas si c'est vraiment ce qu'on me demande de faire ressortir de texte,personne peut m'aider s'il vous plait ?
n’aperçus que des débris, des murs entrouverts, des statues mutilées ; quelques portiques, à moitié renversés, laissaient
entrevoir une idée confuse de son antique magnificence. Je marchais sur ces ruines, lorsque je fis rencontre d’un vieillard
assis sur le chapiteau d’une colonne.
« Oh ! lui dis-je, qu’est devenu ce vaste palais ?
- Il est tombé !
- Comment ?
- Il s’est écroulé sur lui-même. Un homme, dans son orgueil impatient, a voulu forcer ici la nature ; il a précipité édifices
sur édifices ; avide de jouir dans sa volonté capricieuse, il a fatigué ses sujets. Ici est venu s’engloutir tout l’argent du
royaume. Ici a coulé un fleuve de larmes pour composer ces bassins dont il ne reste aucun vestige. Voilà ce qui subsiste
de ce colosse qu’un million de mains ont élevé avec tant d’efforts douloureux. Ce palais péchait par ses fondements ;
il était l’image de la grandeur de celui qui l’a bâti15. Les rois, ses successeurs, ont été obligés de fuir, de peur d’être
écrasés. Puissent ces ruines crier à tous les souverains que ceux qui abusent d’une puissance momentanée ne font que
dévoiler leur faiblesse à la génération suivante… »
À ces mots, il versait un torrent de larmes, et regardait le ciel d’un air contrit.
« Pourquoi pleurez-vous ? lui dis-je. Tout le monde est heureux, et ces débris n’annoncent rien moins que16 la misère
publique ? »
Il éleva sa voix et dit :
« Ah ! malheureux ! sachez que je suis ce Louis XIV qui a bâti ce triste palais. La justice divine a rallumé le flambeau
de mes jours pour me faire contempler de plus près mon déplorable ouvrage… Que les monuments de l’orgueil sont
fragiles… Je pleure, et je pleurerai toujours… Ah ! que n’ai-je su17… »
J’allais l’interroger lui-même, lorsqu’une des couleuvres18 dont ce séjour était encore rempli, s’élançant du tronçon
d’une colonne autour de laquelle elle était repliée, me piqua au col, et je m’éveillai.



