kapillos>sevoe
Dans ce mot de 3 syllabes, la pénultième est longue car elle contient une voyelle entravée; elle reçoit donc l'accent: c'est un paroxyton.On ignore la quantité de la voyelle tonique ou initiale.
Attention à la formulation.
La voyelle pénultième est accentuée, parce qu'elle est entravée.
Comme l'entrave suffit à expliquer pourquoi la pénultième a retenu l'accent, celle ci n'est pas nécessairement longue par nature. D'ailleurs elle est brève. En effet, pour expliquer "cheveux", il faut supposer que le i s'est ouvert en e. Cela n'est possible que si le i est bref.
IV Consonne sourde "p" intervocalique s'affaiblit en se sonorisant en "b"à la fin du IVe s.Au Vè s
la consonne sonore s'affaiblit à son tour en se spirantisanten" B"qui se renforce en l consonne labio dentale "v" . Le groupe ll s'est simplifié en l après une voyelle longue.
Oui, même si je voyais la simplification de la géminée un peu plus tard.
Vème s Palatalisation de "k" en position forte suivi de "a"sous l'influence du phonème palatalisé ,le "a" libre et atone se ferme de 2 degrès. kevilos
Dentalisation de la consonne palatalisée tevilos
Oui ça semble bon. La dentalisaiton est peut être une approximation, mais passons.
V²ème s Assibilation et formulation d'une affriquée palatalisée .
Attention formation, pas formulation. Précise plutôt formation d'un élément constrictif shuintant. Je ne me souviens plus exactement du point d'articulation. À chercher.
on devrait donc arriver à : [tsevilos]. Je ne comprends pas du tout comment tu arrives ensuite à :
Ouverture de la voyelle finale (BSV) tsevoe
Tu fais disparaitre le l et le s, sans qu'on sache pourquoi. Aucune règle ne dit qu'à cette époque la finale s'ouvre. Enfin la voyelle oe ne représente pas un o plus ouvert.
La mutation du système vocalique n'a normalement qu'une seule conséquence ici : le i bref s'ouvre en e fermé.
[tsevelos]
VIIème s Dépalatisation de l'affriquée
Je ne sais pas si la date est bonne, mais soit.
La voyelle finale s'amuit tsevol
Oui la voyelle finale s'amuit, mais le s ne disparait toujours pas.
[tsevels]
Le l parce qu'il se retrouve devant une consonne (s), modifie son point d'articulation, et devient, si mes souvenirs sont bon, apico alvéo dental. Ensuite il se vocalise en u. Cette voyelle forme avec le e qui précède une diphtongue par
coalescence.
[tseveus]
Je te conseille vivement de rechercher dans tes cours ou ailleurs ce qui est dit à propos de l'évolution des diphtongues par coalescence. Avec les e fermés, c'est assez simple : cela suit la même évolution que la diphtongaison romane du e fermé. Par assimilation régressive, le "e" avance son point d'articulation vers la zone labio-palatale. Ensuite par assimilation progressive, plus tard, vers le 12°, je crois, le "u" recule son point d'articulation vers la zone labio-palatale. Les deux phonèmes se fondent en un : [oe] fermé, monophtongaison.
Le "s" ne disparait que progressivement de la prononciation entre le 13° et le 17° siècle.