Je reviens sur ce que j'ai dit sur la première page
car je commence à comprendre …
Je suis en train de démonter ma bonne grammaire traditionnelle
en écoutant trop les explications de la nouvelle !Les gens de la campagne sont souvent robustes.
Oui, "souvent" est déplaçable et supprimable …
ce qui n'en fait pas forcément un c.c. !
Jehan disait :
Comme souvent est un adverbe de temps (comme indiqué dans ma réponse) ce serait un CC de temps.
Ici, ce n'est pas uniquement le verbe "sont" qui est modifié.
Ce n'est pas seulement le fait d'être qui est fréquent.
On voit mal à quoi cela correspondrait.
Ce qui est fréquent, c'est le fait, pour les gens de la campagne, d'être robustes.
C'est pour cela qu'ici l'on peut considérer que ce CC modifie en fait toute la phrase.
Selon ma grammaire traditionnelle, je dirais que "souvent" est adverbe du verbe "est".
Il modifie le sens du verbe en précisant que ce n'est ni "toujours" ni "jamais" mais "souvent".
Je note que le verbe "être" est un verbe attributif. Le sujet, le verbe et l'attribut
sont donc étroitement unis; on parle d'ailleurs de verbe copule ! C'est significatif !
Il paraît donc normal qu'un adverbe puisse modifier le sens ces trois éléments ensemble
(donc de la proposition).
Maintenant, pour ceci :
Les gens de la campagne sont très robustes.
Ici, "très" est un adv. modifiant "robustes".
Ici, l'adverbe ne modifie pas le verbe donc n'affecte pas la proposition entière …
PS Je vois qu'il y a eu "croisement" de messages.
Je répondrai donc bientôt par un autre message.
Si l'action d'habiter est "subie" par Paris dans la première phrase,
je ne vois pas pourquoi elle cesserait de l'être dans la seconde phrase, sinon par pur formalisme.
La grammaire traditionnelle me fait dire que :
Dans la première phrase, la ville est considérée comme un objet (que l'on gagne).
La phrase est au sens figuré : la ville est considérée comme un trésor etc.
Dans la seconde, la ville est considérée comme un lieu (où l'on habite, vers lequel on va …)
La phrase a un sens propre : c'est vraiment cette ville que j'habite.