La nature des propositions

Langue française

17 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour,

Je m'entraîne en vue d'un concours et j'ai quelques doutes sur la nature de certaines propositions, j'ai donc besoin de votre aide.

1- Dans la phrase "Je ne sais pas quoi faire", "quoi faire" peut-il être considéré comme une proposition interrogative indirecte ou faut-il pour cela que le verbe soit conjugué ? (ce que j'ai cru comprendre …) Et dans ce cas comment analyse "quoi faire" ?

2- Dans la phrase "Savez-vous si le train fait une halte à la prochaine station", je pense que "si le train fait une halte à la prochaine station" est une proposition interrogative indirecte introduite par la conjonction de subordination "si". Est-ce bien ça ?

3- Dans "Je doute qu'il soit pertinent de lui répondre ainsi", j'avais opté pour complétive pour "qu'il soit pertinent de lui répondre ainsi" mais j'ai tout de même un doute à cause du verbe "douter" qui s'assimile aux verbes d'interrogation comme ignorer, se demander… non ?

Voilà ! Je vous remercie d'avance pour vos réponses.
Bonne soirée,

Flouni
1. Savoir + proposition interrogative indirecte avec un infinitif délibératif. Ne pas savoir où s'arrêter; savoir à qui s'adresser, à qui parler. (Tlfi)

2. Oui

3. Ce "que" n'est pas un pronom interrogatif Je dirais donc aussi complétive.
Merci beaucoup pour votre réponse 🙂

Bonne soirée !
Salut.

Je vais essayer de relever les propositions et de déterminer leurs natures dans la phrase suivante:

"Dire,cria-t-elle, sans nommer les Hennebeau,que j'ai vu, ce matin, leur bonne passer en calèche."

1/ "Dire sans nommer les Hennbeau": proposition principale.
2/ "cria-t-elle": proposition incise.
3/ "que j'ai vu ce matin"😜roposition subordonnée complétive conjonctive.
4/ " leur bonne passer en calèche": proposition subordonnée complétive infinitive.

Qu'en pensez vous?
Merci d'avance.
Sans nommer les Hennebeau complète cria-t-elle.

Dire que est un introducteur. La principale est donc dire que j'ai vu ce matin
Merci beaucoup Anne345 .

Je comprends de ta réponse que:
"Dire que j'ai vu ce matin": proposition principale de la complétive interrogative "leur bonne passer…"

"cria-t-elle": proposition principale de la complétive interrogative "sans nommer les hennebeau" ( et en même temps, elle est incise introduite par un verbe du discours rapporté "cria" ?)

Je suis sur la bonne voie?
Merci cordialement pour votre aide.
Je comprends peu de chose à l'analyse, mais s'il y a une interrogativee dans la phrase proposée alors mon incompréhension est encore plus grave que je ne le pensais.
Où vois-tu de l'interrogation ?

Dire que j'ai vu, ce matin : proposition principale
leur bonne passer en calèche : proposition infinitive, COD de la principale
cria-t-elle, sans nommer les Hennebeau : proposition incise
Merci Anne 345

"sans nommer les Hennebeau": n'est pas une proposition complétive de la proposition "cria-t-elle"?
Dans "sans nommer les Hennebeau", l'infinitif n'a pas de sujet propre, ce n'est donc pas une proposition infinitive. Infinitif précédé d'une préposition, c'est ici un complément circonstanciel de manière de l'incise.
Grand merci Anne345 pour la réponse justifiée.

Bonsoir.

j'essaye de relever toutes les propositions dans ces 2 phrases, et de déterminer leurs natures:

1/ Tout cela grouillait,parlait, s'abordait, que c'était une agitation incompréhensible.

2/ Je sais d'où je viens, si j'ignore où je vais.

Les réponses:

1/Tout cela grouillait: p.principale/ parlait😜.juxtaposée( elliptique du sujet)/ s'abordait: p. juxtaposée (elliptique…) / que c'était …: p.complétive.


2/ Je sais: p.principale/ d'où je viens😜.relative / si j'ignore: p.circonstancielle (condition) et principale. / Où je vais: p. interrogative.

Qu'en pensez vous?
Merci d'avance.
Bonsoir.
J'ai besoin de votre aide.
je vais essayer de relever toutes les propositions dans ces 2 phrases, et de déterminer leurs natures:
1/ Tout cela grouillait,parlait, s'abordait, que c'était une agitation incompréhensible.
2/ Je sais d'où je viens, si j'ignore où je vais.
Les réponses:
1/Tout cela grouillait: p.principale/ parlait😜.juxtaposée( elliptique du sujet)/ s'abordait: p. juxtaposée (elliptique…) / que c'était …: p.complétive.

2/ Je sais: p.principale/ d'où je viens😜.relative / si j'ignore: p.circonstancielle (condition) et principale. / Où je vais: p. interrogative.
Qu'en pensez vous?
Merci d'avance.
Bonsoir.
Les réponses:
1/Tout cela grouillait: p.principale / parlait: p.juxtaposée ( elliptique du sujet) / s'abordait : p. juxtaposée (elliptique…) / que c'était …: p.complétive.Non, subordonnée circonstancielle de conséquence.

2/ Je sais: p.principale / d'où je viens:p.relative Non, interrogative indirecte. / si j'ignore: p.circonstancielle (condition) Non, opposition. "si j'ignore" s'oppose à "je sais". et principale. / où je vais: p. interrogative indirecte
Merci infiniment Jehan.
bonne soirée.
Bonjour.

Jehan, pourquoi as-tu considéré que c'était une agitation incompréhensible comme proposition circonstancielle de conséquence ?
Si c'est le cas, il faut qu'il y ait, dans la phrase, cet adverbe tellement… que pour introduire la conséquence.
Bonsoir.

Non, pas forcément. Le que peut introduire seul la subordonnée de conséquence, l'adverbe étant sous-entendu.
C'est une tournure relativement rare, mais elle est consignée comme telle dans le Tlf, avec ces citations :
[Empl. seul] Les commandes pleuvaient à l'abbaye que c'était une bénédiction (A. Daudet ). Elle avait des façons vraiment De désoler un pauvre amant, Que c'en était vraiment charmant ! (Verlaine).
Merci beaucoup, Jehan.
A vrai dire, la langue française est sophistiquée. 😜