Zola, L’Assommoir, chapitre 1 - Gervaise avait attendu Lantier jusqu’à deux heures du matin…

Entraide scolaire

9 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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bonjour j'ai un commentaire a faire et j'aimerais savoir si vous pouviez m'aidez pour faire mon plan.

Vou ferez le commentaire de l'assomoir en montrant comment zola, en présentant le personnage central , met en place le contexte et crée une atmosphére particuliere.

voici le texte:
Gervaise avait attendu Lantier jusqu'à deux heures du matin. Puis, toute frissonnante d'être restée en camisole à l'air vif de la fenêtre, elle s'était assoupie, jetée en travers du lit, fiévreuse, les joues trempées de larmes. Depuis huit jours, au sortir du Veau à deux Têtes, où ils mangeaient, il l'envoyait se coucher avec les enfants et ne reparaissait que tard dans la nuit, en racontant qu'il cherchait du travail. Ce soir-là, pendant qu'elle guettait son retour, elle croyait l'avoir vu entrer au bal du Grand-Balcon, dont les dix fenêtres flambantes éclairaient d'une nappe d'incendie la coulée noire des boulevards extérieurs; et, derrière lui, elle avait aperçu la petite Adèle, une brunisseuse qui dînait à leur restaurant, marchant à cinq ou six pas, les mains ballantes comme si elle venait de lui quitter le bras pour ne pas passer ensemble sous la clarté crue des globes de la porte.

Quand Gervaise s'éveilla, vers cinq heures, raidie, les reins brisés, elle éclata en sanglots. Lantier n'était pas rentré. Pour la première fois, il découchait. Elle resta assise au bord du lit, sous le lambeau de perse déteinte qui tombait de la flèche attachée au plafond par une ficelle. Et, lentement, de ses yeux voilés de larmes, elle faisait le tour de la misérable chambre garnie, meublée d'une commode de noyer dont un tiroir manquait, de trois chaises de paille et d'une petite table graisseuse, sur laquelle traînait un pot à eau ébréché. On avait ajouté, pour les enfants, un lit de fer qui barrait la commode et emplissait les deux tiers de la pièce. La malle de Gervaise et de Lantier, grande ouverte dans un coin, montrait ses flancs vides, un vieux chapeau d'homme tout au fond, enfoui sous des chemises et des chaussettes sales; tandis que, le long des murs, sur le dossier des meubles, pendaient un châle troué, un pantalon mangé par la boue, les dernières nippes dont les marchands d'habits ne voulaient pas. Au milieu de la cheminée, entre deux flambeaux de zinc dépareillés, il y avait un paquet de reconnaissances du mont-de-piété, d'un rose tendre. C'était la belle chambre de l'hôtel, la chambre du premier, qui donnait sur le boulevard.
merci.
bonsoir/bonjour!!!

J'ai commencer en classe cette lecture analytique est sur l incipit du 1er chapitre . je dois le continuer. c'est sur (la grille "initiation à la lecture analytique")

le registre utilisé: romanesque/pourquoi?: parce c'est un roman

l énonciation:

qui? e zola à qui? gervaise où? paris quand? 1850

présence/absence du narrateur: absence| pourquoi?: il fais une description

focalisation? omniscient| pourquoi? il sais tout des personnage

étude du lexique:

champs lexicaux? misère réelle |pourquoi? je ne sais pas

figures de styles: métaphore, pesonnification, Hyperbole et allégorie!| (je dois chercher pourquoi c'est utiliser) allégorie=il utilise cette figure de style car il veut décris .
pour le reste je ne sais pas.

Mon plus gros travaille que j'ai fais c'est de trouver les figure de style. je trouve même pas pourquoi c'est utiliser.

merci de corrigé
C'est vraiment très pauvre.
Ne confonds d'une part pas le genre d'une oeuvre avec le registre.
Le narrateur, " s'il fait une description ", est logiquement présent.
Si tu as un champ lexical à démontrer, plutôt que de dire " je ne sais pas ", tu as juste à chercher des mots qui entretiennent " un thème commun ".
Une allégorie dégage certainement plus qu'une simple description. Et ce serait judicieux de les citer.
Le registre romanesque n'existe pas. Renseigne-toi sur les registres qui existent et cherche lequel est le bon
Le narrateur n'est pas Zola, ça c'est l'auteur.
ça n'est pas parce que le narrateur fait une description qu'il est absent du texte.
Pourquoi le champ lexical de la misère ? Et bien parce que c'est un roman SUR la misère, l'auteur veut montrer la réalité dans certaines catégories sociales.
Les figures de styles servent à créer des effets : faire de la peine, montrer un aspect des choses, changer le regard, toucher, faire réagir, insister, faire rire, etc. A voir selon le texte.

Il y a un minimum de connaissances à maîtriser pour faire un commentaire de texte, normalement ce sont des notions apprises au collège. Si tout cela ne te dit rien (narrateur/auteur, registre, point de vue, champs lexicaux, rôle des figures de style…) tu devrais prendre un manuel ou aller sur un site et réviser tout cela, sinon tu n'y arriveras pas, et tu auras le même pb pour chaque commentaire jusqu'au bac… c'est juste un conseil pour toi 😉
«De l'abattoir à l'hôpital», incipit L'Assommoir de Zola, 1876-77

Gervaise avait attendu Lantier jusqu'à deux heures du matin.

Et, pieds nus, sans songer à remettre ses savates tombées, elle retourna s'accouder à la fenêtre, elle reprit son attente de la nuit, interrogeant les trottoirs au loin.

L'hôtel se trouvait sur le boulevard de la Chapelle, à gauche de la barrière Poissonnière . C'était une masure de deux étages, peinte en rouge lie de vin jusqu'au second, avec des persiennes pourries par la pluie. Au-dessus d'une lanterne aux vitres étoilées, on parvenait à lire entre les deux fenêtres : Hôtel Boncoeur, tenu par Marsoullier, en grandes lettres jaunes, dont la moisissure du plâtre avait emporté des morceaux. Gervaise, que la lanterne gênait, se haussait, son mouchoir sur les lèvres. Elle regardait à droite, du côté du boulevard de Rochechouart, où des groupes de bouchers, devant les abattoirs, stationnaient en tabliers sanglants; et le vent frais apportait une puanteur par moments, une odeur fauve de bêtes massacrées. Elle regardait à gauche, enfilant un long ruban d'avenue, s'arrêtant presque en face d'elle, à la masse blanche de l'hôpital de Lariboisière, alors en construction. Lentement, d’un bout à l’autre de l’horizon, elle suivait le mur de l’octroi , derrière lequel, la nuit, elle entendait parfois des cris d’assassinés ; et elle fouillait les angles écartés, les coins sombres, noirs d’humidité et d’ordure, avec la peur d’y découvrir le corps de Lantier, le ventre troué de coups de couteau. Quand elle levait les yeux, au-delà de cette muraille grise et interminable qui entourait la ville d’une bande de désert, elle apercevait une grande lueur, une poussière de soleil, pleine déjà du grondement matinal de Paris. Mais c’était toujours à la barrière Poissonnière qu’elle revenait, le cou tendu, s’étourdissant à voir couler, entre les deux pavillons trapus de l’octroi, le flot ininterrompu d’hommes, de bêtes, de charrettes, qui descendait des hauteurs de Montmartre et de la Chapelle. Il y avait là un piétinement de troupeau, une foule que de brusques arrêts étalaient en mares sur la chaussée, un défilé sans fin d’ouvriers allant au travail, leurs outils sur le dos, leur pain sous le bras ; et la cohue s’engouffrait dans Paris où elle se noyait, continuellement. Lorsque Gervaise, parmi tout ce monde, croyait reconnaître Lantier, elle se penchait davantage, au risque de tomber ; puis, elle appuyait plus fortement son mouchoir sur la bouche, comme pour renfoncer sa douleur.
[à la fin du jour, elle revient à cette fenêtre…] où elle avait vu, le matin, s’éveiller le peuple ouvrier, le travail géant de Paris. À cette heure, le pavé échauffé par les besognes du jour allumait une réverbération ardente au-dessus de la ville, derrière le mur de l’octroi. C’était sur ce pavé, dans cet air de fournaise, qu’on la jetait toute seule avec les petits ; et elle enfila d’un regard les boulevards extérieurs, à droite, à gauche, s’arrêtant aux deux bouts, prise d’une épouvante sourde, comme si sa vie, désormais, allait tenir là, entre un abattoir et un hôpital.
😀 bonjour, je n'ai pas d'idée de plan donc si vous pouviez m'aider svp 😀 😀 😀
Pour l'oral, il n'est pas utile de préparer "un plan".
En revanche, tu peux explorer plusieurs pistes pour analyser cet extrait :
- l'intérêt et les fonctions de la description : de l'hôtel, du quartier, des mouvements de foule ouvrière le matin.
- l'aspect documentaire cher à Zola qui prépare des notes, fait des croquis.
- les détails qui sont perçus au travers de l'angoisse de Gervaise qui grandit ( "Epouvante sourde").
- Gervaise et l'attente.
- la peinture de la foule en mouvement.
- la symbolique de la formule prémonitoire dans l'incipit : "entre un abattoir et un hôpital".
Salut , C'est impertinent pour un plan ?

I.Une évocation réaliste
II.La souffrance de Gervaise
III.Dénonciation des fléaux sociaux
Gervaise avait attendu Lantier jusqu'à deux heures du matin.
Puis, toute frissonnante d'être restée en camisole à l'air vif de la fenêtre, elle s'était assoupie, jetée en travers du lit, fiévreuse, les joues trempées de larmes. Depuis huit jours, au sortir du Veau à deux têtes, où ils mangeaient, il l'envoyait se coucher avec les enfants et ne reparaissait que tard dans la nuit, en racontant qu'il cherchait du travail. Ce soir-là, pendant qu'elle guettait son retour, elle croyait l'avoir vu entrer au bal du Grand-Balcon, dont les dix fenêtres flambantes éclairaient d'une nappe d'incendie la coulée noire des boulevards extérieurs ; et, derrière lui, elle avait aperçu la petite Adèle, une brunisseuse qui dînait à leur restaurant, marchant à cinq ou six pas, les mains ballantes comme si elle venait de lui quitter le bras pour ne pas passer ensemble sous la clarté crue des globes de la porte.
Quand Gervaise s'éveilla, vers cinq heures, raidie, les reins brisés, elle éclata en sanglots. Lantier n'était pas rentré. Pour la première fois, il découchait. Elle resta assise au bord du lit, sous le lambeau de perse déteinte qui tombait de la flèche attachée au plafond par une ficelle. Et, lentement, de ses yeux voilés de larmes, elle faisait le tour de la misérable chambre garnie, meublée d'une commode de noyer dont un tiroir manquait, de trois chaises de paille et d'une petite table graisseuse, sur laquelle traînait un pot à eau ébréché. On avait ajouté, pour les enfants, un lit de fer qui barrait la commode et emplissait les deux tiers de la pièce. La malle de Gervaise et de Lantier, grande ouverte dans un coin, montrait ses flancs vides, un vieux chapeau d'homme tout au fond, enfoui sous des chemises et des chaussettes sales; tandis que, le long des murs, sur le dossier des meubles, pendaient un châle troué, un pantalon mangé par la boue, les dernières nippes dont les marchands d'habits ne voulaient pas. Au milieu de la cheminée, entre deux flambeaux de zinc dépareillés, il y avait un paquet de reconnaissances du mont-de-piété, d'un rose tendre.
C'était la belle chambre de l'hôtel, la chambre du premier, qui donnait sur le boulevard.
Cependant, couchés côte à côte sur le même oreiller, les deux enfants dormaient. Claude, qui avait huit ans, ses petites mains rejetées hors de la couverture, respirait d'une haleine lente, tandis qu'Etienne, âgé de quatre ans seulement, souriait, un bras passé au cou de son frère.
Lorsque le regard noyé de leur mère s'arrêta sur eux, elle eut une nouvelle crise de sanglots, elle tamponna un mouchoir sur sa bouche, pour étouffer les légers cris qui lui échappaient. Et, pieds nus, sans songer à remettre ses savates tombées, elle retourna s'accouder à la fenêtre, elle reprit son attente de la nuit, interrogeant les trottoirs au loin.
L'hôtel se trouvait sur le boulevard de la Chapelle, à gauche de la barrière Poissonnière. C'était une masure de deux étages, peinte en rouge lie de vin jusqu'au second, avec des persiennes pourries par la pluie. Au-dessus d'une lanterne aux vitres étoilées, on parvenait à lire entre les deux fenêtres : Hôtel Boncoeur, tenu par Marsoullier, en grandes lettres jaunes, dont la moisissure du plâtre avait emporté des morceaux. Gervaise, que la lanterne gênait, se haussait, son mouchoir sur les lèvres. Elle regardait à droite, du côté du boulevard de Rochechouart, où des groupes de bouchers, devant les abattoirs, stationnaient en tabliers sanglants; et le vent frais apportait une puanteur par moments, une odeur fauve de bêtes massacrées. Elle regardait à gauche, enfilant un long ruban d'avenue, s'arrêtant presque en face d'elle, à la masse blanche de l'hôpital de Lariboisière, alors en construction.
Salut , C'est impertinent pour un plan ?
Oh non ! Ce n'est pas du tout impertinent. 🙂
Mais je me demande bien ce que tu vas mettre dans ta troisième partie.
merci pour la réponse 🆒 , *)déchirement familial et je sais pas encore quoi d'autre